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John F. Kennedy et les Cochons de Guerre

Laura Knight-Jadczyk
18/11/2006

Traduction franaise: Henri R.


Le prsident Kennedy reoit le drapeau des exils de Cuba (Brigade 2506) Miami le 29 dcembre 1962 et dclare : "Je promets de rendre ce drapeau une Havane libre." Kennedy avait t mal inform des dtails exacts de l'invasion cubaine projete.

Le 18 novembre 1963, John F. Kennedy a prdit que le mois d'avril 1964 apporterait "l'expansion conomique de temps de paix la plus longue et la plus forte dans toute l'histoire de notre Nation." Et il a ajout : "La conqute permanente des ennemis srement efficaces de la misre et du dsespoir, de la faim et de l'injustice est la tche centrale pour les Amriques dans notre temps... ' Rien n'est vrai except qu'un homme ou des hommes y adhrent – pour vivre pour elle, pour se consacrer elle, pour mourir pour elle... '"

Le temps glissait dans ses mains... il lui restait quatre jours vivre.

Et aujourd'hui - nous sommes si loin de son rve que la plupart des citoyens amricains ne peuvent pas mme imaginer qu'il l'a presque fait se raliser. Jamais auparavant dans l'histoire crite de l'humanit, nous n'avions t aussi prcairement en quilibre sur le point de la guerre totale et mondiale - une guerre dont l'humanit ne peut en sortir vivante - que nous pouvons seulement penser que ces forces qui ont horriblement mis fin la vie de John Kennedy ont prvu le rsultat. Mais, nous y viendrons assez tt.

La prdiction de John Kennedy - ses espoirs pour le mois d'avril venir, mois qu'il n'a jamais vu - peut avoir t relie d'une faon indirecte certaines remarques qu'il avait faites un jour d'avril prcdent en 1961. Le titre du discours tait "le Prsident et la Presse" et il a t donn l'American Newspaper Publishers Association (l'Association des diteurs de la Presse Amricaine) l'Htel Waldorf-Astoria New York. C'est un discours curieux pour plusieurs raisons et j'en ai transcrit une partie quoique vous puissiez tlcharger et couter toute la conversation, de sa propre voix, Ici. Je pense que vous serez capables de dtecter dans sa voix la srieuse manuvre extrme qu'il faisait dans ce discours, qu'il disait des choses qui devaient tre dites trs soigneusement, parce que le message tait dlivr plusieurs niveaux.

Aprs certaines des remarques d'introduction intelligemment humoristiques, John Kennedy passe au cur du sujet; il identifie non seulement "l'ennemi", mais la faon de vaincre cet ennemi :

Notre mode de vie est attaqu. Ceux qui se font notre ennemi s'avancent autour du globe. La survie de nos amis est en danger. Et pourtant on n'a dclar aucune guerre; aucune frontire n'a t traverse par des troupes en marche; aucun missile n'a t tir.

Si la Presse attend une dclaration de guerre avant qu'elle n'impose l'autodiscipline des conditions de combat, alors je peux seulement dire qu'aucune guerre n'a jamais pos une menace plus grande notre scurit. Si vous attendez une dcouverte de danger clair et prsent, alors je peux seulement dire que le danger n'a jamais t plus clair et sa prsence n'a jamais t plus imminente. Cela exige un changement de perspective, un changement de tactique, un changement de missions, par le gouvernement, par le peuple, par chaque homme d'affaires, chaque leader de travail et par chaque journal.

Car nous sommes confronts, dans le monde entier, une conspiration monolithique et impitoyable qui compte principalement sur des moyens secrets pour tendre sa sphre d'influence; par infiltration au lieu d'invasion; par subversion au lieu d'lections, par intimidation au lieu de libre choix; par gurillas la nuit au lieu d'armes en plein jour. C'est un systme qui a enrl des ressources humaines et matrielles normes dans la construction d'un tricot serr, une machine extrmement efficace qui combine arme, diplomatie, renseignement, oprations conomiques, scientifiques et politiques. Ses prparatifs sont cachs, non publis. Ses erreurs sont enterres et ne font pas les gros titres, on fait taire ses dissidents, on ne les glorifie pas; aucune dpense n'est mise en question, aucune rumeur n'est imprime, aucun secret n'est rvl. Elle conduit la guerre froide, en bref, avec une discipline de guerre qu'aucune dmocratie n'esprerait jamais vouloir galer...

Peut-tre n'y a-t-il aucune rponse au dilemme auquel est confronte une socit libre et ouverte dans une guerre froide et secrte. Dans les temps de paix, toute discussion de ce sujet et toute action qui en rsultent sont tant douloureuses que sans prcdent. Mais c'est un temps de paix et de pril qui ne connat aucun prcdent dans l'histoire.

C'est la nature sans prcdent de cela qui provoque aussi votre deuxime obligation, une obligation que je partage et c'est notre obligation d'informer et alerter les Amricains, rendre certain qu'ils possdent tous les faits dont ils ont besoin et les comprennent aussi; le pril, les perspectives, les buts de notre programme et les choix auxquels nous faisons face.

Aucun prsident ne devrait craindre l'examen minutieux public de son programme, car de cet examen minutieux vient la comprhension et de cette comprhension vient le soutien ou l'opposition; et tous les deux sont ncessaires.

Je ne demande pas vos journaux de soutenir une administration, mais je demande votre aide dans la tche norme d'informer et d'alerter les Amricains, Car j'ai une confiance complte dans la rponse et le dvouement de nos citoyens chaque fois qu'ils sont entirement informs. Non seulement je ne pouvais pas touffer la controverse parmi vos lecteurs, je l'accueille. Cette administration a l'intention d'tre franche de ses erreurs puisque comme un homme sage a dit une fois, "Une erreur ne devient pas erreur tant que vous refusez de la corriger. Nous avons l'intention d'accepter la pleine responsabilit de nos erreurs et nous nous attendons ce que vous les dsigniez quand nous les manquons.

Sans dbat, sans critique, aucune administration ni aucun pays ne peut russir et aucune rpublique ne peut survivre. C'est pourquoi les lgislateurs athniens ont dcrt autrefois comme un crime pour tout citoyen de se drober la controverse. Et c'est pourquoi notre presse est protge par le Premier Amendement.

La seule affaire en Amrique spcifiquement protge selon la Constitution, pas principalement pour amuser et distraire, pour ne pas souligner l'insignifiant et le sentimental, pour ne pas simplement donner au public ce qu'il veut, mais informer, rveiller, rflchir, exposer nos dangers, nos opportunits, indiquer nos crises et nos choix, mener, modeler, instruire et parfois mme irriter l'opinion publique. Cela signifie une couverture et une analyse plus grandes des nouvelles internationales. Car ce n'est plus loin et tranger, mais tout proche et local. Cela signifie une attention plus grande la comprhension amliore des nouvelles aussi bien qu'une transmission amliore. Et cela signifie finalement que ce gouvernement tous les niveaux doit satisfaire son obligation de vous fournir l'information la plus complte possible l'extrieur des limites troites de la scurit nationale. Et nous avons l'intention de le faire.

C'tait au dbut du 17me sicle que Francis Bacon a remarqu trois inventions rcentes transformant dj le monde : la boussole, la poudre canon et la presse d'imprimerie. Maintenant les liens entre les nations d'abord forgs par la boussole nous ont tous faits citoyens du monde, les espoirs et les menaces de l'un devenant les espoirs et les menaces de nous tous.

Dans cet effort mondial de vivre ensemble, l'volution de la poudre canon sa limite ultime a averti l'humanit des consquences pouvantables de l'chec.

Et donc c'est de la presse d'imprimerie, l'enregistreur des actes des hommes, le gardien de sa conscience, le courrier de ses nouvelles, que nous cherchons la force et l'aide, confiant qu'avec votre aide l'homme sera ce pour quoi il est n: Libre et Indpendant.

Le discours ci-dessus a t donn le 27 avril 1961, environ dix jours aprs le fiasco de la Baie des Cochons qui a t annonc rtrospectivement comme "l'embarras" principal de l'Administration Kennedy. Cette "Baie des Cochons" est presque devenue une sorte "de slogan". L'autre jour, un troll du Net ignorant a sorti brusquement comme mot final sur John Kennedy. "Rappelez-vous la Baie des Cochons!" Ah oui ?! Il n'y a qu'un partisan fasciste du Reich de Bush - le mme gang qui tait derrire la Baie des Cochons – qui dirait quelque chose comme a.

Wikipedia nous parle de la Baie des Cochons::

Suite l'chec, le directeur de la C.I.A. Allen Dulles, le sous-directeur de la C.I.A. Charles Cabell et le sous-directeur des Oprations Richard Bissell ont tous t forcs de dmissionner. Tous les trois ont t tenus pour responsables de la planification de l'opration la C.I.A. La responsabilit de l'Administration Kennedy et du Dpartement d'Etat amricain pour les modifications des plans ne fut apparente que plus tard...

C'est--dire que la responsabilit prsume de Kennedy pour le dsastre la Baie des Cochons n'a t fabrique que plus tard. Le fait est, tant la Mafia que la C.I.A. ont fait face la perte de millions et de millions de dollars aprs que Castro les a jects eux et leur jeu, drogue et commerce d'esclaves blancs de Cuba. Jusqu'au temps de Castro, Cuba avait t pratiquement un "tat client" de la Mafia et de la C.I.A. et ils voulaient le rcuprer! C'est en quoi consistait rellement la Baie des Cochons.

Zack Shelton, agent du FBI retrait et enquteur de l'assassinat de Kennedy dit : "La Mafia couchait avec la C.I.A.."

