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La chimie de l'alchimie

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Qui a écrit la Bible et pourquoi?

La Véritable Identité de Fulcanelli et Le Code Da Vinci

 

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La face obscure du Tibet

Jupiter, Nostradamus, Edgar Cayce, et le Retour des Mongols
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Vérité ou Mensonge
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7
, 7a, 7b

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Le Crop Circle de Chibolton et les Cassiopéens sur les Crop Circles

Jour D'Indépendance - KAH

Les portails organiques ? L' "autre" race - 2ième partie

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Le Livre Q et les Origines Chrétiennes

Traduction franaise: Henri R.


Note: Q est l'abrviation du mot allemand Quelle (source). Q est une des deux sources de Matthieu et Luc, l'autre tant Marc, mais la source perdue inconnue est maintenant nomme Q. Bien que ce sujet arrive sous l'en-tte d'hypothse Q - (critique synoptique), depuis la dcouverte de l'vangile de Thomas, ce n'est pas vraiment une hypothse dsormais. Mais il semble que la rubrique restera. Mais de plus en plus de livres indexent Q comme l'vangile des Paraboles Q. On connat la premire couche de Q comme Q1.

Le 11 juin 2005 : Il y a deux ans j'ai crit un peu sur le Christianisme bas sur la recherche que j'avais faite jusqu' ce moment-l. Ces derniers mois, j'ai revisit le sujet la suggestion de plusieurs personnes, l'une d'elle promouvant le livre de Tony Bushby, The Bible Fraud (La Fraude de la Bible). Ce livre tait dj dans notre bibliothque, mais j'y avais renonc par dgot l'poque o j'ai commenc le lire l'origine (en 2002, je crois) parce que j'avais not une "distorsion" des faits dans le premier chapitre. Cependant, la forte envie d'un correspondant, j'ai revisit ce livre, le parcourant jusqu' la fin. En effet, il y avait un certain nombre de rfrences intressantes, mais de nouveau, j'ai constat que c'tait une lecture irritante parce que ces rfrences taient souvent utilises d'une faon trs vague avec l'intention de supporter les sauts incroyables de suppositions et une histoire compltement fantastique. Bushby, comme plusieurs autres, a commenc avec l'hypothse qu'au moins CERTAINS des "faits" des vangiles narratifs taient vrais, quoique dforms ou dnaturs.

En tout cas, lire le livre de Bushby m'a mis la recherche des origines chrtiennes de nouveau et cela m'a men The Lost Gospel (L'vangile Perdu) de Burton L. Mack. Laissez-moi dire d'avance que je recommande fortement ce livre et j'espre que les extraits que je vais prsenter ici stimuleront l'intrt dans les dtails que Mack prsente dans sa discussion fascinante de la dcouverte de Q (le document de base thoris pour les ides de base de Jsus) et les analyses suivantes qui ont aid extraire la vrit du dbut de l'histoire chrtienne.

Mack commence sa discussion en disant :

Il tait une fois, avant qu'il n'y ait les vangiles du genre familier aux lecteurs du Nouveau Testament, les premiers disciples de Jsus ont crit une autre sorte de livre. Au lieu de dire une histoire spectaculaire de la vie de Jsus, leur livre contenait seulement ses enseignements. Ils vivaient avec ces enseignements tintant dans leurs oreilles et pensaient Jsus comme le fondateur de leur mouvement. Mais leur focalisation n'tait pas sur la personne de Jsus ou sa vie et son destin. Ils taient fascins par le programme social qui tait appel par ses enseignements. Ainsi leur livre n'tait pas un vangile du type chrtien, savoir un rcit de la vie de Jsus en tant que Christ. C'tait plutt un vangile des paraboles de Jsus, un "vangile de paraboles." Ses premiers disciples ont arrang ces paroles dans une voie qui offrait des instructions pour vivre avec crativit au milieu d'un temps des plus dconcertants et leur livre les a bien servis comme un manuel et un guide pendant la plupart du premier sicle chrtien.
Puis le livre a t perdu ... pour l'histoire quelque part au cours de la fin du premier sicle o les histoires de la vie de Jsus ont commenc tre crites et sont devenues la forme plus populaire de document de statuts pour les premiers cercles chrtiens. [...]
Pour les premiers disciples de Jsus, l'importance de Jsus comme fondateur de leur mouvement tait directement relie la signification qu'ils attachaient ses enseignements. Ce qui importait le plus tait le corps d'instructions qui circulait en son nom, ce que ces enseignements appelaient en termes d'ides, d'attitudes et de comportement et la diffrence que ces instructions faisaient dans les vies de ceux qui les prenaient au srieux. Mais mesure que le mouvement de Jsus s'tendit, des groupes dans des emplacements diffrents et des circonstances changeantes ont commenc penser la sorte de vie que Jsus doit avoir vcu. Certains ont commenc penser lui dans le rle d'un sage, par exemple, tandis que d'autres pensaient lui comme un prophte, ou mme comme un exorciste qui avait sembl dbarrasser le monde de ses maux. Ce changement de l'intrt dans les enseignements de Jsus aux questions de la personne, autorit et rle social de Jsus a finalement produit un tas de mythologies diffrentes.
La mythologie qui est la plus familire aux Chrtiens d'aujourd'hui se dveloppa dans les groupes qui se sont forms en Syrie du nord et en Asie Mineure. L, la mort de Jsus a t d'abord interprte comme un martyre et embellie ensuite comme un vnement miraculeux de crucifixion et de rsurrection. Ce mythe a attir les mythologies hellnistiques qui ont parl du destin d'un tre divin (ou fils de Dieu). Ainsi ces congrgations se sont rapidement mtamorphoses en culte de Jsus ressuscit ou transform qu'ils ont alors mentionn comme Christ... La congrgation du Christ... prouva un changement saisissant en orientation, loin des enseignements de Jsus [...]
Les vangiles narratifs ont commenc apparatre. [...] Ces vangiles combinaient les caractristiques du mythe du martyr avec celles du culte du Christ avec des traditions sur Jsus comme il avait t rappel dans les mouvements de Jsus, plaant ainsi la signification de Jsus dans l'histoire de ses actes et de son destin. Naturellement, ces vangiles sont arrivs une apoge dans un rcit de son procs, crucifixion et rsurrection d'entre les morts. Ils ont suivi une intrigue qui a t d'abord mise au point par Marc pendant les annes 70 la suite de la guerre romano-juive. L'intrigue s'est effondre entre les vnements de la vie de Jsus et la destruction du temple de Jrusalem qui a eu lieu pendant la guerre. Marc a ralis cette intrigue en faisant des connexions entre deux jeux d'vnements (la mort de Jsus et la destruction du temple) qui pourrait seulement avoir t imagine aprs la guerre. Son vangile semble avoir t la composition crite panouie la plus premire le long de ces lignes, mais une fois qu'elle a t conue, tous les vangiles narratifs ont utilis cette mme intrigue de base. [...]
Les premiers disciples de Jsus ne pouvaient pas avoir imagin, ni n'avaient besoin non plus, une telle mythologie pour les soutenir dans leurs efforts de vivre selon ses enseignements. Leur vangile narratif tait tout fait suffisant pour le mouvement de Jsus comme ils le comprenaient. [...] Mme aprs que les vangiles narratifs soient devenus dominants, l'vangile des paraboles tait toujours intact. Il tait toujours copi et lu avec intrt par des cercles toujours s'largissant. Et c'tait disponible dans des versions lgrement diffrentes dans plusieurs groupes qui continuaient se dvelopper dans le mouvement de Jsus. Finalement, les vangiles narratifs ont prvalu comme la reprsentation prfre pour les Chrtiens et l'vangile des paraboles a finalement t perdu pour la mmoire historique de l'glise chrtienne.
N'tait-ce pour le fait que deux auteurs d'vangiles narratifs ont incorpor des parties assez considrables de l'vangile des paraboles dans leurs histoires de la vie de Jsus, l'vangile des paraboles des premiers disciples de Jsus aurait disparu sans une trace dans les transitions ayant lieu. [...] Mais Mathieu et Luc avaient chacun une copie de l'vangile des paraboles... Ce fut cette concidence fortuite qui a permis dans des temps rcents de rcuprer le livre [...]
En lisant Q soigneusement, il est possible d'apercevoir ces premiers disciples de Jsus. Nous pouvons les voir sur la route, au march et chez les autres. Nous pouvons les entendre parler du comportement appropri; nous pouvons sentir l'esprit du mouvement et leurs attitudes propos du monde. Le sens du but peut tre suivi la trace par des changements subtils de leurs attitudes vers d'autres groupes pour la dure de deux ou trois gnrations d'exprimentation sociale vigoureuse. C'est une image vive. Et il est assez complet de reconstruire l'histoire qui est arrive entre le temps de Jsus et l'apparition des vangiles narratifs qui ont donn plus tard l'glise chrtienne son rcit officiel des dbuts chrtiens.
La chose remarquable propos des gens de Q est qu'ils n'taient pas des Chrtiens. Ils ne pensaient pas Jsus comme un Messie ou un Christ. Ils ne prenaient pas ses enseignements comme un acte d'accusation du Judasme. Ils ne considraient pas sa mort comme un vnement divin, tragique, ou de salut. Et ils n'imaginaient pas qu'il avait t relev d'entre les morts pour rgner sur un monde transform. Au lieu de cela, ils pensaient lui comme un enseignant dont les enseignements ont permis de vivre avec brio dans des temps troubls. Ainsi ils ne se runissaient pas pour adorer en son nom, l'honorer comme Dieu, ou cultiver sa mmoire par des hymnes, des prires et des rituels. Ils ne formaient pas un culte du Christ... Les gens de Q taient les gens de Jsus, pas des Chrtiens. [...]
Dans Q il n'y a aucune allusion d'un groupe choisi de disciples, aucun programme pour reformer la religion ou la politique du Judasme, aucune rencontre spectaculaire avec les autorits Jrusalem, aucun martyr pour la cause, beaucoup moins un martyr avec signification salvatrice pour les maux du monde et aucune mention d'une premire glise Jrusalem. Les gens de Q ne comprenaient pas leur but pour tre une mission pour les Juifs, ou pour les paens cet gard. Ils n'avaient pas l'intention de transformer le monde ou commencer une nouvelle religion.
Le dfi de Q la conception populaire des origines chrtiennes est donc clair. Si la vue conventionnelle des dbuts chrtiens est juste, comment devons-nous rendre compte de ces premiers disciples de Jsus? Ont-ils chou obtenir son message? Est-ce qu'ils taient absents quand l'inattendu arrivait? Ont-ils continu dans l'ignorance ou dans le reniement de l'vangile chrtien de salut? Si, cependant, les premiers disciples de Jsus ont compris le but de leur mouvement comme Q le dcrit, comment devons-nous rendre compte de l'apparition du culte du Christ, les mythologies fantastiques des vangiles narratifs et l'tablissement ventuel de l'glise chrtienne et de la religion? Q force la question de repenser les origines chrtiennes comme aucun autre document des temps les plus premiers ne l'a fait. [...]
Avec Q en vue, le paysage entier du dbut de l'histoire et de la littrature chrtienne doit tre rvis. [...]
Les vangiles narratifs ne peuvent plus tre vus comme les rcits dignes de confiance d'vnements historiques uniques et extraordinaires la base de la foi chrtienne. On doit maintenant voir les vangiles comme le rsultat de la fabrication premire du mythe chrtien. Q force la question, car cela documente une histoire prcdente qui n'est pas en accord avec les rcits de l'vangile narratif. [...]
Les questions leves sont profondes et portent loin. [...] Elles frappent au cur d'une rpugnance retranche dans notre socit discuter les bases mythiques pour des attitudes et des valeurs, tant partages que conflictuelles, qui influencent la manire dont nous pensons, nous nous comportons et construisons nos institutions. Q peut peine tre discut sans s'engager dans une certaine conversation honnte du mythe chrtien et du rve amricain. [L'vangile Perdu de Burton L. Mack]

