Une vérité qui dérange

Henry See
Signs of the Times
13 mars 2007

Traduction française: SOTT


Hier soir, je suis sorti pour aller voir « une vérité qui dérange », le film d’Al Gore sur le réchauffement climatique, thème si important pour les activistes du monde entier. La projection était financée par une antenne locale d’Attac, une association française qui œuvre contre le néo-libéralisme et la globalisation.

Pas grand-chose à dire sur le film lui-même. De nombreuses données sont disponibles concernant le réchauffement climatique, fait qui me semble acquis. Oui, des événements réellement dramatiques se déroulent actuellement sur notre planète : la fonte des glaciers en Arctique et en Antarctique, les sécheresses, les tempêtes et les cyclones toujours plus violents, l’augmentation des maladies émergentes parallèlement à l’expansion géographique et à l’accroissement des populations de moustiques, l’extinction de nombreuses espèces en raison de la destruction de leur habitat naturel, etc… Il s’agit là d’un sujet très grave.

Le problème vient des causes que donne Al Gore pour expliquer le réchauffement climatique : les émissions dans l’atmosphère de dioxyde de carbone provenant de l’activité humaine. Sans aucun doute, notre activité est une source de carbone, mais ce n’est pas la seule, et si l’on y regarde de plus près, on peut s’apercevoir que notre contribution n’est pas celle qui menace le plus notre survie.

Après la projection, un débat fut organisé sous la modération d’un membre de l’antenne locale d’Attac. Comme on pouvait le prévoir, la discussion tourna essentiellement sur ce que nous, en tant qu’individus, pouvions faire pour sauver la planète : mieux isoler nos habitations, utiliser des vélos plutôt que des voitures, recycler. Le modérateur lista dix mesures que nous pouvions mettre en œuvre et qui pouvaient faire descendre les émissions de CO2 en dessous de leur niveau de 1970.

Je levai alors la main…

Je déclarai que, oui, le réchauffement climatique constituait un problème très grave et que nous étions dans une situation particulièrement délicate, mais étant donné que la Terre n’est pas le seule planète sujette au réchauffement climatique, le même phénomène se produit sur Mars, sur Saturne, et aux dernières nouvelles, il n’y avait ni une économie néo-libérale ni des problèmes de globalisation sur aucune de ces planètes, par conséquent le vrai problème pourrait se trouver ailleurs.

Bien, le modérateur connaissait son sujet, et il répondit que, en effet, nous savions que le soleil représentait N% de l’augmentation de température…

Ce à quoi j’acquiesçai mais j’ajoutai que ce n’était pas ce dont je parlais. Je demandai si quelqu’un dans le public avait entendu parler de ce rapport concernant un avion chilien qui a pratiquement été percuté par une météorite. Des murmures traversèrent la salle. Alors je rappelais une scène du film où Gore explique le fonctionnement des courants océaniques, comment l’eau froide et l’eau chaude circulent et permettent à l’Europe de jouir de températures douces. Il montre une image de l’Amérique du Nord il y a 12.000 ans où figurent les glaciers de la dernière ère glacière. Il y explique comment une grande quantité d’eau douce contenue dans les glaciers rompit un barrage de glace et se répandit dans l’Atlantique Nord, arrêtant le courant océanique et plongeant l’Europe dans une nouvelle ère glacière. Gore n’expliqua pas comment l’eau avait été créée et pourquoi le barrage de glace rompit.

Grâce aux recherches menées par Richard Firestone et par d’autres, et comme présenté dans son ouvrage « "The Cycle of Cosmic Catastrophes: Flood, Fire, and Famine in the History of Civilization" (NdT : Le Cycle des Catastrophes Cosmiques : Inondations, Incendies et Famines dans l’Histoire de la Civilisation), nous savons que le glacier fondit en raison de l’impact d’une météorite dans la baie de l’Hudson. Je décrivis ce fait qui avait été ignoré dans le film de Gore, et la nature de l’hiver nucléaire qui s’ensuivrait pour ceux qui auraient survécu, si une météorite ou une comète frappait notre planète dans un futur proche. Je voulais développer ces idées et expliquer plus précisément la nature des catastrophes cycliques, mais je fus interrompu après avoir déclaré que si nous sommes encore là dans dix ans à poursuivre notre activisme, nous serons très chanceux. Les activistes veulent des problèmes face auxquels ils peuvent s’activer, mener leurs laborieux travaux pour trouver des solutions, et leur point de vue était que si nous étions frappés par une météorite, il n’y avait rien à faire, il fallait donc se concentrer sur le recyclage et les bicyclettes.

Alors je m’assis. Les gens derrière moi se mirent à me poser des questions sur les sujets que j’avais abordés, et j’expliquai le système d’étoiles doubles, le compagnon sombre du soleil, le nombre croissant de lunes autour de Jupiter, de Saturne, etc…, comme cela est expliqué dans notre article Forget About Global Warming: We're One Step From Extinction! (NdT : oubliez le réchauffement climatique : nous sommes au seuil de l’extinction). Ils me demandèrent l’URL du site Signs of the Times, que je leur donnai avec plaisir.

Pour une assistance de 150 personnes, ce n’était pas si mal tout bien considéré.

Après le débat, nous sortîmes et nous retrouvâmes sur le trottoir devant le cinéma. Je me sentais vraiment déprimé. J’avais fait ce pour quoi j’étais venu, j’avais mis le doigt sur un problème extrêmement important, et, comme d’habitude, la foule ne voulut pas entendre le message. Je parlais à l’un des organisateurs et lui dis que je pensais que cela était dû au fait que ce que je disais était trop déprimant.

Il répondit que non, ce n’était pas à cause du message trop déprimant, mais parce qu’il n’y avait rien à faire face à une chute de météorites.

Je soulignai un élément fondamental : les puissants sont au courant de toute l’affaire. Ils se construisent des villes souterraines où ils pourront se protéger, et ils créent le chaos sur terre afin de réduire la population mondiale d’au moins 80% par le biais de maladies, de guerres et de famines, et ils répandent la désinformation en expliquant qu’évidemment l’écologie planétaire ne cesse de se détériorer à cause de nous, attirant ainsi notre attention loin du vrai problème : les pathocrates et leur projet d’extermination du reste de l’humanité.

Il répondit qu’en travaillant dans des structures décentralisées, où le pouvoir réside à un niveau local, nous pourrions retirer le pouvoir des mains des psychopathes basés au centre des organisations.

Il devrait vraiment lire Ponérologie Politique qui décrit bien comment les mouvements sociaux sont infiltrés par de tels individus !

Hé bien à parti de ce moment-là, je voyais qu’il regardait ailleurs, et malgré sa politesse, je pouvais affirmer qu’il pensait « ce gars est un malade ! »

Il déclara que les psychopathes avaient toujours été au pouvoir, manière aisée d’enterrer le problème…du moins tel est mon avis.

Sur le chemin du retour, mon véhicule crachant du dioxyde de carbone dans l’atmosphère, la situation semblait désespérée. Faudra t’il un premier impact de météorite, un deuxième ou même un troisième pour que les gens commencent à se réveiller ? Et à ce moment-là, est ce qu’il sera trop tard ?

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