L'opration pour tuer Castro et reprendre Cuba tait une opration commune de la Mafia/C.I.A.. Un apologiste pour la Mafia/C.I.A. et vecteur de dsinformation vident, John Hughes a dit dans un interview :

Et ensuite nous avons la Baie des Cochons. La Baie des Cochons - bien sr, c'tait un dsastre - c'tait un dsastre grce John Kennedy qui, 1h30 le 16 avril, avait approuv le vol des avions du Nicaragua pour s'occuper de l'invasion de la Baie des Cochons. Et puis, 21h30 cette nuit-l, il l'a annul.

Hughes est faiblement horrifi par cette mention du nombre de combattants anti-Castro qui ont t capturs ou tus. Cela ne semble pas l'affecter du tout de penser au destin du peuple cubain une fois que le rgime de la C.I.A./MAFIA a t re-install.

Une question intressante est : Que John Kennedy a-t-il appris dans cette priode de temps entre l'autorisation de l'invasion de la Baie des Cochons et ensuite l'annulation ? Et avons-nous quelques indications dans le discours qu'il a donn la Presse dix jours plus tard quant ce qu'il a appris ? Si vous relisez soigneusement l'extrait du discours et le comparez ensuite la chose suivante de Wikipedia, je pense que vous pourriez vous rendre compte que Kennedy a compris que la Baie des Cochons tait un pige qui avait t install pour les Etats-Unis, conu pour l'impliquer dans les dbuts d'une guerre mondiale :

Wikipedia : La presque certitude de la C.I.A. que le peuple cubain se soulverait et se joindrait eux tait bas sur la prsence extrmement faible de l'agence sur le terrain Cuba. Le contre-espionnage de Castro, form par des spcialistes du Bloc sovitique incluant Enrique Lister, avait infiltr la plupart des groupes de rsistance. cause de cela, presque toute l'information qui venait d'exils et de transfuges tait "contamine". L'agent de la C.I.A. E. Howard Hunt avait interview des Cubains la Havane avant l'invasion; dans une interview future avec CNN, il a dit, "... tout que je pouvais trouver tait beaucoup d'enthousiasme pour Fidel Castro."

Le 29 avril 2000 l'article du "Washington Post", "les Sovitiques connaissaient la date de l'attaque de Cuba", annonait que la C.I.A. avait l'information indiquant que l'Union sovitique savait que l'invasion allait avoir lieu et qu'elle n'avait pas inform Kennedy. La radio de Moscou a mis rellement des actualits en langue anglaise le 13 avril 1961 prvoyant l'invasion "dans un complot labor par la C.I.A." utilisant des "criminels" pays en l'espace d'une semaine. L'invasion a eu lieu quatre jours plus tard. Selon le ministre britannique David Ormsby-Gore, des valuations du renseignement britannique, qui avaient t rendues disponibles la C.I.A., montraient que le peuple cubain tait principalement derrire Castro et qu'il n'y avait aucune probabilit de dfections massives ou d'insurrections aprs l'invasion.

Apparemment, Kennedy travaillait rapidement dans les coulisses et s'activait toute vitesse sur cette chose qui lui tait tombe dessus presque comme un fait accompli. Les indices sont dans ce qu'il en a dit 10 jours plus tard :

Car nous sommes confronts, dans le monde entier, une conspiration monolithique et impitoyable qui compte principalement sur des moyens secrets pour tendre sa sphre d'influence; par infiltration au lieu d'invasion; par subversion au lieu d'lections, par intimidation au lieu de libre choix; par gurillas la nuit au lieu d'armes dans la journe. C'est un systme qui a enrl des ressources humaines et matrielles normes dans la construction d'un tricot serr, une machine extrmement efficace qui combine arme, diplomatie, renseignement, oprations conomiques, scientifiques et politiques. Ses prparatifs sont cachs, non publis. Ses erreurs sont enterres et ne font pas les gros titres, on fait taire ses dissidents, on ne les glorifie pas; aucune dpense n'est mise en question, aucune rumeur n'est imprime, aucun secret n'est rvl. Elle conduit la guerre froide, en bref, avec une discipline de guerre qu'aucune dmocratie n'esprerait jamais vouloir galer...

Je crois que John Kennedy choisissait ses mots avec grand soin pour y transmettre son message, sa dclaration de guerre contre cette "conspiration monolithique et impitoyable." J'ai aussi suggr dans un chapitre prcdent de cette srie que John et Bobby Kennedy avaient un plan pour utiliser le systme qui tait en place pour entrer dans la fonction et la nettoyer ensuite; ils savaient qu'il n'y avait aucune autre faon de le faire. Et, comme not ci-dessus, il y a abondance d'apologistes pour le systme de corruption dans ce pays, comme John Hughes qui met cet avis :

Joseph Kennedy a appris ses gosses qu'ils pouvaient chapper tout et peu importe de quoi ils pouvaient toujours chapper. Et donc, nous avons la toxicomanie dans certains des gosses de Kennedy - bien, nous pouvons y chapper, nous rsoudrons tout. Mais Bobby Kennedy - oh, beaucoup, beaucoup de cas o il a pens qu'il pourrait chapper tout; John Kennedy croyant qu'il pouvait avoir des relations avec n'importe quelle femme dans le monde et y chapper; et donc, je pense qu'il y avait absolument un sentiment parmi tout le clan Kennedy que quoi que nous voulions faire, nous pouvions le faire et nous y chapperions. Je pense que c'tait l'attitude des Kennedy.

Et, si Bobby tait vraiment intelligent, il aurait su - et je suis sr qu'il a vraiment su - la promesse que son pre a faite la Mafia - s'il tait vraiment intelligent il n'aurait pas pourchass la Mafia de la faon dont il l'a fait. Mais c'tait trs goste de sa part - il allait se faire un nom - se dbarrasser de la Mafia. Bien sr, il est dit que Bobby Kennedy s'est vraiment rendu compte - d'une faon intressante – qu'il tait la raison pour laquelle son frre a t tu.

Le susdit est juste le type d'ordures gluantes, psychopathiques qui sont propages par les artistes de diffamation habiles qui sont des dviants dans l'me. Quelle pauvret d'me doit exister dans une personne pour avoir une telle vision, tordre et dformer la ralit de cette manire!

Mais il tait vrai que la Mafia a aid Kennedy tre lu. Il est aussi possible que John et Bobby Kennedy n'aient pas t au courant d'un accord de leur pre avec la Mafia, que John a cru honntement que ce fut son propre travail de campagne difficile qui l'a aid jusqu' la fonction. En tout cas, c'est typiquement psychopathique d'accuser la victime d'tre responsable de sa propre mort. "Vous devriez avoir su que si vous vous tes levs contre le mal que le mal allait se retourner contre vous, alors vous mritez ce que vous avez obtenu!" C'est exactement ce que dit Hughes.

L'agent du FBI retrait, Zack Shelton confirme la connexion de la Mafia :

Essentiellement, Joe Kennedy a promis la Maison Blanche la Mafia : "Elisez mon fils et la Maison Blanche est vous."

Ainsi, qu'ont-ils fait ? Ils ont pens qu'ils avaient lu son fils parce que l'Illinois est [l'tat] qui a donn un petit coup [ l'lection] (et la Virginie Occidentale). Ils leur a sembl qu'ils avaient fait lire Kennedy. Ainsi, quand Bobby est intervenu, ils se sont sentis trahis.

L'Auteur David Scheim ajoute la lgende de la Mafia tant derrire les assassinats de Kennedy :

Au Printemps et l't 1963, selon des tmoins fdraux crdibles, 3 figures principales de la Mafia discutaient toutes de penses pour tuer John et Robert Kennedy. (Marcello, Trafficante, Hoffa.)

Et nous ne pouvons pas oublier que la Mafia couchait avec la C.I.A.. Zack Shelton commente :

La C.I.A ne rendait compte personne et Kennedy tait sur le point de la licencier. Il n'tait pas heureux avec la Baie des Cochons, il n'tait pas heureux avec toutes les oprations qu'ils avaient en cours pour tuer Castro. Il tait plutt embarrass par certaines des oprations qu'ils avaient en cours. Il a renvoy Dulles, il a renvoy le Gnral Cabell et, assez trangement, le maire de Dallas au Texas tait le frre du Gnral Cabell.

Mais videmment, bien qu'il ait retir certains des meneurs et se prparait en pourchasser d'autres et mettre des hommes convenables dans les positions administratives, quelque chose tait toujours en mouvement.

En 1962, le Prsident du Etat-Major Interarmes, le Gnral Lyman Lemnitzer, approuva l'Opration Northwoods, un complot pour recueillir le soutien public pour l'intervention militaire Cuba. Le complot appelait aux actes de terrorisme contre les Etats-Unis, y compris le dveloppement d'une "campagne de terreur". Nous commenons nous rendre compte que Kennedy ne parlait pas juste des Communistes "l-bas" quand il a dit que nous sommes confronts " une conspiration monolithique et impitoyable qui compte principalement sur des moyens secrets pour tendre sa sphre d'influence; par infiltration au lieu d'invasion; par subversion au lieu d'lections, par intimidation au lieu de libre choix; par gurillas la nuit au lieu d'armes dans la journe. C'est un systme qui a enrl des ressources humaines et matrielles normes dans la construction d'un tricot serr, une machine extrmement efficace qui combine arme, diplomatie, renseignement, oprations conomiques, scientifiques et politiques."

Beaucoup de personnes sont mortes pour garder les secrets de l'assassinat de Kennedy incluant des hommes militaires, des truands et des agents de la C.I.A. aux niveaux les plus hauts, donc il est clair que l'apex de cette pyramide de pouvoir ne doit pas tre trouv dans l'arme, la Mafia ou la C.I.A.. Tous sont juste des outils pour "la conspiration monolithique et impitoyable." Il est certainement probable que la C.I.A. et la Mafia avaient toutes les deux des quipes de tireurs Dallas ce jour-l. Il est aussi vident que le FBI a ferm les yeux sur la question indiquant l'approbation tacite de Hoover de l'assassinat mme si le FBI n'a pas t directement impliqu. Mais il y a plus que cela qui saute aux yeux.