Bien, vous pouvez le dire de nouveau!

Les Chrtiens, dans l'ensemble, ne sont pas l'aise avec le mythe. maintes reprises nous entendons des histoires de ce groupe-ci ou ce groupe-l de Fondamentalistes qui veut interdire des choses telles que le Magicien d'Oz, ou Harry Potter, ou les Contes de fes de Grimm. Nous entendons les histoires de censure et l'exclusion d'autres ides. La mentalit chrtienne se prend elle-mme et ses propres mythes beaucoup trop au srieux. Ils doivent le faire pour entretenir leur "lgitimit". Cette "lgitimit" est fondamentale pour la cl de vote du christianisme : la Foi.

La foi qui peut "dplacer les montagnes" est promue par le christianisme comme la chose ncessaire que le "fidle" doit cultiver pour recevoir les bnfices que la religion promet. Et alors il semble qu'admettre, lire, discuter des mythes est en gnral peru comme l'ouverture d'une porte l'insinuation que peut-tre - juste peut-tre - le christianisme lui-mme pourrait tre un mythe.

L'exemple de la bonne volont d'Abraham sacrifier son fils, Isaac, a t dbit pendant une ternit comme l'exemple suprme de la manire dont on doit s'approcher du "dieu". Il faut dsirer donner au dieu quoi que ce soit et tout! Cette "Foi" est une partie essentielle de "l'accord" avec le dieu - une sorte "d'acte de commerce", pour ainsi dire. Vous devez "croire en Jsus et son expiation" pour tre sauvs.

Qu'arriverait-il si un bon Chrtien devait lire les mythes d'autres cultures et dcouvrir que l'histoire du "presque" sacrifice d'Abraham dans la Bible est en ralit presque identique une histoire vdique de Manu? Mack crit sur la rsistance chrtienne au mythe comme suit :

Cette rsistance forte [au mythe] est ... une particularit intgrale au mythe chrtien lui-mme. Le mythe chrtien a t produit dans une exprience sociale consciente de ses dbuts rcents et parce que le mythe tait ces dbuts, des Chrtiens du dbut ont imagin leur mythe comme l'histoire. Le mythe s'est concentr sur l'importance de Jsus comme la figure du fondateur des mouvements, des congrgations et les institutions que les Chrtiens formaient. Ainsi l'histoire et le mythe ont t fusionns dans une caractrisation simple et les mythes d'origine ont t crits et imagins comme tant arrivs un temps rcent et en un lieu spcifique.
Les Chrtiens des deuxime, troisime et quatrime sicles se sont trouvs drangs par la ressemblance de leurs mythes avec les mythologies tant grecques que juives. Ils pouvaient s'loigner eux-mmes de ces autres cultures et distinguer leurs mythes des autres seulement en soulignant l'arrangement historique rcent de leurs mythes et l'impression donne par les vangiles narratifs que les mythes sont vraiment arrivs. [L'vangile Perdu de Burton L. Mack]

Ce qui semble tre ainsi est que c'est gnralement les individus qui ont t "privs des droits civils" ou qui se sentent impuissants et la merci des forces de la vie qu'elles se manifestent par d'autres gens ou vnements alatoires - qui sont les plus probables chercher une telle foi, une telle caution que leurs mythes et les leurs seuls, sont les mythes JUSTES. Ils sentent intensment leur propre incapacit d'avoir un effet dans le monde et ils tournent leur crativit vers l'intrieur pour crer et entretenir leur "foi" subjective en opposition avec la ralit objective. Ils dpensent alors une norme quantit d'nergie de rdaction de toutes les impressions qui sont contraires leur systme d'illusion. Ils deviennent "l'Homme Juste" (ou la femme). Il est extrmement important de faire croire d'autres en leur illusion pour confirmer leur "lgitimit", mme s'ils revendiquent, sur la surface, que "chacun a le droit sa propre opinion". Le fait est, qu'ils ne peuvent pas tolrer l'avis de quelqu'un d'autre s'il diffre du leur parce qu'il menace leur "lgitimit". Et c'est la raison pour laquelle ils sont si "srieux" et rejettent les frivolits telles que les mythes, les contes de fes, etc...

