Le racisme, pas la défense, au coeur de la politique israélienne

Joe Quinn
Signs of the Times
Le 29 juin 2006


La semaine dernière, le premier ministre israélien Ehud Olmert déclara publiquement une chose que tout observateur impartial du conflit israélo-palestinien sait intérieurement depuis de nombreuses années : pour l’oligarchie israélienne, la vie d'un citoyen israélien est « plus importante » que celle d'un palestinien.

Parlant des récents meurtres de masse par l'armée israélienne de civils palestiniens de Gaza (dont les résistants devaient en apparence arrêter de tirer leurs impuissantes fusées Qassams sur la ville israélienne de Sderot) Olmert déclara : « Je suis profondément désolé pour les résidants de Gaza, mais la vie, la sécurité et le bien-être des résidants de Sderot sont bien plus importants. »

Bien sûr, le commentaire d'Olmert, et le racisme enraciné au coeur de la politique israélienne qu'il a étalé, peuvent peut-être se justifier en revendiquant qu'il n'est pas déraisonnable qu'un premier ministre israélien soit plus préoccupé par la vie des citoyens israéliens que par celles de ses « ennemis » palestiniens. Après tout, c’est la « guerre », n'est-ce pas ? Hé bien, oui et non. Oui, si votre définition de « guerre » est :
    - Déposséder un peuple entier d’une grandes parties de ses terres,

    - le garder dans des camps de réfugié,

    - exiler les autres et leur refuser le droit de revenir,

    - manipuler l'opinion internationale via la presse dominante et diaboliser comme terroristes le peuple dépossédé quand il résiste à vos brutales mesures contre lui,

    - le priver de tout vrai moyen de résister et pourtant, quand il parvient à faire des représailles, le dépeindre comme une plus grande source de mal que vous,

    - l’isoler de toute aide internationale et commencer un processus pour transformer lentement sa vie en enfer vivant,

    - l’assassiner périodiquement, avec de nombreux enfants à une moyenne de 600 par an et ensuite mentir à leur sujet et s'assurer que leur souffrance est minimisée dans la presse internationale principale.
Israël fait tout ceci, et beaucoup plus.

Naturellement, vous serez en désaccord pour appeler cela une « guerre » si vous avez conscience de ces détails plutôt que de la propagande répandue par les gouvernements israéliens et américaines dans les principaux médias. Par exemple, en déclarant sa croyance que les citoyens israéliens seraient foncièrement plus dignes que leurs frères et soeurs palestiniens (en parlant en grande partie génétiquement) Olmert a comparé les gens de Gaza et les habitants de la ville israélienne de Sderot qui, comme déclaré, ont fait beaucoup du bruit au sujet de leur souffrance à propos des fusées Qassam tirées par la résistance palestinienne. Les importants détails, qui sont comme d'habitude ignorés par la presse traditionnelle, sont que dans la période de 9 jours du 14 au 23 juin cette année, 14 civils palestiniens innocents ont été assassinés par les force de défense israéliennes (IDF) dans la tentative d'arrêter les tirs de fusées sur Sderot. Pourtant ces cinq dernières années, cinq citoyens israéliens exactement ont été tués par de telles fusées, en dépit du fait que des douzaines ont été mises à feu.

Le fait évident qui découle de toute ceci est que, si le gouvernement israélien était vraiment seulement intéressé à protéger les citoyens israéliens et ne forgeait aucune haine viscérale et raciste envers les palestiniens, alors nous serions sûrement beaucoup plus loin sur la route d’une solution paisible au conflit israélo-palestinien. Mais il est difficile de convaincre quelqu’un que votre but primitif est la défense quand :
    - votre Armée de l'Air tire 1000 missiles par semaine dans une bande de 12x49 kilomètres de terre (Gaza) qui est l’habitat de plus de 1,4 million de gens pauvres (palestiniens), dont 50% ont moins de 15 ans.