Comme John Kennedy a not dans son discours cit ci-dessus, il a cru qu'une erreur n'tait pas une erreur tant que vous refusez de la corriger et il trouvait beaucoup d'erreurs dans la politique trangre amricaine et il s'est mis les corriger. Cela, en soi, est devenu les "actes de guerre" contre les conspirateurs que Kennedy avait identifis. Parmi ces erreurs tait la guerre au Vietnam. Peu aprs l'entre en fonction il avait t confront avec une crise au Laos o les Communistes se battaient contre une force d'opposition soutenue par la C.I.A.. Comme la situation dans la Baie des Cochons, l'Etat-Major Interarmes lui a conseill "d'envoyer plus de troupes."

Kennedy a refus.

Il devenait de plus en plus clair que John Kennedy ne prenait pas la perte de vies amricaines aussi lgrement que ceux qui menaient les guerres et les socits qui en profitaient et les conspirateurs qui tiraient les ficelles dans les coulisses.

Juste avant sa mort, John Kennedy a sign le Mmorandum de Scurit Nationale 263 qui appelait efficacement au retour de toutes les troupes amricaines du Vietnam vers la fin de 1965. Son ordre de ramener les troupes a t annul seulement quelques jours aprs son assassinat selon le Mmorandum de Scurit Nationale 273, autoris par Lyndon B. Johnson. Le plus particulier est que le projet initial de cet ordre sign par Johnson tait dat du 21 novembre 1963 - le jour avant que John Kennedy ne rencontre son destin Dallas. S'il n'y a rien d'autre, c'est presque une preuve fumante que LBJ tait au courant de la conspiration.

Ainsi, non seulement les choses devenaient serres pour la C.I.A. et la Mafia sous John Kennedy, les choses devenaient inconfortables pour le complexe militaro-industriel dont l'affaire principale tait la guerre et la mort.

La question est : De qui Kennedy parlait-il vraiment quand il a dit : "une" conspiration monolithique et impitoyable qui compte principalement sur des moyens secrets pour tendre sa sphre d'influence. "Aujourd'hui, nous voulons regarder un visage de cette bte dans un autre chapitre de

Farewell America.

"Il y a peu dans l'ducation, formation ou exprience de la plupart des officiers militaires pour les quiper de l'quilibre de jugement ncessaire pour imposer leurs propres solutions ultimes... dans la perspective approprie dans la stratgie totale Prsidentielle pour l're nuclaire." Snateur J. William Fulbright

Trois jours avant que Kennedy n'entre la Maison Blanche, le 17 janvier 1961, le Prsident Eisenhower, dans son discours d'adieu la Nation, a publi un avertissement aux Amricains :

"Des menaces, nouvelles en type ou en degr, surgissent constamment... Aujourd'hui notre establishment militaire a peu de rapport avec cela connu par tous mes prdcesseurs en temps de paix... Jusqu'au dernier de nos conflits mondiaux, les Etats-Unis n'avaient aucune industrie d'armement. Les fabricants amricains de socs de charrue, avec du temps et selon ce qui tait exig, pouvaient aussi faire des pes. Mais maintenant nous ne pouvons plus risquer l'improvisation d'urgence de la dfense nationale; nous avons t contraints de crer une industrie d'armement permanente de dimensions normes. Ajout cela, trois millions et demi d'hommes et femmes sont directement engags dans l'establishment de la dfense. Nous dpensons annuellement pour la scurit militaire plus que le revenu net de toutes les socits des Etats-Unis. (1)

"Cette conjonction d'un establishment militaire immense et d'une grande industrie de l'armement est nouvelle dans l'exprience amricaine. L'influence totale - conomique, politique, mme spirituelle - est ressentie dans chaque ville, chaque Sige de la lgislature d'un Etat, chaque bureau du gouvernement Fdral...

"Dans les conseils gouvernementaux, nous devons nous prmunir contre l'acquisition d'influence injustifie, recherche ou non recherche, par le complexe militaro-industriel. Le potentiel pour la monte dsastreuse de pouvoir mal plac existe et persistera...

"Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos privilges ou nos processus dmocratiques..."

Pendant les deux mandats d'Eisenhower en fonction, les dpenses militaires fdrales se sont tendues un niveau de 350 milliards de $, 182 milliards de $ de plus que les dpenses de dfense sous Truman, malgr le fait que son terme a concid avec la fin la Deuxime Guerre mondiale et le conflit coren. (2) Si le cot des pensions des vtrans et la partie de la dette nationale attribuable aux dpenses militaires est ajout ce chiffre, il peut tre dit que 77 % du budget des Etats-Unis en 1960 ont t consacrs au paiement pour les guerres du pass et la prparation de celles de l'avenir.

Le Pentagone tait non seulement l'acheteur d'armes le plus important dans le monde, mais aussi la plus grande socit du monde. En 1960, le Pentagone avait des actifs cumulant 60 milliards de $. (3) Il possdait plus de 32 millions d'acres de terre aux Etats-Unis et 2,5 millions l'tranger. Ses biens taient deux fois plus grands que ceux de General Motors, US Steel, AT&T, Metropolitan Life, et Standard Oil de New Jersey combin. Peu d'tats dans l'Union - et peu de pays dans le monde - ont un budget aussi grand que celui du Dpartement de la Dfense et un tiers a une population plus petite. (4)

En 1941, le Secrtaire la Dfense Charles Wilson avait dclar que l'conomie de guerre devrait tre une institution permanente et pas le rsultat d'une situation d'urgence. Les industries de dfense, a-t-il dit, ne devraient pas avoir leurs activits limites par des chasses aux sorcires politiques, ni sacrifies la poigne des isolationnistes qui les avaient surnomms "marchands de mort." Avec le retour de la paix en 1945, James W. Forrestal, Secrtaire la Marine en 1944, a fond "l'Association de l'Industrie pour la Scurit Nationale."

Le budget militaire de 1960 incluait 21 milliards de $ pour l'achat de marchandises. Trois-quarts de cette somme sont alls moins de cent socits. Les plus grands entrepreneurs du Pentagone taient ce moment-l General Dynamics (1,26 milliards de $ en 1960), (5) Lockheed et Boeing (1 milliard de $ chacun), General Electric et North Aviation (900 millions de $ chacun). Quatre-vingt-six pour cents de ces contrats de dfense ne furent pas attribus sur des offres. Les Conseils d'administration des entrepreneurs les plus favoriss comprenaient plusieurs officiers militaires retraits de haut rang. General Dynamics, le premier entrepreneur de l'Arme, comptait 187 officiers militaires retraits, y compris 27 Gnraux et Amiraux, parmi son personnel.

Les activits de relations publiques des fabricants d'armes taient particulirement agrables pour le Pentagone. En 1959, le Dpartement de Relations Publiques de Martin Aviation de Baltimore a offert un "long week-end de relaxation" avec des activits appropries de loisirs (connu comme Opration 3B, pour la Baignade, les Blondes et les Bars) 27 officiers de haut rang, y compris le Gnral Nathan F. Twining, Prsident de l'Etat-Major Interarmes. En 1960, on a attribu Martin Aviation pour 800 millions de $ de contrats de dfense. Les socits comme Hughes Aircraft, Sperry Gyroscope et Chesapeake and Potomac Telephone employaient des techniques semblables.

Depuis la fin de la Guerre de Core, l'existence et l'expansion de l'industrie de l'armement en gnral et l'industrie aronautique en particulier avaient t troitement connects avec la suite de la Guerre Froide, qui tait essentielle de nombreuses entreprises industrielles. (6) Le Vice-prsident Nixon avait dclar : "Plutt que permettre aux Communistes de nous grignoter mort dans de petites guerres dans le monde entier, l'avenir nous compterons sur notre pouvoir de vengeance massive et mobile "Le Pentagone a t prpar toutes les ventualits. Il avait mme fait une tude dtaille sur "la manire de prserver une socit viable aprs un conflit nuclaire"

Au cours de sa campagne lectorale, John Kennedy avait promis une augmentation des dpenses militaires. Le candidat dmocrate a dclar aprs son lection la Prsidence qu'il avait t mal inform cette poque de la proportion relle des forces amricaines et sovitiques. Il avait cru l'information imaginaire lance par l'Arme de l'Air et le Pentagone et avait rimprim dans les journaux que l'Union Sovitique possdait 500 1.000 missiles nuclaires intercontinentaux (en fait, elle en avait 50). Une fois qu'il fut la Maison Blanche et eut l'accs de plus prcises valuations (mais toujours gonfles) de la C.I.A., il dcouvrit que la force sovitique avait t exagre, mais que cette exagration faisait partie de la stratgie du Pentagone.

Le 28 mars 1961, Kennedy a dclar devant le Congrs,

"En janvier, en ordonnant certains changements immdiatement ncessaires, j'ai charg le Secrtaire la Dfense de rvaluer toute notre stratgie, capacit, engagements et besoins de dfense la lumire des dangers prsents et futurs. Le Secrtaire d'Etat et d'autres ont t consults dans cette rvaluation et j'ai soigneusement pass en revue leurs rapports et conseils."