Cette lgitimit doit tre entretenue tout prix parce que, profondment l'intrieur, l'Homme (ou la femme) Juste lutte d'habitude avec horreur avec sa propre impuissance. Leur lgitimit est un barrage qui retient leurs craintes les plus mauvaises : qu'ils soient perdus et seuls et qu'il n'y a vraiment aucun Dieu, parce que comment pourrait-il y avoir un dieu qui les aime s'ils doivent tant souffrir? Leur incapacit de se sentir vraiment aims et accepts profondment est, en effet, comme d'tre chous dans un cauchemar dont ils ne peuvent pas se rveiller.

La Foi. C'est la chose qui, historiquement, a provoqu les individus s'engager dans la violence contre d'autres gens.

Cette "foi" peut tre incite par des manipulations et des promesses de rcompense cleste ou autre, cette "lgitimit" de ses vues, de son Dieu et ce que Dieu "rvle" censment au leader et cela peut alors tre utilis pour manipuler d'autres gens pour faire son offre.

Et alors il semble que les pr-requis de "foi" et "d'adoration" d'un objet de valeur de culte comme Jhovah, Yahweh, Jsus ou Allah sont les moyens par lesquels les gens peuvent tre incits commettre des atrocits sur d'autres gens.

Mais ce n'est pas sur quoi les gens de Jsus taient l'origine.

La discussion de Mack montre comment le mouvement de Jsus fut une exprience sociale vigoureuse qui fut produite pour des raisons autres qu' "un vnement commenant" comme une "exprience religieuse" ou la "naissance du fils de Dieu."

Le mouvement de Jsus semble avoir t une rponse aux temps drangs et difficiles. Mack esquisse et dcrit les temps, et montre comment les pressions du milieu ont men avoir de nouvelles penses propos des valeurs traditionnelles et exprimenter avec les associations qui traversaient les frontires ethniques et culturelles. Le mouvement de Jsus tait compos de nouvelles notions sociales et de styles de vie qui niaient et rejetaient les systmes traditionnels d'honneur bass sur le pouvoir, la richesse et la place dans des structures sociales hirarchiques. Les codes religieux antiques de puret rituelle, les tabous contre des relations travers des frontires ethniques, ont t rejets. Les gens ont t encourags penser eux comme appartenant la famille humaine, plus grande. Q dit : "Si vous embrassez seulement vos frres, que faites-vous de plus que les autres ?"

Les gens de Jsus ont non seulement rejet le vieil ordre des choses, ils taient activement au travail sur les questions de quel ordre social idal ils voulaient manifester et promouvoir. L'attraction des gens de Jsus ses disciples n'tait pas du tout base sur une ide de reformer une tradition religieuse qui avait mal tourn, ni qu'elle ait t mme pense non plus comme une nouvelle religion en aucune faon. C'tait tout fait simplement un mouvement social qui cherchait augmenter les valeurs humaines qui grandissaient d'un monde ingrable de cultures et d'histoires sociales dconcertantes. C'tait un groupe d'individus de mme opinion qui ont cr un forum pour penser au monde de nouvelles faons, inventant de nouvelles ides qui incluaient la notion choquante qu'un groupe mlang sur le plan ethnique pourrait former sa propre sorte de communaut et vivre selon ses rgles propres. Mack crit :

D'abord personne n'tait responsable des groupes qui se sont forms autour de tels enseignements. La conversation et le support mutuel taient suffisants pour encourager un individu agir "naturellement", comme si les esprances normales de concession aux conventions sociales ne s'appliquaient pas. A mesure que les groupes se formaient dans le support d'individus de mme opinion, cependant, la fidlit au mouvement de Jsus se renforait, une vision sociale pour le bien-tre humain a t produite dans le groupe et des codes sociaux pour le mouvement ont d tre convenus. Pourquoi ne pas demander quand on est dans le besoin et partager ce qu'on avait quand on le demandait, se sont-ils demands ? Finalement, donc, le mouvement de Jsus a pris la forme de petits groupes se rencontrant ensemble comme des familles tendues la poursuite imptueuse de ce qu'ils appelaient le royaume de Dieu.
Explorer la communaut humaine base sur la parent fictive sans respect envers les tabous standard contre l'association base sur la classe, le statut, le genre, ou l'appartenance ethnique, auraient cr une vritable agitation et aurait t sa propre rcompense. Puisqu'il n'y avait pas de grande conception pour raliser une telle vision, des groupes diffrents s'installrent dans des pratiques qui variaient de l'un l'autre. Le jugement des nombreuses formes de communaut qui s'est dveloppe dans le mouvement de Jsus, tel que document dans la littrature qui commence apparatre vers la fin du premier sicle, ces groupes ont continu partager un ensemble fondamental d'attitudes. Ils avaient tous une certaine position critique envers la manire dont la vie tait vcue dans le monde grco-romain. Ils luttaient tous pour ne pas tre dtermins par le vide des poursuites humaines dans un monde de codes qu'ils tenaient pour superficiels. [...] Malgr ces accords, cependant, chaque groupe est all selon sa propre voie et a tir des conclusions diffrentes sur quoi penser et quoi faire. [L'vangile Perdu de Burton L. Mack]

En plus de la reconstruction des temps dans lesquels les gens de Jsus ont vcu, Mack prsente le document Q lui-mme, montrant qu'il a t cr en trois couches, chaque couche tant des complments faits en rponse aux pressions externes sur le groupe. Ce qui est le plus intressant est l'analyse de la premire couche, celle qui doit tre compose des enseignements rels de l'homme appel Jsus. Il semble que le dfi de Jsus ses disciples tait de jeter un regard plus profond sur leur monde et le dfier dans la manire dont ils vivaient leurs vies.

Sept groupes d'enseignements, ou de paraboles, sont apparus de l'tude de Q et chacun exprime un ensemble logique de questions. Ces paraboles comprennent un jeu complet d'observations sages qui enchantent dans un commentaire critique sur le monde quotidien et les instructions peu orthodoxes quotidiennes qui recommandent un comportement peu conventionnel! Le thme omniprsent des enseignements de Jsus tait un examen de la vie et des valeurs conventionnelles qui promouvaient l'ide que les prtentions usuelles sont creuses, richesse, tude, biens, secrets, rang et pouvoir sont sans signification en termes de la vraie valeur d'un tre humain. Jsus promouvait l'ide que l'Empereur est nu, quoiqu'il propose nullement une quelconque ide de changer le systme. Implicite dans sa critique est l'ide qu'il y a une meilleure faon de vivre. Le dfi tait d'tre capable de vivre sans tre consomm par le souci, mme si on tait entirement conscient que le monde "l-bas" tait une jungle dangereuse qui exigeait du soin pour naviguer.