    - 3 012 civils palestiniens ont été tués par l'IDF dans les territoires palestiniens occupés depuis le début du soulèvement palestinien (Intifada) en 2000.

    - 22 750 palestiniens ont été blessés par les forces d’occupation israéliennes dans la bande de Gaza et en Cisjordanie dans la même période.
Et tout cela pendant que :
    - dans la même période approximativement 700 civils israéliens ont été tués en raison des attaques palestiniennes

    - durant tout 2005, juste six israéliens des forces d’occupation ont été tuées par les combattants de la résistance palestinienne

Cependant le gouvernement israélien fait un très bon travail pour convaincre le monde entier qu’il est la victime du conflit. Comment peuvent-ils le faire ? Les israéliens contrôlent la presse ? Se pourrait-il que cette omniprésente « théorie de conspiration » soit en réalité plus proche d'une conspiration de fait ? Je ne m'inquiète pas vraiment, tout ce que je veux c’est que quelqu'un m’explique comment, dans une situation où il y a d’énormes preuves que 1,4 million de civils palestiniens complètement isolés dans la bande de Gaza sont systématiquement assassinés et privés de nourriture par l'état d'Israël avec son brillant 21ème siècle militaire et tous les dollars des taxes et du soutien que l’Amérique peut rassembler, pourtant de façon ou d'une autre le monde entier croit que ces 1,4 million de dépossédés sont de « méchants terroristes » et « qu’il n’ont qu’eux-mêmes à blâmer ».

S’il vous plaît, quelqu’un pourrait-il me dire comment cela arrive à passer, si ce n’est par la contrôle de la presse traditionnelle, et un très important contrôle.

En fait, épargnez-vous les ennuis, voici comment cela se produit :

Image postée par l'utilisateur
Neuf décès d’enfants israéliens ont été rapportées dans les gros titres ou les premiers paragraphes des articles d’Associated Press sur le conflit israélo-palestinien en 2004, quand huit se sont réellement produits

Durant la même période seuls 27 des 179 décès d’enfants palestiniens ont été rapportés. En plus, les enfants palestiniens constituent un nombre de grandeur disproportionnée par rapport au nombre total de décès palestiniens. Le taux de décès d’enfants est de 21,8% des palestiniens tués, alors que celui des enfants israéliens atteint seulement 7,4% des Israéliens tués pendant cette période. 22 fois plus d’enfants palestiniens que d’enfants israéliens ont été tués .

AP a relaté 113% des décès d’enfants israéliens dans les gros titres ou les premiers paragraphes, tout en rendant compte seulement de 15% des décès d’enfants palestiniens. C'est-à-dire, que les décès des enfants israéliens ont été rapportées à un taux 7,5 plus grands que les décès d’enfants palestiniens.

Vous pourriez vouloir considérer cela aussi, et vous rendez compte que, si la BBC « favorise Israël », alors les réseaux américains sont franchement « en amour » avec Israël :

BBC News « favorise Israël » aux dépense des vues palestiniennes

Dan Sabbagh,
Media Editor BBC News
3 mai 2006


La couverture médiatique de la BBC du conflit israélo-palestinien favorise implicitement le côté israélien, a conclu une étude pour les Gouverneurs de la BBC.

Les morts israéliens ont reçu une plus grande couverture que les victimes palestiniennes, alors que les israéliens recevaient plus de temps d’antenne dans les nouvelles et les programmes d’actualité courants. Les références aux « imperfections identifiables » ont étonné les cadres de BBC News, qui sont plus habitués à l’accusation de faire une couverture systématiquement anti-israélienne. [...]