Cette nouvelle politique exigeait la coopration et le contrle des hommes responsables pour la raliser. Le nouveau Secrtaire la Dfense de Kennedy, Robert McNamara, venait d'achever une rorganisation russie de la Ford Motor Company. "L'Amrique produit peu d'hommes du calibre de McNamara... Un homme d'une volont dure comme le diamant et de physique en titane," a crit Time de lui. McNamara avait 45 ans, rarement socialis, s'intressait aux problmes raciaux et l'urbanisme et aimait l'alpinisme et la posie (Yates, Frost et Yevtochenko). Il arrivait son bureau 7h15 et travaillait jusqu'aprs 20 heures. Au Pentagone il avait "une horreur presque calviniste de l'motion, une rvrence presque mystique pour la raison. Il fut le premier Secrtaire la Dfense avec la capacit, l'exprience et juste le cran pour amener l'norme establishment tendu de la dfense amricaine, affreusement bureaucratique, sous un contrle civil efficace." (7)

Ds le 21 janvier 1961, L'Etat-Major Interarmes a compris que dornavant ils allaient tre gouverns. Durant sa premire semaine au Pentagone il a pos 96 questions de base. Il a fait clairement comprendre que dsormais, la stratgie de base serait dfinie par le Prsident et lui-mme. Il a supprim 500 comits (sur 4.000) et a coordonn les activits de ceux qu'il maintenait. Il a surmont l'inertie et l'incomptence l'aide des ordinateurs, des planificateurs d'ventualit et des coordonnateurs. Son but tait de dlivrer les hommes militaires du besoin d'tre intelligent. Lui et ses dputs fourniraient l'intelligence, aux moments et aux endroits ncessaires. "La guerre est un art simple et tout est dans l'excution," avait dit Napolon. Les officiers militaires et mme les civils de haut rang dans le Pentagone furent obligs d'apprendre un nouveau langage tridimensionnel pour lequel ils n'avaient pas du tout t prpars.

Le nouveau Secrtaire la Dfense a substitu la rvolution l'volution. Le concept et la pratique d'analyses fonctionnelles ont t prsents. Le but : l'valuation scientifique des dveloppements d'armes majeurs et d'autres projets coteux pour dterminer aussi objectivement que possible le retour sur un investissement propos, compar son alternative. McNamara n'tait pas intress par les avis, les recommandations ou les conclusions des officiers au Pentagone. Il exigeait des rponses crites aux questions spcifiques. Concernant n'importe quel problme administratif avec des rpercussions politiques ou financires, il demandait seulement une chose : "Quelle est l'alternative ? Quels sont les choix ?" Il interdisait aux gnraux de participer aux runions en uniforme (un gnral deux toiles est quelque peu effray devant un gnral trois toiles, particulirement quand il porte ses toiles). En 1961 il a rdig une liste de 131 mesures urgentes et l'a prsente ses subalternes. Vers la fin de l'anne, 112 de ses suggestions avaient t effectues. Jamais auparavant on n'avait fait appel aux Gnraux pour rpondre tant de questions. Le Pentagone se tenait derrire le postulat de l'Arme de l'Air, "L'extermination du systme sovitique doit tre notre objectif national primordial, notre obligation envers les peuples libres du monde. Nous devons commencer la bataille immdiatement."

Aprs le dsastre de la Baie des Cochons, McNamara a fait savoir que le Pentagone ne jouerait plus le rle de complice passif de la C.I.A. et du Dpartement d'Etat. Il avait nomm Charles J. Hitch et Paul H. Nitze comme ses adjoints. En 1960, Hitch avait crit un livre intitul l'conomie de Dfense dans le Sicle Nuclaire, qui prsentait un nouveau concept de stratgie militaire. Il suggrait que l'arme et les exigences de la dfense doivent tre subordonnes l'conomie nationale sur une base long terme et court terme. Paul H. Nitze, l'ancien directeur du Personnel de Planification de la Politique au Dpartement d'Etat, estimait que le Prsident devait considrer son Secrtaire d'Etat comme le directeur gnral d'une politique trangre "o des aspects diplomatiques, militaires, conomiques et psychologiques doivent tre joints conformment un concept essentiellement politique."

Cette thorie est devenue la base de la politique de Kennedy. Il avait l'intention de remplacer la stratgie de reprsailles massives de John Foster Dulles par une stratgie de rponse flexible. Il a ordonn un examen de tous les plans existants et tous les sacro-saints concepts stratgiques. Kennedy sentait que la stratgie de guerre nuclaire devait tre base sur quelque chose de plus que l'intuition. Il a dit au Congrs :

"Nos armes doivent tre soumises au contrle et au commandement civil suprme tout moment, dans la guerre aussi bien que la paix. Les dcisions de base concernant notre participation n'importe quel conflit et notre rponse n'importe quelle menace - en fait toutes les dcisions touchant l'utilisation d'armes nuclaires ou l'escalade d'une petite guerre en une grande - seront faites par les autorits civiles rgulirement constitues. Cela exige une organisation, des procdures, des quipements et des communications efficaces et protgs en cas d'attaque dirige vers cet objectif, ainsi que des mesures dfensives conues pour assurer des dcisions rflchies et slectives par les autorits civiles. Ce message et ce budget refltent aussi ce principe de base...

"Le but primordial de nos armes est la paix, pas la guerre - pour s'assurer qu'elles ne doivent jamais tre utilises - pour dissuader toutes les guerres, gnrales ou limites, nuclaire ou conventionnelle, grande ou petite - pour convaincre tous les agresseurs potentiels que n'importe quelle attaque serait futile - pour fournir un soutien pour le rglement diplomatique des querelles - pour assurer l'adquation de notre pouvoir de ngociation pour une fin de la course aux armements. Les problmes de base faisant face au monde ne sont pas susceptibles aujourd'hui d'une solution militaire. Ni notre stratgie ni notre psychologie en tant que nation - et certainement pas notre conomie - ne doivent devenir dpendants de la maintenance permanente d'un grand establishment militaire. Notre position militaire doit tre suffisamment flexible et sous contrle pour tre compatible avec nos efforts pour explorer toutes les possibilits et prendre toute mesure pour diminuer les tensions, obtenir des solutions pacifiques et scuriser les limitations des armements. La diplomatie et la dfense ne sont plus des alternatives distinctes, l'une doit tre utilise l o l'autre choue - toutes les deux doivent se complter l'une l'autre...

"Nos armes ne seront jamais utilises pour frapper le premier coup lors de n'importe quelle attaque. Ce n'est pas une confession de faiblesse, mais une dclaration de force. C'est notre tradition nationale. Nous devons compenser tout avantage que cela peut sembler donner un agresseur en augmentant la capacit de nos forces pour rpondre vite et efficacement n'importe quel mouvement agressif pour convaincre tout agresseur potentiel qu'un tel mouvement serait trop futile et coteux entreprendre."

Kennedy a propos une augmentation de 650 millions de $ dans les dpenses militaires, mais son nouveau budget tait faonn pour liminer "la perte, la duplication et les articles de dpense dmods ou injustifiables." Le Prsident a justifi sa pense dans les mots suivants :

"C'est une entreprise longue et laborieuse, contre par des arguments spciaux et des intrts de groupes spciaux conomiques, militaires, techniques et autres. Il y a des centaines de manires, la plupart d'entre elles avec un certain mrite, pour dpenser des milliards de dollars dans la dfense et il est comprhensible que chaque critique de ce budget aura une prfrence forte pour l'conomie sur une dpense autre que celles qui affectent sa branche du service, ou son usine, ou sa communaut.

"Mais des dcisions difficiles doivent tre faites. Les quipements ou les projets inutiles doivent tre limins progressivement. L'establishment de la dfense doit tre mince et sain, efficace et utile, s'adaptant toujours de nouvelles occasions et avances et planifiant pour l'avenir. L'intrt national doit tre soupes contre les intrts spciaux ou locaux." (8)

Nanmoins, Kennedy a demand au Congrs d'approuver la construction de dix sous-marins nuclaires de plus et il a exig une expansion considrable du programme Polaris, qu'il a dcrit comme "un investissement sage pour l'avenir." Il a aussi recommand le dveloppement du missile stratgique Minuteman, la suite du missile aroport Skybolt, une augmentation du budget du Strategic Air Command, l'expansion de projets de recherche militaires et le transport arien pour supprimer l'quipement obsolte (le Titan, le B 47, le Snark) et il a exig l'annulation des projets pour le bombardier intercontinental B70 et le missile naval Eagle. Les deux programmes taient dj dmods, mais leurs fabricants ainsi que le Pentagone avaient des raisons de vouloir les continuer. (9)

Le Pentagone tait en faveur du programme de missile antimissile Nike-Zeus, qui devait tre effectu par Western Electric. L'administration d'Eisenhower avait dj ordonn un gel sur les fonds vots par le Congrs et quand ils ont t vots de nouveau, l'administration Kennedy a fait de mme. Il a aussi gel les fonds pour le bombardier B70. (10) Mais le Pentagone avait dj dpens 1 milliard de $ sur ce projet et les valuations les plus prudentes au moment plaaient le cot total vers quelque chose proche de 10 milliards de $. (11)

Ces politiques prsidentielles, l'intelligence et l'efficacit avec laquelle McNamara et son quipe avaient l'intention de les effectuer, constituaient une rvolution au Pentagone. "En tablissant un contrle civil du Pentagone comme un fait de vie aussi bien qu'une thorie, McNamara est peut-tre all trop loin en alinant des officiers de carrire. Il prenait non seulement le dessus sur des potentats comme le Gnral Curtis LeMay, mais parfois il les humiliait aussi," a crit Time.

"Avec l'esprit d'un ordinateur et le pouvoir volontaire d'un chef intransigeant, McNamara a remodel la machine de guerre des Etats-Unis de la rigidit des reprsailles nuclaires massives au calibrage dlicat de la rponse flexible. Il a rduit les cots, fait tomber des ttes d'officiers de haut rang, bafou des allis dans la ligne, effray des satrapes du Congrs, s'est fait des ennemis presque partout," a ajout Newsweek.

Les jours et les mois passaient fivreusement. Face aux ordres imprieux du sommet, les Gnraux et les Amiraux ont d'abord cd, ensuite se sont rvolts. Une sorte de gurilla a clat parmi les 7.000 bureaux, 18 miles de couloirs et 150 escaliers du Pentagone. Des dclarations anti-administration par des officiers de haut rang se sont multiplies au printemps 1961. Le Gnral Edwin Walker a dclar, "Nous devons rejeter les tratres et si ce n'est pas possible, nous devons organiser la rsistance arme pour dfaire les conceptions des usurpateurs et contribuer au retour d'un gouvernement constitutionnel." (12) Il tait soutenu par le Gnral P. A. del Valle et l'Amiral Arthur Radford.