Quand il est entirement analys et compar avec d'autres normes du temps, Jsus apparat comme un homme vivant la vie de la philosophie populaire du Cynique. C'est saisissant parce qu'on se rappelle des cyniques comme distinctement pas trs sympathiques parce qu'ils promouvaient un sarcasme acr et un comportement public qui tait conu pour attirer l'attention sur l'absurdit des conventions standard. Les cyniques taient :

"critiques des valeurs conventionnelles et des formes oppressantes de gouvernement. [...] Leurs cadeaux et grces allaient de l'endurance d'une vie de renonciation en pleine vue publique, le courage pour offrir une critique sociale en haut lieu, jusqu' l'tude et la sophistication requise pour l'adhsion des vues Cyniques au niveau le plus haut de composition littraire. Justement clbres comme des irritants pour ceux qui vivaient par le systme et aimaient les bndictions de privilge, prosprit et pouvoir, les Cyniques taient juste titre considrs pour leur accomplissement dans l'aiguisage de la vertu d'autosuffisance au milieu des temps incertains.
Les paraboles vives de Jsus dans Q montrent que ses disciples pensaient lui comme un sage semblable aux Cyniques. [...]
Ces philosophes populaires d'un mode de vie naturel ne se sont pas gars pour souffrir en silence. Leurs colonnes taient une structure pour un petit jeu de "je t'ai bien eu" avec les citoyens de la ville. [...] le but du Cynique tait de dsigner les disparits supportes par le systme social et refuser de laisser le systme le mettre sa place. [...] le march tait la plate-forme du Cynique, l'endroit pour afficher un exemple vivant de libert des contraintes sociales et culturelles et un endroit duquel s'adresser aux citadins sur l'tat actuel des affaires. [...] le dfi pour un Cynique tait de voir l'humour dans une situation et le tourner rapidement en avantage. [...]
A notre poque, il n'y a pas un seul rle social avec lequel comparer les Cyniques antiques. Mais nous reconnaissons vraiment le critique social et considrons comme allant de soi un certain nombre de faons dont la critique sociale et culturelle est exprime. Celles-ci se comparent bien avec les divers aspects de la profession du Cynique. Par exemple, nous sommes habitus la critique sociale des caricaturistes politiques, des comiques rsistants et particulirement la satire dans le genre du cabaret. Tous utilisent l'humour pour appuyer leur argument. Nous sommes aussi habitus la critique sociale dans une veine plus srieuse et philosophique, comme celle reprsente par le commentaire politique. Et il y a un prcdent pour prendre un style de vie alternatif comme la protestation sociale, du mouvement utopique du dix-neuvime sicle, au mouvement de contre-culture des annes 1960, la protestation cologiste des annes 1980 et 1990. La liste pourrait tre normment tendue, car beaucoup de divertissement moderne se met en scne contre le fond des tabous non examins et des prjugs prvalant notre poque. Chacune de ces approches l'valuation critique de notre socit (la satire, le commentaire et le style de vie alternatif), ressemble la profession du sage Cynique dans l'antiquit tardive. [...]
Observer l'esprit du Cynique ne devrait pas dtourner notre attention de leur sens de vocation et de but. Epictte a crit que le Cynique pourrait tre assimil un espion ou un claireur d'un autre monde ou royaume, dont la mission tait d'observer le comportement humain et rendre un jugement dessus. Le Cynique pourrait aussi tre assimil un mdecin envoy pour diagnostiquer et gurir les maux d'une socit. [...] Les Stoques prtendaient parfois que les Cyniques taient comme leurs prcurseurs. [...]
[Les Cyniques] taient beaucoup plus intresss par la question de la vertu, ou comment un individu devait vivre tant donn l'chec des systmes sociaux et politiques pour soutenir ce qu'ils appelaient un mode de vie naturel. Ils empruntaient librement chaque philosophie morale populaire, comme celle du Stoque, pour faire comprendre un certain point. Ce point tait le cot de l'intelligence et de l'intgrit si on suivait aveuglment la convention sociale et si on acceptait ses rationalisations usuelles. [...]
Ce qui comptait le plus, disaient-ils, taient un sens de valeur et d'intgrit personnelle. Il ne fallait pas permettre d'autres de dterminer sa valeur sur l'chelle de la position sociale. On possde dj toutes les ressources dont on a besoin pour vivre raisonnablement et bien en vertu d'tre un tre humain. Pourquoi ne pas tre vrai de la manire dont le monde vous affecte en ralit [objectivement] ? Dites ce que vous voulez et ce que vous voulez dire. Rpondez une situation comme vous la voyez en vrit, pas comme le prcepte de convenances habituel. Ne laissez pas le monde vous presser dans son moule. Parlez haut et agissez. L'invitation tait de rassembler son courage et nager contre les courants sociaux qui menaaient d'craser et faire taire le sens de la verve d'une personne. [...]
Les gens de Jsus sont compris le mieux comme ceux qui ont remarqu le dfi des temps en Galile. Ils ont profit du mlange des peuples pour ajuster les autorits de toute tradition culturelle qui prsumait installer la norme pour les autres. Ils trouvrent une faon de s'encourager dans la poursuite de la vie raisonnable et simple. Et ils dveloppaient un discours qui exsudait l'esprit du Cynique. [...]
Les croyances n'taient pas un souci principal. Le comportement consistait en ce qui importait et l'arne pour l'action tait en public. La sphre publique n'tait pas soumise une analyse systmatique, cependant, comme si les maux de la socit avaient t relis cette cause-ci ou cette cause-l. Le monde social tait examin, pour tre sur, car le comportement recommand tait intentionnellement non-conventionnel, doucement perturbateur et implicitement contre-culturel. Mais il n'y a aucune indication que le but de ce comportement tait de changer la socit en gnral. La manire dont la socit fonctionnait tait en gnral considre comme allant de soi, dans le sens "Que peut-on attendre de plus?" Au lieu de cela, les impratifs taient adresss aux individus comme s'ils pouvaient vivre selon d'autres rgles s'ils choisissaient de faire ainsi. [...] Il est important de voir que le but du changement n'tait pas une rforme sociale. Les gens de Jsus n'taient pas organiss pour combattre le pouvoir romain ou reformer la religion juive. [The Lost Gospel de Burton L. Mack]

Apparemment beaucoup ont rpondu au mouvement et des associations de gens de mme opinion ont commenc se former. Et ensuite, quelque chose de trs intressant est arriv... Soudainement, dans la couche suivante de Q, un sens intensifi d'appartenance un mouvement devient vident parce que les injonctions donnes comme des aphorismes deviennent maintenant des rgles supportes par des arguments. ce point, l'ide du "Royaume de Dieu" entre dans l'image. Ce "Royaume" tait, apparemment, un royaume ou un domaine dans lequel la rgle de Dieu est ralise. La rgle de Dieu est ce que les gens de Q disaient qu'ils reprsentaient dans le monde. Pour les gens de Jsus, cela signifiait quelque chose de tout fait diffrent de ce que les Chrtiens supposent maintenant que cela signifie. Tout d'abord, il n'y avait rien du tout d'apocalyptique en cela (tout cela vint plus tard). Pour les gens de Jsus, le Royaume de Dieu tait compar plusieurs reprises au processus naturel de croissance comme tmoign dans la Nature. Tout de ce "Royaume de Dieu" tait pratique, ayant un rapport avec les choses qui peuvent tre accomplies par contraste avec la vie conventionnelle.

Le royaume de Dieu peut tre annonc, dsir, affirm, revendiqu et signal dans un change humain donn. Ainsi le lien entre la notion de la rgle de Dieu et le modle des pratiques contre-culturelles de Q est trs, trs fort. [...]
Si les formes prsentes de rgles taient loin de l'idal et que les gens le savaient, quelque chose d'autre que la spculation philosophique tait appele. Le royaume idal devait tre imagin comme un ordre alternatif avec une certaine relation au statu quo prsent. [...]
Le langage de rgle ou de royaut en vint tre utilis comme une mtaphore pour la matrise de soi personnelle. Le terme roi n'avait plus se rfrer un dirigeant rel et le royaume n'avait plus se rfrer un domaine politique. "Le roi" est devenu une mtaphore d'un tre humain son niveau imaginable "le plus haut", que ce soit par aptitude, accomplissement, excellence morale, ou idal mythique. Le "Royaume" est devenu une mtaphore pour la "souverainet", manifeste dans le "comportement indpendant," la "libert," la "confiance" et le sang-froid de la personne suprieure, la personne d'intgrit morale qui pouvait ainsi "gouverner" son "monde" imprieusement.
Les Stoques intriorisaient l'image du roi et idalisaient l'individu qui gouvernait ses passions et contrlait ses attitudes mme dans des circonstances o d'autres dirigeaient son existence. Leur stratgie tait d'avoir bon espoir de l'influence constructive de tels individus sur la socit. Une maxime stoque populaire tait "le seul vrai roi est l'homme sage." Les cyniques n'taient pas aussi optimistes propos de la chance du philosophe d'influencer la rforme sociale, mais ils utilisaient aussi la mtaphore royale leur avantage. Dans leur cas, prendre le contrle de sa vie exigeait le dgagement de la scne sociale. [...]
L'utilisation du terme royaume de Dieu dans Q correspond son utilisation dans les traditions de philosophie populaire, particulirement dans la tradition cynique d'excuter le diagnostic social en public au moyen du comportement contre-culturel. Les impratifs aphoristiques recommandaient une position envers la vie dans le monde qui pourrait devenir la base pour un ethos et une thique de communaut alternative parmi ceux dsirant considrer une vision sociale alternative. [...] le langage de la rgle de Dieu dans Q se rfre non seulement au dfi de la vie risque sans esprance que le monde social changera, mais aussi l'exemplification d'un mode de vie que des personnes de mme opinion pourraient vouloir partager. Le Dieu en question n'est pas identifi en termes de tradition ethnique ou culturelle. [The Lost Gospel de Burton L. Mack]

La correspondance entre les Cyniques et les gens de Jsus n'est pas exacte dans tous les cas parce que les gens de Jsus avaient VRAIMENT un intrt dans l'aspect "Divin" de "Dieu". Malheureusement, il y a peu de choses dans le document Q qui explique cette source Divine part le fait que les gens de Jsus le reprsentaient comme un "Pre" et ceux qui pouvaient rsister avec succs la ruine des maux sociaux taient les "enfants de Dieu." La manire dont les gens de Jsus mentionnaient Dieu tait un peu plus srieuse que la manire dont les Cyniques mentionnaient de telles ides. Les gens de Q taient concerns par le soin de leurs membres comme une "famille". Je suggrerais qu'il y ait une perception de diffrences dans les tres humains parmi les gens de Q, quoique Mack n'analyse pas spcialement cette question.

Mack continue examiner et identifier les tapes dans le mouvement de Jsus, y compris le moment o le mouvement prouva rejet, critique et censure. Un changement soudain dans le ton est not dans la troisime couche de Q. C'est une des parties les plus intressantes du livre qui dcrit une phase extrmement trouble du mouvement. Il y a un souci avec la fidlit note, qui suggre qu'il y ait eu pression d'une certaine autorit extrieure et trahison de l'intrieur. ce moment, le rle de Jsus tait tendu et cela semble avoir t reli l'identification mutuelle d'autres "gens de Jsus." Le mouvement a d s'accrotre tout fait vite et a menac les autorits et une action a d tre entreprise qui a abouti au besoin de trouver des critres pour qui tait ou n'tait pas un disciple rel des enseignements. Donc c'tait ce souci pour la fidlit aux enseignements qui a abouti au besoin de refondre Jsus comme le fondateur autoris du mouvement dont les enseignements devaient tre "gards". C'est--dire que le dplacement considr tait des enseignements vers l'enseignant. L'tape suivante tait, bien sr, la fidlit Jsus lui-mme.

La question est, bien sr, qu'est-ce qui est arriv? Le document ne nous le dit pas, quoiqu'il fasse des allusions la nature du problme en vertu du texte complmentaire qui traitait des questions. Il y eut, videmment, des expriences douloureuses qui ont t transformes en leon. Mack suggre que la formation des "familles" des gens de Jsus a d srieusement offenser certaines autorits. Il crit :

Ce souci pour la fidlit au mouvement est en concordance avec des signes de dtresse sociale. Des rapports tendus dans le mouvement sont indiqus par l'nonciation de scandales et l'instruction de pardonner un frre s'il change d'avis. Mais les changements d'avis n'ont pas t apparemment la rgle. Les familles ont t dchires en morceaux et les divisions ont t rationalises entirement comme conformment l'importance et au but du mouvement. Douloureux? Oui, mais on devait s'y attendre.

Il semble que les familles taient divises, et les conventions ethniques taient personnellement dfies sur la fidlit au mouvement. L'vidence indique que c'est arriv par rapport au Judasme.

L'histoire de l'accusation Belzbuth est propos du rejet, conflit et tiquetage de Jsus et ses disciples comme les agents d'un Dieu tranger (syrien). La rplique de Jsus propos de "vos fils" retourne le dfi sur ses demandeurs et dirige la question du conflit au monde social que Jsus partage avec eux. Il y a des instructions sur ce qu'il faut faire dans le cas o on est appel devant les autorits du village. [...]
Les gens de Q2 n'avaient pas organis leur mouvement pour devenir une socit avec des exigences d'adhsion et des officiers, encore moins avec des rites d'entre. Mais la rgle de Dieu qu'ils reprsentaient tait certainement dans le processus d'tre reconue comme un domaine ou un royaume discret et il y avait maintenant beaucoup de conversation propos de "l'entre" dans le royaume ou de l'exclusion du royaume. [...] la Fidlit au mouvement de Jsus s'tait heurte au dfi de la convenance juive et la question d'appartenir aux gens de Dieu comme les enfants d'Abraham, ou d'Isral. Et les gens de Jsus avaient pris ce dfi au srieux. La preuve de cela inclut les appels rpts aux traditions bibliques, les prches de Jean sur les enfants d'Abraham, l'importance de l'accusation Belzbuth et la liste des contre-accusations leves contre les Pharisiens et les hommes de loi. [L'vangile Perdu de Burton L. Mack]

Ici nous trouvons la distorsion la plus fascinante d'entre toutes dans le dveloppement du christianisme. Si les gens de Jsus n'avaient pas t attaqus par les autorits juives, ils n'auraient pas cherch justifier leur mouvement en termes de la religion juive. C'tait seulement par dfense qu'ils l'ont fait. Ils sont entrs en collision avec le code pharisaque, probablement parce qu'ils avaient des membres juifs dont les familles taient horrifies la participation de leurs enfants ou parents dans le nouveau mouvement. La question de la fidlit en est venue tre exprime comme une question "juive" et les gens de Jsus ont estim qu'ils devaient y rpondre en termes juifs.

On peut facilement comprendre comment cette situation pourrait s'tre dveloppe si les loyauts au mouvement de Jsus commencrent user le tissu des familles et des villages dans lesquels les sensibilits juives taient fortes. On peut imaginer une famille inquite par la participation de certains de ses membres dans le mouvement de Jsus. Les tentatives de dissuasion pourraient avoir et ont d prendre beaucoup de formes. Mais insister sur les loyauts de famille traditionnelles, jeter les standards pharisaques et faire des arguments pour prserver l'identit de Jsus taient apparemment les stratagmes qui ont frapp le foyer. Ils taient en tout cas ceux qui ont reu une rponse des gens de Q. Et ils ont dclench une crue de contre-accusations qui ont dtermin l'auto-identification naissante du mouvement de Jsus. [...]
Les accusations contre les Pharisiens et les hommes de loi sont particulirement intressantes cet gard. Les questions qui taient dbattues taient juste quoi l'on pouvait s'attendre - linge, dons charitables, dmes, justice, honneur et connaissance. La liste combine des articles typiques pour le code pharisaque de puret rituelle avec des articles pour lesquels les reprsentants scribaux du systme du temple de cours et de taxation seraient connus. De tels standards avaient apparemment t soutenus comme exemplaires par des familles et des chefs de village cherchant rprimander leurs gens de Jsus en position de convenance. Apparemment les gens de Q n'taient pas impressionns. [...]
Fidles leur hritage cynique, les gens de Jsus taient toujours capables d'engagement dans une riposte caustique. Les Pharisiens taient comme des tombeaux (pour leur dsir d'tre honors) et les hommes de loi traitaient les gens comme des btes de somme (pour leurs revendications de connatre la loi et d'administrer la justice). [...]
Admirez et contemplez, les gens de Q ont li les Pharisiens et les hommes de loi l'histoire de ce que leurs pres ont fait aux prophtes....
C'est une premire mise....
Il est clair que la violation avait t enregistre et que la dfense devait battre les exemples juifs leur propre jeu. [The Lost Gospel de Burton L. Mack]

Et ainsi les gens de Jsus se sont tourns au travail de la cration du mythe. Ils devaient trouver des voies pour surmonter leurs critiques en retournant leurs propres mots contre eux. Ils ont commenc chercher des arguments d'autojustification, des exemples soutenant leur propre mouvement. Ils le faisaient seulement dans le sens du systme cynique d'argumentation, mais les rsultats taient non-linaires. Ce qu'ils ont prsent comme leurs arguments ont t alors adopts comme RELS et les gens de Jsus ont fait une revendication implicite sur l'hritage culturel des Juifs.