"Certains des conseillers entourant maintenant le Prsident ont des philosophies quant aux affaires trangres qui refroidiraient l'Amricain moyen," a dclar l'Amiral Chester Ward (retrait). "La Troisime Guerre mondiale a dj commenc et nous y sommes profondment engags," a dclar l'Amiral Felix B. Stunny. L'Amiral Ward a accus les conseillers de la Maison Blanche de donner la priorit "non la libert, mais la paix" et a ajout, "Je ne suis pas en faveur d'une guerre prventive, mais je suis en faveur d'une frappe prventive" (sic).

Le Gnral White, prsident de l'Etat-Major de l'Air Force, a dclar,

"Je suis profondment apprhensif du type fumeur de pipe loin du monde rel des intellectuels de la dfense soi-disant professionnels qui ont t amens dans cette capitale de la Nation. Je ne crois pas que beaucoup de ces jeunes professeurs, mathmaticiens et autres thoriciens prsomptueux, parfois arrogants, ont l'accomplissement ou la motivation suffisante pour rsister la sorte d'ennemi qui nous faisons face."

Le New-York Times (13) a crit,

"Le Pentagone a ses ennuis avec des membres de la droite en uniforme. Un certain nombre d'officiers de haut et moyen rang endoctrinent leurs tats-majors et la population civile prs de leurs bases avec des thories politiques ressemblant celles de la Socit John Birch. Ils soutiennent aussi la critique et ridiculisent certaines politiques officielles du gouvernement amricain. L'exemple le plus remarquable de certains de ces officiers est le Maj. Gnral Edwin A. Walker..."

Le Snateur Stuart Symington du Missouri s'est lev au Snat pour condamner les activits priscolaires de certains officiers militaires et le Snateur J. William Fulbright de l'Arkansas a dclar qu'en proclamant que les Etats-Unis taient engags dans une lutte dsespre et que son objectif unique dans la Guerre Froide ne devrait pas tre une coexistence paisible, mais la victoire totale, les leaders militaires prtaient l'appui aux lments les plus irresponsables de l'extrme droite. Suite ces dnonciations, le Gnral Walker a t dlivr de ses devoirs pour l'extrmisme et la propagande dans l'Arme.

McNamara tait suffisamment fort pour rsister aux pressions combines de ses conseillers militaires et du Congrs. Avec l'approbation de Kennedy, il opta pour l'expansion du programme de missile balistique intercontinental aux dpens des bombardiers conventionnels si chers aux cercles militaires et industriels.

Le Pentagone avait t son propre matre pendant vingt ans - aprs la Deuxime Guerre mondiale, pendant le conflit coren et finalement sous l'administration compatissante du Gnral Ike. Les guerriers comprenaient maintenant que les bonnes annes taient parties. Non seulement ils craignaient pour leurs privilges, mais ils considraient de leur devoir d'essayer et "sauver la nation."

Pendant la Guerre de Core, l'Arme avait t secoue par le succs des techniques de lavage de cerveau appliques aux prisonniers de guerre amricains. Avec la bndiction d'Eisenhower, le Conseil de Scurit Nationale avait install un programme civil d'ducation pour rveiller le public " la menace de la Guerre froide" et la ncessit de la survie nuclaire. En se sentant perscuts par le Prsident et son Secrtaire la Dfense, les guerriers ont dcid d'utiliser ce forum pour informer le public civil de la conspiration anti-amricaine des hommes de la Nouvelle Frontire.

Au printemps 1961, les "alertes publiques," les "forums de libert," la "stratgie pour des confrences de survie" et les "sminaires de guerre de quatrime dimension" ont prolifr. Les buts dclars de ces programmes taient "d'alerter tous ceux prsents sur les objectifs spcifiques du communisme international," "pour rvler les secteurs d'influence communiste sur la jeunesse amricaine," "pour rorienter l'Amricain pensant vers des ides non-amricaines," et "identifier les fonctionnaires publics et la politique affichant une 'douceur' envers le Communisme." Les adresses caractristiques portaient des titres comme "Ce que Vous Pouvez Faire dans le Combat Contre le Communisme," et "Pas tonnant Que Nous Perdions." Bref, oprations psychologiques.

L'Amiral Ward tait l'orateur principal un sminaire de guerre de quatrime dimension donn le 15 avril Pittsburgh. Le 14 et 15 avril, des confrences "Stratgie de Survie" patronnes par le Major Gnral William C. Bullock, le commandant de la rgion, ont t donnes dans plusieurs villes de l'Arkansas. Les invitations un sminaire sur "l'ducation pour la Scurit Amricaine" furent envoyes en Illinois dans des enveloppes officiellement en franchise postale! Le "Projet Alert" Pensacola en Floride  tait soutenu par le quartier gnral local de la Marine et des participants au "Projet Action," trangers la ville, tenu les 28-29 avril Minneapolis, se sont vus offrir l'hbergement pour la nuit l'Arodrome Naval. Un sminaire organis par le crois anti-communiste Dr Fred Schwarz tait patronn la Nouvelle Orlans par le Vice-Amiral W. S. Schindler et Corpus Christi, l'Amiral Louis J. Kirn, Chef de l'Entranement Avanc de l'Aronavale, tait assis sur l'estrade.

Le snateur Fulbright a accus que

"Le contenu a sans doute vari de programme programme, mais il y a un thme central qui se retrouve dans tous disant que le danger primordial, sinon exclusif, pour ce pays est l'infiltration communiste interne. La thse de la nature de la menace communiste est souvent dveloppe en galisant la lgislation sociale avec le socialisme et ce dernier avec le communisme. Une grande partie du programme lgislatif intrieur de l'administration, y compris la suite de l'impt sur le revenu progressif, l'expansion de la Scurit Sociale (en particulier des soins mdicaux sous la Scurit sociale), l'aide Fdrale l'ducation, etc, sous cette philosophie seraient caractriss comme des tapes vers le Communisme.

"Cette vision de la menace communiste prsente l'aide l'tranger, les changes culturels, les ngociations de dsarmement et autres programmes internationaux, comme extrmement gaspilleurs, sinon rellement subversifs...

Il y a beaucoup d'indications que la philosophie des programmes est reprsentative d'un lment substantiel de pense militaire et a un grand attrait pour l'esprit militaire...

Il y a peu dans l'ducation, la formation ou l'exprience de la plupart des officiers militaires pour les quiper avec l'quilibre de jugement ncessaire pour mettre en uvre leurs propres solutions suprmes... dans la perspective approprie dans la stratgie totale Prsidentielle pour une re nuclaire... "

Et il a conclu avec un avertissement :

"On peut s'attendre ce que le radicalisme de la droite ait un grand attrait massif. Il offre la solution simple, facilement comprise, fouettant les dmons dans le corps politique, ou, l'extrme, envoyant de violents coups de poing l'ennemi.

"Si l'arme est infecte par ce virus de radicalisme de droite, le danger est digne d'attention. Si elle croit que le public l'est, le danger est augment. Si, par le processus de l'arme instruisant le public, les fivres des deux groupes sont augmentes, le danger est grand en effet.

"C'est peut-tre tir par les cheveux d'inciter la rvolte des gnraux franais (14) comme un exemple du danger suprme. Nanmoins, les officiers militaires, franais ou amricains, ont quelques caractristiques communes rsultant de leur profession et il y a de nombreuses armes avec ' le doigt sur la dtente ' dans le monde entier."

En juillet, un ordre du Dpartement de la Dfense a t publi, limitant le droit des officiers militaires d'exprimer leurs avis politiques en public et participer de tels programmes d'information. (15) Il y eut une raction violente des conservateurs. Le snateur J. Strom Thurmond, un Rpublicain de la Caroline du Nord et Gnral de Rserve de l'Arme, a attaqu le mouvement comme "une tentative infme d'intimider les leaders de la Force Arme des Etats-Unis: et les empcher d'informer leurs troupes de la nature exacte de la menace communiste." (16)

Le 8 juillet, Khrouchtchev a annonc que le gouvernement de l'URSS tait oblig de reporter la rduction de ses forces armes. Kennedy s'inquitait suffisamment de l'information qu'il avait reue de la C.I.A. pour faire un discours tlvis le 25 juillet 1961 demandant au pays d'tre prpar pour dfendre la libert Berlin et ailleurs. Il a annonc un dveloppement de dfense supplmentaire qui comprenait le doublement et le triplement des appels du contingent et l'appel de rservistes au service actif. Finalement, il a recommand la construction d'abris atomiques.

Ces dclarations pessimistes veillrent l'esprit des hommes militaires, mais effrayrent les Amricains.

Le gouvernement fdral a imprim des brochures dcrivant la manire de construire un abri atomique pour une famille. Les journaux et la tlvision ont discut les consquences d'une attaque nuclaire. Le savant atomiste, le Dr Edouard Teller a dclar, "Si nous ne nous prparons pas, 100 millions d'Amricains pourraient mourir dans les premiers jours d'une guerre nuclaire gnralise. Trente 40 millions de plus pourraient mourir de famine et de maladie. Les Etats-Unis cesseraient d'exister..." Un prtre Jsuite, le Pre McHugh, dclara pour sa part que les propritaires d'abris avaient le droit moral de ne pas laisser entrer leurs voisins affols. Une brochure publie par le Bureau de la Dfense Civile conseillait tous les propritaires de bateau de se diriger vers la haute mer aussitt que l'alerte serait sonne.