Il est clair que les individus qui ont fait cela n'taient pas bien verss dans les critures juives. Ils n'ont pas fait appel des choses videntes comme les promesses aux patriarches, les accords de prtre, la loi de Mose, l'accord de David, etc... La plupart des allusions au Judasme ont t prises des traditions orales populaires qui auraient t disponibles aux non-juifs du temps.

C'est presque comme si, tant dfis par un juif orthodoxe, les Galilens faisaient appel ce qu'ils connaissaient des traditions piques populaires d'Isral gnralement partages par les Juifs, les Samaritains et les Galilens. [...] Les gens de Q ont travaill ces histoires leur propre avantage d'une part et au dtriment des revendications de leurs dtracteurs de reprsenter la vraie forme d'Isral d'autre part. [...]
Les gens de Jsus taient encourags penser eux-mmes comme "chanceux" parce qu'ils taient traits comme les prophtes avaient t traits [par les Juifs dans le pass.] La logique tait que la tradition pique soutenait les gens de Jsus parce que, comme les prophtes, ils enregistraient une critique approprie du statu quo. Le motif du meurtre des prophtes pourrait aussi tre cit pour embarrasser leurs dtracteurs parce que, juste comme les pres avaient toujours fait aux prophtes, ils "perscutaient" tort et "tuaient" les gens de Jsus. [...] La manire dont les gens de Jsus de Q utilisaient le motif n'tait pas une manipulation particulirement intelligente des Ecritures Saintes hbraques de la pousse logique de l'pope biblique. Ils prenaient simplement ce qu'il y avait dans le stock juif d'images et le retournait contre leurs dtracteurs. [...]
Leur accomplissement tait une explosion de ballons pompeux et un plaisir bizarre dans l'observation d'eux-mmes reflte dans l'histoire dans ses tournants les plus embarrassants. Pensez Jonas. Les Ninivites taient-ils Juifs? Non. Ne se sont-ils pas repentis aux prches de Jonas? Si. Maintenant pensez Jsus et au mouvement de Jsus dans la mme lumire exactement, juste plus brillante.
Rappelez-vous la Reine du Sud (Saba) ? Est-ce qu'elle tait une Juive? Non. Salomon a-t-il refus sa sagesse pour elle? Non. Vous voyez? Quelque chose de plus grand mme que Salomon est ici.
Et l'histoire de No ? Soyez prudent de quel ct vous tes. Tous les autres ont pri vous savez. Cela va tre la mme histoire... Et c'est la mme chose pour Loth et la ville de Sodome. Il a t appel; ils ont t dtruits.
Ainsi il y a votre pope, ont-ils sembl dire, si vous voulez savoir sur quoi nous sommes, lisez-le. [...]
Leur mouvement n'a certainement pas t produit par une hystrie apocalyptique ou une conviction de jugement imminent pas plus que ce n'tait par une impulsion pour reformer ou rtablir une certaine identit ethnique base sur la promesse inhrente l'pope biblique d'Isral. Dans les deux cas, l'appel aux exemples de l'pope et la menace d'un jugement apocalyptique, les gens Q ont envahi le territoire de leurs dtracteurs juifs et ont utilis leurs propres idiomes contre eux.
Et pourtant, une fois impliqu dans un exercice si imaginatif, polmique comme c'tait srement d'abord, une fascination curieuse avec l'horizon largi semble s'tre dveloppe. Penser au mouvement de Jsus prenant sa place dans le grand ordre des choses, depuis la "fondation mme du monde" au "jour o le fils de l'homme apparat", n'tait pas une mauvaise ide. Personne ne pourrait avoir commenc, par la pousse de l'pope hbraque, ou avec la traction d'un espoir apocalyptique et inventer un plan pour un mouvement tel que le mouvement de Jsus. Mais une fois que c'tait l comme un mouvement dans le processus de formation sociale, digne des loyauts de ceux l'intrieur et menac par les gifles de ceux au dehors, trouver une place au soleil tait exactement ce dont le mouvement avait besoin. Et quelle place prendre, aligne sur les "petits" dont le pedigree remontait aux dbuts et qui savaient dj d'avance comment le jugement final se passerait. [The Lost Gospel de Burton L. Mack]

Mack conduit ensuite le lecteur au travers du processus exact de la manire dont le mythe qui a suivit a t construit, couche par couche et c'est fascinant. Effectivement, ce qui est arriv tait qu'un groupe de gens a cr un mythe d'horizons larges - mme mondiaux - en donnant des dtails sur les paraboles d'un sage improbable de conviction cynique qui a t reconu comme un enseignant de sagesse, un prophte apocalyptique, le fils de Dieu et les moyens d'expiation pour tous les pchs du monde simplement si les gens "croient". Par degrs, Jsus disait des choses que seulement la sagesse de Dieu pouvait rvler. Une adaptation tonnante avec la pit juive, contre laquelle des batailles prcdentes avaient fait rage, a t faite et Jsus citait maintenant les Ecritures Saintes comme des textes de preuve qu'il tait le fils de Dieu dont le royaume serait seulement rvl la fin des temps.

Cela nous amne au fait que les Chrtiens n'aiment pas les mythes. un certain niveau ils savent srement que le christianisme bas sur les vangiles narratifs est un mythe, mais ils sont dans le dni. Ils ne peuvent pas traiter avec le fait que, pour les disciples originaux des enseignements de Jsus, il n'y avait aucun besoin de revendiquer une quelconque lgitimit pique. Pour eux, Jsus tait simplement un sage Cynique dont les ides taient toute preuve et trouves bonnes. Son succs tait dans son discours de Cynique magistral qui a dfi les autres pour essayer une manire de vivre diffrente.

La chose la plus ironique du dveloppement du Christianisme comme religion mondiale est qu'il s'est align sur le Judasme comme une "fille" quand, les faits indiquent que l'adoption d'un hritage "juif" tait simplement le rsultat d'une manuvre dfensive. Les gens de Jsus ont simplement usurp l'pope de leurs dtracteurs principaux et l'ont utilis contre eux. "Descendez de notre dos. Votre propre histoire devrait vous dire que ce que nous reprsentons est une voix critique dans des temps malsains et elle a toujours t ncessaire. Voyez, nous sommes bien, mme selon vos propres termes." Il ne fut jamais destin tre un alignement srieux.

Les conclusions tirer de l'histoire de Q sont donc videntes. Les disciples de Jsus taient des gens normaux, rpondant leur temps de faons comprhensibles, investissant l'nergie intellectuelle dans leurs expriences sociales en volution et en dveloppant des mythologies comme fait toute "socit en cours de fabrication". Quant aux mthodes et aux moyens vers la cration d'un univers mythique, les gens de Jsus ont aussi agi selon des modles normaux. Ils ont valu leur contexte social et culturel avec un soin critique, ont revendiqu les traditions culturelles les plus pertinentes et porte de la main, ont tri les combinaisons les plus appropries leur mouvement et ont emprunt avec crativit au courant des mythologies l'poque. [...]
L'histoire de Q met les mouvements de Jsus au centre de l'image comme la forme dominante des premires formations de groupe la suite de Jsus et il force l'historien moderne avoir un autre regard sur les congrgations du Christ. Les congrgations du Christ devront maintenant tre reprsentes comme un dveloppement particulier dans les mouvements de Jsus, pas comme la forme la plus premire de conviction chrtienne et la norme contre laquelle les mouvements de Jsus sont apparus comme des adaptations dilues jusqu'aux mentalits banales. [...]
Q documente un mouvement de Jsus qui n'tait pas chrtien. Le mouvement de Jsus qui a produit Q ne peut pas tre mis de ct comme un groupe des gens qui sont passs ct des vnements spectaculaires peints dans les vangiles narratifs. Ils ne peuvent pas tre carts comme ceux qui se sont tromps sur Jsus, ont chou comprendre son message, ou ont mal compris leur mission de trouver l'glise. La raison pour laquelle ils ne peuvent pas tre carts est parce qu'ils taient l au dbut. Q rvle ce que gens de Jsus pensaient de Jsus avant qu'il y ait une congrgation chrtienne du type reflt dans les lettres de Paul et avant que l'ide d'un vangile narratif ait mme t ose. [...]
Q est le meilleur rapport que nous ayons pendant les quarante premires annes des mouvements de Jsus. Il y a d'autres petits extraits de la tradition premire propos de Jsus, mais ils tous sont gnralement en accord avec l'vidence de Q. [...]
Le dfi de Q est absolu et critique. Il enfonce un coin entre l'histoire telle qu'elle est dite dans les vangiles narratifs et l'histoire qu'ils sont penss enregistrer. Les vangiles narratifs ne peuvent plus tre lus comme les rapports des vnements historiques qui ont produit le christianisme.
Q nous met en contact avec l'histoire du dbut des mouvements de Jsus et leurs souvenirs de Jsus sont en tout diffrents. Les premiers disciples de Jsus ne connaissaient pas ni n'imaginaient aucun des vnements dramatiques sur lesquels les vangiles narratifs sont articuls. [...] Tous ces vnements doivent et peuvent tre reprsents comme une cration du mythe dans les mouvements de Jsus, avec un peu d'aide du martyrologe du Christ, dans la priode aprs la guerre romano-juive. Les vangiles narratifs n'ont aucune revendication en tant que rcits historiques. Les vangiles sont des crations imaginatives dont les ressources textuelles et les occasions sociales peuvent tre identifies. On peut expliquer les raisons de leur composition. Ils sont des documents de travail intellectuel normal pour les gens dans le processus de formation exprimentale de groupe. [...]

Du susdit, nous pouvons presque comprendre pourquoi plusieurs doivent insister pour nier ces conclusions. Tant d'nergie, pendant deux mille ans, a t mise dans cette mythologie, dans les mythologies lies, y compris une industrie entire qui essaye aujourd'hui d'inventer des explications nouvelles et alternatives de ce que Jsus tait, s'il tait mari ou non, l'a-t-il fait d'un caillot de sang, le Linceul de Turin est-il authentique, etc, etc. Il semble, bas sur le document Q, qu'il est peu probable que Jsus tait mme juif.

Mack ne dit PAS qu'il n'y avait pas quelque chose se passant cette priode de l'histoire. Clairement il y avait quelque chose. Clairement, il y AVAIT un enseignant , un enseignement et des disciples. Sur cela, il n'y a aucun doute.

Les savants bibliques, bien sr, travaillent trs durement essayer de trouver des faons de "rehausser" l'image de Jsus. Pendant trs longtemps, ils (et des auteurs mme alternatifs comme Bushby, Lincoln, Leigh, Baigent et d'autres) ont suppos que Jsus tait un individu unique et que ses enseignements et sa vie doivent avoir t novateurs. Mais mme cette approche a chou sauver l'histoire dite dans les vangiles narratifs. Quand les savants rvlent les rsultats de leur travail l'extrieur des cercles savants, il y a gnralement un toll public angoiss. Les gens ne peuvent pas souffrir qu'on leur dise que Jsus n'a pas dit ce que Matthieu, Marc et Luc disent qu'il a dit et les savants qui essayent de sauver les brioches du feu ne semblent pas tre capables en juste proportion d'expliquer au public comment ils parviennent leurs conclusions. Il y a un manque complet de connaissance de base de la part du grand public sur les formations du christianisme primitif, gnralement encourag par les approvisionneurs de la "religion" elle-mme. " Vous ne poserez pas de questions," entonnent-ils solennellement et les menaces des feux de l'enfer et la damnation sont annonces mme pour ceux qui ouvrent la couverture d'un livre sur le sujet.

Le Chrtien moyen est horrifi de penser que Matthieu mentait, ou se trompait, ou a compos tout cela et ne s'est pas donn la peine d'informer le lecteur qu'il composait la substance. Mack traite avec cette question dans un certain dtail et mme si l'explication produira un malaise dans beaucoup de Chrtiens, l'explication est "minemment comprhensible." Le fait est que les auteurs des premiers textes chrtiens, aprs une tradition d'attitudes et de pratiques grco-romaines en ce qui concerne les paraboles ou les maximes d'un enseignant, se sont sentis parfaitement libres d'attribuer de nouvelles paraboles et mme des actes, Jsus. Aux divers points dans l'histoire de ces premiers groupes, quand certains rapports tendus ont surgi, on voyait qu'il tait ncessaire et utile de refondre le personnage de Jsus par attribution vocale et changements narratifs. C'est exactement ce qui a t fait et la preuve est dans les analyses textuelles. C'tait dans ce sens que l'histoire de la communaut Q a t suivie la trace.

la premire tape, le discours tait espigle et le comportement public. Les gens de Q se dfiaient l'un l'autre pour vivre une vie d'intgrit malgr les rpercussions sociales.

La deuxime tape fut celle des groupes de formation. Apparemment, ces expriences dans le comportement produisit des rsultats satisfaisants et de plus en plus de gens taient attirs par l'ide. Les rapports humains devinrent un centre particulier et il n'y avait aucune vidence d'une quelconque ide de reformer la socit ou d'une quelconque demande de la conversion des outsiders.

Et ensuite, le troisime changement : apparemment, quand les groupes ont t forms, cela a attir une attention trs ngative. Le signal de dtresse dans le texte est vident et il est aussi vident que ce n'tait pas une consquence de la fatigue avec reproche ou dcouragement, mais plutt qu'il y avait un conflit social dfini et dangereux touchant certains membres des groupes Q.

Et ensuite, une autre tape est arrive, une priode pendant laquelle les gens de Q ont commenc se voir comme les porteurs d'un mouvement social avec un but dans l'arrangement le plus grand des choses.

Ce fut dans ce contexte que les ides du culte du Christ de la Syrie du nord clipsa et effaa mme les mmoires et l'importance de Jsus, l'enseignant cynique. Comme Mack fait remarquer, le cot d'avoir survcu de la guerre romano-juive doit avoir t trs haut. Cette partie de la discussion est particulirement intressante et on peut spculer sur la possibilit d'une tradition sotrique combine avec l'exprience sociale et cache dans une histoire. Le Jsus "rel" a disparu de l'histoire parce que les vangiles narratifs racontaient un conte plus passionnant qui promettait de merveilleuses choses dans des temps pouvantables et Jsus est devenu la "cl de vote" de toute l'histoire.

Les conclusions de Mack quant l'importance de cela mme sur notre monde font tout fait sursauter la considration des vnements qui ont transpir sur la scne du monde depuis qu'il a crit ce livre.