Le Congrs a exig un programme d'armements tendu, dont l'argent devait venir des projets aberrants de la socit d'abondance. Les snateurs Jackson et Keating ont dclar que le Congrs accorderait au Prsident et aux forces armes tout l'argent qu'ils demandaient et en particulier 500 millions de $ pour le Boeing B 70. Le Pentagone tait de nouveau optimiste. Les Gnraux et les Amiraux ont multipli leurs dclarations incendiaires. Mais le 2 aot, le snateur Fulbright s'est de nouveau prononc :

"Les officiers militaires ne sont pas lus par le peuple et ils n'ont aucune responsabilit pour la formulation de la politique autre que la politique militaire. Leur fonction doit effectuer la politique formule par les fonctionnaires qui sont responsables envers l'lectorat. Cette tradition est enracine dans le principe constitutionnel que le Prsident est le Commandant en chef des Forces armes et que, donc, le personnel militaire ne doit pas participer aux activits qui sapent sa politique."

Le 16 novembre 1961 Seattle, le Prsident Kennedy a dclar,

"Nous devons faire face au fait que les Etats-Unis ne sont ni tous-puissants, ni omniscients - que nous ne pouvons pas imposer notre volont aux 94 autres pour cents de l'humanit - que nous ne pouvons pas corriger chaque injustice ou inverser compltement chaque adversit - et que donc il ne peut y avoir une solution amricaine pour chaque problme du monde."

Pour la premire fois dans l'histoire des Etats-Unis, un Prsident avait os attaquer le mythe de l'infaillibilit nationale. Trois jours plus tard, un banquet du parti Dmocrate Los Angeles, Kennedy a continu,

"Concentrons-nous plus maintenir les bombardiers et les missiles ennemis loin de nos rivages et concentrons-nous moins maintenir nos voisins loin de nos abris. Consacrons plus d'nergie l'organisation des nations libres et amicales du monde... et consacrons moins d'nergie l'organisation de bandes armes de gurilleros civils qui vont plus probablement fournir des vigiles locaux qu'une vigilance nationale."

Cette remarque tait destine aux organisations paramilitaires comme la Socit John Birch, les Minutemen et le Ku Klux Klan. (17) Tandis que Kennedy parlait, ces groupes extrmistes taient composs en grande partie de visionnaires, profiteurs et fanatiques. Mais le Gnral Walker et d'autres officiers de haut rang ont commenc former de nouveaux leaders en 1962. Les organisations ont gagn de la force et en 1963 eux et d'autres groupes comme les Amis du Gnral Walker et l'Association Patrick Henry taient devenus des forces avec lesquelles il fallait compter.

Ceux de l'extrme droite rvaient d'un monde sans communisme, sans imbroglios trangers, sans les Nations Unies, sans le gouvernement fdral, sans syndicats et sans Noirs. Leur but tait une Amrique sans Cour Suprme qui envahirait ou dtruirait Cuba, supprimerait l'impt sur le revenu progressif et arrterait d'importer des jambons polonais. Pour ces gens, mme Eisenhower tait un agent actif de la conspiration marxiste. Quand Kennedy arriva la Maison Blanche, ils taient certains que les Russes avaient atterri. "Mon Dieu, Ike me manque. Mme Harry me manque," a dit un homme de Cincinnati US News and World Report en 1962.

Les mouvements de droite avaient non seulement l'avantage du leadership militaire, mais aussi de fonds privs importants. l'Universit Harding dans l'Arkansas (18) fournissait la plupart des orateurs pour les forums extrmistes. Son Prsident, le Dr George S. Benson, (19) avait le support financier de socits comme Lockheed, Boeing, Lone Star Cement, Olin Mathison Chemical, American Iron and Steel Institute, et Acme Steel. En 1961, ces socits contribuaient plus de 6 millions de $ Harding. General Electric et la C.I.A. taient parmi ses bienfaiteurs les plus importants.

Nanmoins, la situation internationale continuait se dtriorer. En aot, le Mur de Berlin a t construit et en septembre, les Sovitiques d'abord et les Etats-Unis ensuite ont recommenc les essais nuclaires. Le 28 octobre, le jour mme o l'Assemble Gnrale de l'ONU a demand de ne pas le faire, l'Union sovitique a fait clater une bombe de 50 mgatonnes. Le 31 octobre, le snateur Jackson a critiqu Kennedy pour courir des risques dans la dfense nationale en retardant la construction du Boeing B 70, rebaptis RS 70 pour amliorer son image. Ce mme mois, l'Arme a patronn un "Projet Alert" San Francisco et en dcembre la Marine a fait de mme.

Kennedy a essay de dgeler la Guerre Froide par la diplomatie, (20) mais les dclarations exagres des guerriers du Pentagone n'taient gure calcules pour l'aider. McNamara, qui "se disputait maintenant constamment" et qui tait dtest par le Congrs, qui le trouvait "arrogant et mme ddaigneux," a continu exercer son pouvoir autoritaire, dmontrer son aversion du favoritisme, (21) et construire un systme raisonnable de dfense. Il a dclar,

"La Technologie nous a maintenant tous circonscrits avec un horizon imaginable d'horreur qui pourrait clipser n'importe quelle catastrophe qui est arrive l'homme dans son million d'annes et plus sur la terre.

"L'homme a vcu pendant plus de 20 ans dans ce que nous sommes venus appeler l're atomique. Ce que nous oublions parfois est que chaque re future de l'homme sera un ge atomique.

"Si, donc, l'homme doit avoir un avenir, il devrait tre un avenir assombri par la possibilit permanente d'un holocauste thermonuclaire. De ce fait, nous ne sommes plus libres.

"Notre libert sur cette question consiste plutt affronter la question rationnellement et avec ralisme et discuter de l'action pour rduire au minimum le danger. Aucun citoyen raisonnable; aucun leader politique raisonnable; aucune nation raisonnable ne veut la guerre thermonuclaire. Mais simplement ne pas la vouloir n'est pas assez.

"Nous devons comprendre la diffrence entre les actions qui augmentent son risque, celles qui le rduisent et celles qui, bien que coteuses, ont peu d'influence d'une faon ou d'une autre. La stratgie nuclaire est exceptionnellement complexe dans ses aspects techniques. moins que ces complexits ne soient bien comprises, la discussion raisonnable et la prise de dcision sont simplement impossibles."

La crise des missiles cubains d'octobre 1962 tait le tournant dans la Guerre Froide. Le 22 octobre, Kennedy a dclar,

"Je fais appel au Prsident Khrouchtchev d'interrompre et liminer cette menace de la paix du monde clandestine, insouciante et provocatrice et de stabiliser les relations entre nos deux nations. Je l'appelle en outre abandonner cette course de domination du monde et se joindre un effort historique pour mettre fin la prilleuse course aux armements et transformer l'histoire de l'homme...

"Nous ne risquerons pas prmaturment ou inutilement les dpenses de la guerre nuclaire mondiale dans laquelle mme les fruits de la victoire seraient des cendres dans notre bouche - mais nous ne nous droberons pas non plus ce risque tout moment o nous devons y faire face...

"Le chemin que nous avons choisi pour le moment est plein de dangers, comme le sont tous les chemins - mais c'est celui le plus compatible avec notre caractre et courage en tant que nation et avec nos engagements dans le monde entier. Le cot de la libert est toujours lev - mais les Amricains l'ont toujours pay. Et un chemin que nous ne choisirons jamais est le chemin de la reddition ou de la soumission.

"Notre but n'est pas la victoire de la force, mais la revendication du droit - pas la paix au dtriment de la libert, mais tant la paix que la libert ici dans cet hmisphre et, nous esprons, dans le monde entier. S'il plat Dieu, ce but sera ralis."

Les Sovitiques ont recul.

En 1963 la dtente tait devenue une ralit et le Pentagone savait qu'il avait perdu le jeu. Ce printemps-l, le Chef d'Etat-Major de la Marine, l'Amiral George W. Anderson, a remis sa dmission. (22) Le Prsident Kennedy a dclar le 1er mars que l'Amiral continuerait servir le pays un poste important. (23) Le 26 juillet 1963, le Prsident a annonc la signature imminente du Trait de Moscou :

"Ce trait n'est pas le millnaire. Il ne rsoudra pas tous les conflits, ni ne suscitera les Communistes renoncer leurs ambitions, ni n'liminera le danger de la guerre. Il ne rduira pas notre besoin d'armements ou d'allis ou de programmes d'aide envers les autres. Mais c'est une premire tape importante - une tape vers la raison - une tape loin de la guerre."

En notant la satisfaction du public, le Pentagone a chang sa tactique. Il a employ des gnraux retraits comme l'ex-Major Gnral Johnson pour exprimer son point de vue en termes nouveaux et plus doux. Le gnral Johnson ne prvoyait pas d'autre issue que "la retraite ou la dfaite" jusqu' ce que les leaders de l'administration aient "dtermin leurs buts."

Il a not que les Etats-Unis avaient par trait des obligations de dfendre 45 nations (24) dans le monde entier et que le pays avait besoin non seulement de continuer la Guerre Froide, mais aussi de "gagner la guerre chaude" s'il elle devait arriver. Il a exprim son regret qu'en aucun endroit dans le monde la nation ne prenait l'initiative, pas mme Cuba, o chaque mois qui passait voyait Castro plus profondment tabli dans le pouvoir. Il a fait remarquer que la taille de l'arme avait diminu de plus d'un million d'hommes depuis la fin de la Guerre de Core. Il a valu qu'une invasion de Cuba seul exigerait 22 divisions, plus qu'il n'y en avait sur le sol amricain et a conclu que les Etats-Unis n'taient pas prpars pour une guerre trs limite (comme le Vietnam) (25) ou une guerre limite (comme Cuba ou Berlin). Il a reconnu que les Etats-Unis taient relativement bien "couverts" pour une guerre totale, avec des stocks de 40.000 armes nuclaires de 30 types diffrents qui taient trs coteuses maintenir, mais que comme "les civils dans le gouvernement continuent placer leur foi dans la conversation," l'utilit de cet arsenal atomique devait encore tre prouve. L'ex-Major Gnral a franchement admis qu'il avait peur que les industriels "ne soient pas satisfaits de la maintenance indfinie de cette rserve atomique."