La question est maintenant si la dcouverte de Q a une chance de faire une diffrence dans la manire dont le Christianisme et son vangile sont vus dans les temps modernes? La question est tout fait srieuse, parce que ni dans les universits, ni parmi les gens bien informs dans notre socit, ni parmi les glises chrtiennes, les rsultats d'rudition biblique n'ont jamais fait beaucoup de diffrence. [...]
La dcouverte de Q dfie efficacement le privilge accord aux vangiles narratifs comme les descriptions du Jsus historique. La diffrence entre les vangiles narratifs et les nouveaux rcits modernes de l'histoire ne peut plus se trouver dans la distinction entre l'histoire et la fiction. Les vangiles narratifs sont aussi les produits de l'imagination mythique.
La diffrence se trouve dans le statut des vangiles comme des histoires de base pour une religion en diffrence des interprtations de cette histoire dans les genres d'une culture environnante, laque. Donc le critique moderne qui cherche comprendre un toll public sur Jsus est maintenant confront non seulement avec la question du mythe moderne et l'histoire antique, mais aussi avec la question plus intressante des raisons pour lesquelles les vangiles sont si durs pour les modernes reconnatre comme un mythe. [...]
Les mythes, les mentalits et les cultures vont ensemble. Les mythes sont clbrs publiquement dans l'histoire et la chanson. Les mentalits sont leves juste au-dessous de la surface des conventions sociales au moyen d'accords inexprims. Les mythes, les mentalits et les accords culturels fonctionnent un niveau d'acceptation qui pourrait tre ratifi et donc restreint de la pense critique. Les mythes sont difficiles critiquer parce que les mentalits les transforment en vrits tenues comme videntes en soi et on entend rarement l'analyse de telles suppositions culturelles comme de bonnes nouvelles.
Le mythe chrtien et la culture occidentale vont ensemble. [...]
Reconnatre publiquement que [le Rve amricain] peut devoir quelque chose au legs de la culture chrtienne occidentale est, d'autre part, tabou.
L'exception cette rgle gnrale arrive, assez de faon intressante, quand la pression sur la politique publique et le patriotisme aboutit aux expressions exagres de ces valeurs que notre nation dfend. Nous avons une histoire de telles platitudes : nouveau monde, nouvelle terre, nouveau peuple, nation juste, destin manifeste, ville installe sur une colline, la libert clairant le monde, un signal d'alarme pour les sans-abri, une nation sous Dieu, majorit morale, dfenseurs du monde libre, et le nouvel ordre du monde.
Ces truismes signalent une mentalit messianique.
Quand les temps ne sont pas perus comme critiques, il est facile de ddaigner ces expressions comme les formulations inoffensives des gens bien intentionns. Puis nous dsirons reconnatre l'influence des symboles chrtiens sur notre auto-comprhension. Mais dans les priodes de dcision critique, quand la rhtorique est utilise par nos leaders dans le support d'un peu d'intrt national, peu de gens trouvent facile de siffler et demander le dbat sur le caractre d'attitudes enracines dans des convictions religieuses. Pourquoi? Est-ce parce que nous n'osons pas, ou parce que nous ne savons pas comment critiquer nos mythes? [...]
Nous ne savons pas comment parler des mentalits qui sont la base d'un systme de significations, valeurs et attitudes d'une culture. Quelques critiques culturels disent qu'il est temps de nous y mettre pour rsoudre cette quation.
Je pense aussi que le temps est juste. Les Amricains ont perdu leur sens de notre innocence nationale, quoique la rhtorique de la nation vertueuse continue tre entendue de nos leaders.
L'histoire rcente de ce que nous avons fait avec notre technologie et notre pouvoir drange dans le monde entier, comme le sont les appels l'aide humains autour d'un monde dvelopp petitement et cependant trop grand manipuler. La liste des soucis est sortie de la page et nous semblons tre surchargs avec des problmes et des luttes insolubles, et la responsabilit cologique. Pour les gens rflchis, les questions ont un rapport avec l'valuation des chances pour construire des socits raisonnables et sres dans un monde multiculturel en comprenant les conditions pour la prdation et le prjudice, l'abus de pouvoir et la violence. Dans un cas comme dans l'autre, il est irresponsable de ne pas s'engager dans la discussion publique de notre propre systme de valeurs culturelles. [...]
Dans le but de nous comprendre et d'enregistrer des raisons pour nos options sociales, l'analyse culturelle devra inclure une valuation comparative des mythologies. Et cela signifie avoir un regard rapproch sur notre propre mythologie.
Q devrait aider avec cette analyse en violant le tabou qui accorde maintenant le privilge au mythe chrtien. C'est parce que l'histoire de Q nous donne un rcit des origines chrtiennes qui ne dpend pas des vangiles narratifs.... La mythologie chrtienne peut maintenant tre place parmi les nombreuses mythologies et idologies des religions et des cultures du monde. Le mythe chrtien peut tre tudi comme un autre mythe est tudi. Il peut tre valu pour sa proposition des faons de rsoudre des problmes sociaux, de construire des socits raisonnables, et symboliser les valeurs humaines. [...]
Donc les temps sont troubls pour les chrtiens pensants qui se posent des questions sur les consquences sociales et politiques de la mythologie chrtienne dans sa robe laque.
L'effet de la mythologie chrtienne ne s'humanisait pas toujours. The Captain America Complex (Le Complexe Captain America), un livre de Robert Jewett a suivi la trace notre nationalisme ardent jusqu' ses racines bibliques.
D'autres ont rflchi profondment sur les convictions chrtiennes qui ont appuy l'imprialisme colonial, le profit de l'Occident, les guerres indiennes et le commerce des esclaves.
Encore d'autres ont tudi le rapport de l'histoire de l'vangile avec le profil du hros amricain, le rve amricain et la politique destructive de droiture partout o nous sommes intervenus dans les affaires des peuples dans le monde entier.
La conclusion semble tre que l'vangile chrtien, se concentrant comme il le fait sur la crucifixion comme la garantie pour le salut apocalyptique a, d'une faon ou d'une autre, donn sa bndiction aux modles de comportement personnel et politique qui ont souvent eu des consquences dsastreuses. [...]
Le dfi de Q aux Chrtiens est donc une invitation rejoindre la race humaine, nous voir avec nos mythes dans les mains et la cration de mythes comme notre tche. [The Lost Gospel de Burton L. Mack]

Aprs avoir lu le livre de Mack, The Bible Fraud (La Fraude de la Bible) de Tony Bushby est encore plus bte que je pensais l'origine. Il devra rejoindre un tas d'autres - incluant Holy Blood, Holy Grail (L'Enigme Sacre), le Da Vinci Code, la Rvlation des Templiers, La Conspiration de Jsus, Jsus le Magicien et peu prs tout ce qui suppose a priori qu'il y a QUELQUE CHOSE, mme de vaguement historique, dans les vangiles narratifs - sur le tas d'ordures.

Oui, tout a est une fraude, aucun doute l-dessus, mais pas exactement de la manire dont plusieurs revendiquent de nos jours quand ils crent leurs mythologies "Nouvel ge" ou "alternatives" galement ridicules pour remplacer le non-sens de l'Homme Mort sur un Poteau.

Je dis bon dbarras tout a.

 


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Nous n¹encourageons pas « l'adepte-isme », ni aucune « Vraie Croyance ». Nous ENCOURAGEONS la recherche de la Connaissance et de la Conscience dans tous les domaines qui en valent la peine, comme le meilleur moyen de discerner le mensonge de la vérité. Voici ce que nous pouvons dire au lecteur: nous travaillons très dur, plusieurs heures par jour, et nous le faisons depuis de nombreuses années, pour découvrir la raison de notre existence sur Terre. C¹est notre vocation, notre queste, notre mission. Nous recherchons constamment à valider et/ou à affiner ce que nous envisageons comme possible, probable, ou les deux. Nous faisons cela avec l¹espoir sincère que toute l¹humanité pourra en bénéficier, si ce n¹est maintenant, alors dans un de nos futurs probables.

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