Sur ce dernier point, l'administration Kennedy a rpondu que le dsarmement serait limit et progressif et que les rductions seraient partiellement indemnises par des utilisations civiles de l'atome et des programmes spatiaux de la NASA. Il a ajout qu'il planifiait de se battre avec les consquences d'une conversion trop rapide de l'conomie en renforant l'assurance chmage, en augmentant l'information sur des nouvelles occasions d'emploi, en organisant des programmes de recyclage professionnels, en tablissant de nouvelles industries et des programmes de recherche de rorientation vers la chimie, l'exploration spatiale, la maladie, le transport urbain, la construction, l'ducation, la purification d'eau, le contrle de la population, les maladies tropicales et l'exploitation des ressources ocaniques.

Mais ce programme serait long dmarrer et ce ne serait pas assez. Les critiques de l'administration prvoyaient une rcession : les consommateurs taient accabls par leurs obligations de crdit, la comptition internationale devenait plus dure et le dollar restait faible. La paix apportait avec cela le risque de perturbations srieuses, sinon un renversement, de l'conomie. (26) Dj en 1962, quand Republic Aviation menaait de fermer son usine de Long Island, mettant 20.000 personnes au chmage, le Prsident avait sorti 1,3 milliards de $ des fonds de la dfense vots par le Congrs, bien que l'Arme de l'air et le Comit des Forces Armes de la Chambre aient demand 10 milliards de $.

Le 30 mars 1963, McNamara a dcid de fermer 52 installations militaires places dans 25 tats diffrents, plus 21 bases l'tranger. Cette rorganisation devait tre tendue sur une priode de trois ans. Son annonce eut des rpercussions importantes dans tout le pays. Les marchands de Del Rio au Texas contriburent pour 50 $ chacun pour envoyer une dlgation Washington pour protester contre la fermeture de la Base de l'Arme de l'air de Laughlin. Les dlgus firent remarquer que la base tait la seule industrie importante Del Rio (18.612 habitants), que les salaires militaires et civils pays par la base s'levaient 10,5 millions de $ par an et que 1.700 familles de la base faisaient leurs achats Del Rio.

Benecia, en Californie (6000 habitants), le conseil municipal a appris que le dpt militaire devait tre ferm. Il estima que la ville se trouvait face une perte de plus de 200.000 $ par an dans les taxes l'achat, essence et ventes de spiritueux, de mme que le business des 2.400 employs du dpt, tandis que l'gout avait juste t rnov pour un cot de 1,6 millions de $. Le Reprsentant John Baldwin (Rpublicain) protesta Washington, faisant remarquer que le dpt Benecia tait le type mme d'installation militaire dont le pays avait besoin s'il devait avoir (comme Kennedy avait promis) une arme forme capable de faire face toute situation.

Tacoma, tat de Washington, un vendeur de chaussure venait de vendre une paire de chaussures. Le client lui remit un billet de 20 $ et un prospectus qui dclarait, "Vous venez de vendre un employ du dpt de Mount Rainier. Combien d'argent perdrez-vous quand 14 millions de $ en salaires pays par le dpt seront transfrs en Utah ? crivez votre Membre du Congrs, votre Snateur, votre Gouverneur." Et l'Amrique a crit.

En plus des trois millions et demi de personnes directement employes par le Dpartement de la Dfense, (27) sept millions et demi d'autres devaient leurs emplois aux contrats de dfense. Les consquences du dsarmement affecteraient le pays entier. Les tudes faites par la Commission de Contrle du Dsarmement des Etats-Unis ont rvl que les industries de dfense reprsentaient plus de 10 % du produit national total et employaient presque 10 % de tous les ouvriers dans le pays. Une rduction annuelle de 5 milliards de $ dans le programme militaire pourrait ralentir l'conomie nationale de 10 ou 12 milliards de $ par an. (28)

Le Prsident de la Standard Oil of Californie, la socit la plus directement concerne par la Guerre de Core, avait dclar en 1953 :

"Deux sortes de paix peuvent tre envisages. L'une permettrait aux Etats-Unis de continuer son rarmement et maintenir des forces militaires importantes en Extrme-Orient; cela aurait un trs petit effet sur l'industrie, puisque la maintenance d'une arme de temps de paix exige presque autant de ptrole qu'en temps de guerre. Mais s'il devait y avoir une grande amlioration des relations entre les Etats-Unis et l'Union Sovitique et en particulier un accord de dsarmement, le coup l'industrie ptrolire et au reste de l'conomie serait norme."

Ni les industriels, ni l'arme n'taient prpars en 1963 s'incliner devant des dcisions politiques ou des dcisions simples et raisonnables. Les gnraux se rendaient compte que le trait d'interdiction des essais nuclaires constituait une tape vers le dsarmement gnral.

Le Gnral Thomas D. White, ancien chef de l'Etat-Major de l'Arme, remarqua,

"La vraie scurit se trouve dans la supriorit nuclaire illimite."

L'Amiral Lewis Strauss a ajout,

"Je ne suis pas sr que c'est ncessairement une bonne chose de diminuer lors de rapports tendus."

L'Amiral Radford, ancien chef de l'Etat-Major Interarmes, dclara,

"Je me joins tous mes anciens collgues en exprimant mon inquitude concernant notre scurit future."

Le Gnral Thomas Power, Commandant du Strategic Air Command, a mme attaqu le trait d'interdiction des essais nuclaires devant le Comit des Forces Armes du Snat.

Le 4 avril 1962, le Gnral Walker a port tmoignage devant le comit. Comme il a quittait la pice d'audition, le journaliste Tom Kelly du Washington "Daily News" a demand s'il avait un commentaire. La rponse du gnral fut un coup de poing dans le nez.

NOTES

1. En 1957, Fortune a crit : "Nous devons obtenir une rduction de la somme dpense pour les autoroutes, l'aide la communaut noire et autres prodigalits non-militaires."

2. Le 1er juillet 1944, le budget de l'arme des Etats-Unis s'levait 81,3 milliards de $. Trois ans plus tard il avait chut 11,8 milliards de $, mais l'industrie prive s'tendait rapidement pour fournir les besoins du secteur civil de l'conomie - automobiles, maison, appareils lectromnagers et toutes sortes de gadgets. La Guerre de Core reprit les rnes et en 1953 le budget militaire se gonfla 50,4 milliards de $. En 1954, ce chiffre avait baiss 40,7 milliards de $, mais les rductions d'impt fournirent un autre boom en 1955, qui marqua une demande record de nouvelles voitures et un record lev en achats. Depuis le dbut de la rcession en 1960, le budget militaire tait mont de 47,5 milliards de $ (1960-1961) 51,1 milliards de $ (1961-1962) et 52,7 milliards de $ (1962-1963).

3. Les actifs de General Motors en 1966 s'levaient 12,9 milliards de $.

4. En dcembre 1967, le Dpartement de la Dfense contrlait un budget de 76 milliards de $ et employait 4.500.000 personnes.

5. Dans les neuf premiers mois de 1967, General Dynamics a fait des affaires valant 1,57 milliards de $, une augmentation de 24 % par rapport 1966. Cette hausse est indicative du boom dans l'aronautique rsultant de la Guerre du Vietnam.

6. Aprs l'chec de la rencontre Kennedy-Khrouchtchev Vienne au printemps de 1961, le Los Angeles Mirror News imprima une publicit pleine page qui commenait, "La runion au sommet a chou. Qu'est-ce que a signifie pour vous ? Un boom lectronique fantastique. Des milliards de dollars, une industrie saine dans la Californie du Sud employant 110.000 personnes."

7. Stewart Alsop.

8. Le 29 mars 1961.

9. En 1967, 17 experts militaires suprieurs ont valu que les forces nuclaires des Etats-Unis et de l'Union Sovitique se dvelopperaient de la faon suivante dans la dcennie venir:

Etats Unis

Union Sovitique

1962: 25 50.000 mgatonnes

1962: 6 12.000 mgatonnes

1971: 6 15.000 mgatonnes

1971: 30 50.000 mgatonnes

Les experts utilisrent ces chiffres pour confirmer leur demande d'augmentation du potentiel nuclaire amricain, mais ils notrent aussi que sous Kennedy la supriorit nuclaire amricaine tait de l'ordre de 4 1.

10. Le 25 fvrier 1962, l'Arme de l'Air et la Socit Boeing ont prsent le bombardier B 70 la Presse de nouveau, bien que Kennedy ait persist dans son refus de dbloquer les fonds.

11. Ce systme serait obsolte avant d'tre oprationnel, comme cela a t le cas jusqu'ici avec tous les programmes de missiles antimissile.

En 1967, des arguments identiques et la pression industrielle ont men le Pentagone rtablir un projet pour la construction de missiles anti-balistiques ABM. McNamara a essay de rduire ce programme, sachant que les Russes eux-mmes admettaient que leur systme Tallin de missiles anti-balistiques Galosh et Griffon taient dj obsoltes. A cause du progrs dans l'lectronique et les techniques de microcircuits ultra-miniaturiss, le systme amricain, qui ne sera pas oprationnel avant 1974 et que le Pentagone considre insuffisant, est dj obsolte aussi. La nouvelle technique LSI (pour circuits intgrs grande chelle) rend possible un assemblage dix fois plus dense et multiplie la sensibilit (la vitesse de raction) des missiles par cinq. Electronics crit que "les radars et les ordinateurs qui guideront nos missiles anti-missiles seront aussi dmods qu'une Ford ct de la dernire Ferrari."

12. Le gnral Walker a commenc sa carrire politique dans le Thtre Arie Crown Chicago le 9 fvrier 1962 devant une foule de 5.000 personnes. Il avait pass trois dcennies en uniforme et avait t dcor comme hros de la Guerre de Core. En 1959 il a rejoint la Socit John Birch. Walker aimait dire, "Dans le patriotisme, la fidlit et le combat, il n'y a pas de modrs." Il a conseill son auditoire d' "attaquer sur tous les fronts" et "renforcer vos armes et parler courageusement."

13. Le 18 juin 1961.

14. Une rfrence au putsch des gnraux franais d'avril 1961 Alger.

15. McNamara a t appel devant le Comit des Forces Armes du Snat pour expliquer son action. Quand il est parvenu au Capitole, il a t salu par 70 mnagres portant des boutons de la Societ John Birch.

16. Le snateur Barry Goldwater a crit :

"Il existe aujourd'hui une nouvelle littrature de la stratgie militaire qui n'est en aucune faon le travail d'officiers de carrire, mais de philosophes nuclaires, comme ils ont rcemment commenc s'appeler et qui expose leur aversion humanitaire pour la bombe dans tous leurs crits.

"Les gnraux et les amiraux d'aujourd'hui ne sont pas des pirates sanguinaires avec des bandeaux noirs sur les yeux et des coutelas entre les dents. Ils sont des hommes intelligents, comptents, instruits qui essayent aussi durement que nos diplomates de trouver des solutions pacifiques aux problmes internationaux. Nos gnraux et nos amiraux sont des stratges de paix aussi bien que des experts dans les questions militaires.

"Je crois que quelque chose a la fois nouvelle et ancienne arrive dans notre pays et que les grandes traditions de l'histoire amricaine trouveront leur vraie place.

17. La Socit John Birch, fonde par Robert Henry Winborne Welch, Jr., n en 1899, un ancien de l'cole Navale d'Annapolis et de la Harvard Law School, vice-prsident d'une usine de confiserie Belmont, Mass., prfre, parmi d'autres choses, la libration immdiate de Cuba, l'abolition de l'aide l'tranger et la rinstitution de la sgrgation gnralise. En 1961, la socit revendiquait une adhsion de 100.000 membres. Elle gardait des fichiers sur les "Comsymps" (quiconque dont on considrait les ides trop librales) et essayait d'infiltrer les universits et le gouvernement. Elle avait une vritable influence dans l'arme.

La socit est nomme d'aprs le Capitaine John Morrison Birch, un jeune missionnaire qui a t tu l'ge de 27 ans par les Communistes chinois pendant une mission en Chine du Nord 10 jours aprs la fin de la Deuxime Guerre mondiale. Selon Welch, Birch tait la premire victime de la Troisime Guerre mondiale.

Les Minutemen, une milice clandestine de combat, sont dirigs par Robert Bolivar DePugh, qui dirige une affaire pharmaceutique de 400.000 $ par an. Ses 25.000 membres font quotidiennement des exercices avec tout depuis des pistolets jusqu'aux armes anti-chars pour tre prts enrayer une invasion communiste et organisent des sminaires de gurilla dans tout le pays. Bien qu'ils soient peu organiss, plusieurs centaines de ses groupes sont arms et dangereux et capables de tout faire dans le soutien de leur idologie ou les intrts de leurs leaders. Leur devise est "Action Maintenant" et leur programme appelle l'assassinat des Communistes dangereux.

Le KKK, dirig par Robert Shelton, un ancien vendeur de climatiseurs, accepte comme membres seulement "des citoyens loyaux ns aux Etats-Unis, chrtiens, blancs, avec une haute morale, de foi protestante, croyant dans l'amricanisme et la suprmatie de la race blanche." Mais derrire ce credo relativement modr se trouve une surabondance de folklore et un groupe des gens sauvages.

18. Qui a reu son premier cadeau, 300.000 $ de General Motors, en 1949. La dcision a t prise par Alfred P. Sloan, qui tait le Prsident de GMC l'poque.

19. Le Dr Benson a dclar une fois, "Si vous voulez forcer Washington faire ce qui a besoin d'tre fait, vous devez d'abord atteindre l'opinion publique. Mon but est de le frapper profondment jusqu'aux racines afin de l'orienter vers la pit et le patriotisme."

Il a aussi proclam que "N'importe quel Amricain qui aime la libert et dsire travailler, travailler, travailler pour la protger peut trouver une direction intelligente et une camaraderie dans le groupe de la Socit John Birch."

20. Le 25 novembre, Kennedy a accord une interview Aleksei Adzhubei, le rdacteur en-chef d'Izvestia, qui lui a dit, "Votre lection a apport un grand espoir aux gens de notre pays." Le 28 novembre, l'essai nuclaire a interdit la confrence, qui avait t ajourne depuis le 9 septembre, rouverte Genve. Le 21 dcembre, Kennedy a rencontr MacMillan aux Bermudes pour examiner les relations occidentales avec l'URSS.

21. En octobre 1963, McNamara a demand au Secrtaire la Marine Fred Korth de dmissionner. Il tait accus de favoritisme envers la Banque Nationale Continentale de Fort Worth, dont il avait t le Prsident avant sa nomination en 1961. (La Banque Nationale Continentale tait une des 20 banques qui avaient prt 200 millions de $ General Dynamics pour lui permettre de commencer la construction du TFX, maintenant le F 111.)

22. Principalement parce que McNamara l'avait court-circuit pour entrer en communication directe avec les commandants d'units navales amricaines pendant la crise cubaine. De plus, l'Amiral a dsapprouv le fait que le Secrtaire la Dfense ait dcid contre le conseil de la Marine et de l'Arme de l'air et ait attribu le contrat du TFX General Dynamics plutt que Boeing. L'Arme de l'air tait aussi fortement contrarie par l'annulation du projet Skybolt en mai 1962. Eisenhower avait sign un accord pour fournir 100 missiles air-air Skybolt la Grande-Bretagne, mais suite la crise de L'OTAN, Kennedy a dcid d'annuler ce projet, qu'il considrait comme trop coteux et superflu.

23. Le 30 juillet, l'Amiral Anderson a t nomm ambassadeur au Portugal, "Un pays maritime, un pays trs important en 1963 et les annes suivantes," dans les mots du Prsident. Avant qu'il n'ait pris son poste, l'Amiral a fait les titres de nouveau en dclarant que les choses allaient mal au Pentagone et recommandait que les membres des Etats-Majors soient nomms pour une dure de 4 ans plutt que 2. Kennedy a refus et l'Amiral est parti pour Lisbonne, o Lyndon Johnson l'a laiss.

24. Canada, Islande, Danemark, Norvge, Allemagne de l'Ouest, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, Royaume-Uni, France, Portugal, Italie, Grce, Turquie, Iran, Pakistan, Hati, Costa Rica; Rpublique dominicaine, Panama, Venezuela, Equateur, Colombie, Prou, Bolivie, Paraguay, Brsil, Chili, Argentine, Uruguay, Nicaragua, Salvador, Guatemala, Mexique, Honduras, Australie, Nouvelle-Zlande, Philippines, Thalande, Formose, Japon, Core du Sud, Cambodge, Laos, Sud Vietnam, etc.

25. Cela, bien sr, tait en 1962. ce moment-l le Gnral Harkins prvoyait que la guerre du Vietnam serait gagne vers la fin de l'anne suivante et dcrivait l'opposition locale comme compose "d'intellectuels neutres et de quelques membres du Vietcong."

26. Huit mois plus tt, l'Agence du Contrle des Armements et du Dsarmement des Etats-Unis avait publi ses prdictions de ce qui arriverait l'conomie si la Guerre Froide devait finir. Elle prdisait une augmentation des dpenses militaires jusqu'en 1965, suivies par une rduction progressive mais importante jusqu'en 1977 :

1962-63: 52,7 $ 1963-64 : 54,0 $ 1964-65 : 56,1 $ 1968-69 : 38,9 $ 1971-72 : 27,0 $ 1974-75 : 17,3 $ 1977-78 : 10,2 $

(En milliards de dollars par exercice)

En 17 ans, la part du budget consacre la construction d'avions baisserait de 6,9 $ 0,5 milliards de $. La somme dpense pour les missiles baisserait de 5,1 $ 0,1 milliards de $, le programme spatial militaire serait rduit de 0.5 $ milliard de 0,0 $, la construction navale baisserait de 1,9 $ 0,2 milliards de $ et la somme dpense sur divers autres quipements diminuerait de 3,6 $ 0,7 milliards de $ (l'Impact conomique du Dsarmement, 1962).

En fvrier 1962, le magazine US News and World Report a publi un diagramme montrant le pourcentage de contrats militaires dans les ventes industrielles. Pour l'aviation et l'quipement aronautique, ce pourcentage tait de 94 %, pour la construction navale 61 %, pour la radio et l'quipement de tlcommunications 38 %, pour l'quipement lectrique 21 %, pour l'acier et le fer 10 % et pour le ptrole 10 %.

27. 4.600.000 en 1968.

28. La Californie, le Texas, la Floride, l'Alaska, Hawaii, Washington D.C., le Nouveau Mexique, le New Hampshire, la Gorgie, l'Alabama, l'Oklahoma, le Maryland, l'tat de New York, l'Ohio, le New Jersey et le Massachusetts ne seraient pas les seuls tats souffrir. Les fabrications de dfense reprsentaient 30 % de tous les emplois d'usine dans le Kansas, 28 % dans le District de Columbia, 24 % au Nouveau Mexique, 23 % en Californie, 21 % dans le Connecticut et l'Arizona, 20 % dans l'Utah, 18 % dans le Colorado, 14 % en Floride, 12 % dans le Maryland et 10 % au Missouri et au Texas. Dix tats reprsentaient les deux-tiers de tous les contrats militaires (pour un total de 17 milliards de $) : la Californie 5,8 milliards de $, New York 2,5 milliards de $, l'Ohio 1,3 milliards de $, le New Jersey 1,2 milliards de $, le Massachusetts, le Texas, Washington et le Connecticut 1,1 milliards de $ chacun, la Pennsylvanie 0,9 milliards de $ et le Missouri 0,7 milliards de $.

Et merci Marianne K. pour le lien du discours de Kennedy d'avril 1961.


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