Naturellement, les questions laissées sans réponse sont, « pourquoi » et « comment ». En tous cas, quelques jours après, les remarques d'Olmert au sujet de ses chers voisins palestiniens, c'est Olmert lui-même qui a clarifiée la situation par sa réaction à la capture par la résistance palestinienne d'un unique soldat israélien. Comme la plupart des lecteurs le savent, le matin du dimanche 25 juin, les combattants de la résistance palestinienne lançaient une attaque légitime sur un point de contrôle de l'armée israélienne sur la frontière méridionale de la bande de Gaza. Enchâssée dans l’article quatre de la troisième convention de Genève se trouve le droit d'un peuple à résister physiquement à l'invasion et à l’occupation de sa terre par une puissance étrangère. Nulle part dans le monde nous ne trouvons d'exemple plus clair d’occupation injuste et illégal d'une terre et de l’oppression de son peuple que dans l'annexion et l’occupation israéliens de la Palestine. De tels points de contrôle de l’IDF sont partie intégrante de l'appareil militaire israélien qui est utilisé pour terroriser et opprimer les palestiniens dans la bande de Gaza, en incluant le déni de leur ravitaillement de base avec la nourriture et l'eau, qui est en tant que tel la très évidentes cibles militaires. L'attaque palestinienne a laissé 2 soldats de le l’IDF morts avec un prisonnier, Gilad Shalit. Trois combattants de la résistance palestinienne ont aussi été tués.

Image postée par l'utilisateur
La centrale électrique de Gaza détruite par l'Armée de l'Air israélienne


Les Palestiniens qui tiennent le caporal Gilad Shalit ont clairement déclaré qu'ils font cela afin d'essayer de négocier un échange de prisonnier. Israël détient actuellement, ou plutôt interne, des milliers de palestiniens, dont bon nombre d'entre eux sont des civils innocents. Il y a parmi eux des femmes et des petits enfants. En effet, les trois groupes militants qui ont réclamé la responsabilité de la capture du caporal Shalit ont déclaré qu'ils le libéreraient en échange de la libération des femmes palestiniennes et des moins de 18 ans détenus dans les prisons israéliennes. Cela ne sonne-t-il pas comme une offre raisonnable, exact ? Hé bien, tenez bien vos chapeaux, parce que ceci va vraiment vous choquer : Israël a refusé ! Oui en effet, retombant dans leur vieux numéro « Nous ne traitons pas avec les terroristes », Olmert a déclaré qu'il n'y aurait aucune négociation -- ou le caporal Shalit est rendu, ou les résidants de la bande de Gaza souffriront des grandes conséquences. Maintenant, je sais ce que vous pensez : Les politiciens israéliens et les conseillers militaires ne veulent pas que leur précieux soldat revienne, ce qu'ils veulent c’est l'utiliser comme excuse pour tuer plus de palestiniens et pour faire peut-être la guerre à la Syrie. Sapristi, vous pouvez même penser que les militaires et le gouvernement israéliens en réalité savaient qu'une attaque de cette nature était projetée, et autorisée de se produire. Pour cela je peux seulement dire : Eh… ouais, cela semble être à sa mesure, mais s’il vous plaît, soyez prudent avec l'usage de la logique et de la pensée critique, cela pourrait vous avoir des ennuis.

La réponse initiale du gouvernement israélien à la capture du caporal Shalit fut d’aggraver la situation et de bombarder la principale centrale électrique et plusieurs ponts (il y a deux jours) dans Gaza, coupant le courant et l'eau à la majeure partie des 1,4 million de personnes vivant là. Les ouvriers palestiniens ont dit que la réparation peut prendre 6 mois. Pas de courant ni d’eau pendant 6 mois. Mais avant de vous décider sur la convenance, ou autre, d'une telle « salve d'ouverture » qui punit 1,4 million de personnes pour un coup, avec 700.000 enfants de moins de 15 ans, laissez-moi juste vous mettre au courant au sujet des conditions de vie, imposées par Israël, aux gens de Gaza avant même cette dernière agression

Depuis près de 60 ans, à travers son vol initial et son occupation continue des terres palestiniennes, le gouvernement israélien perpétue la violation flagrante du droit international. A plusieurs reprises sur cette durée, l'armée israélienne a, et continue à s'engager dans ce qui sont précisément des crimes contre l'humanité dans ses tentatives d'éteindre complètement toute forme de résistance palestinienne et donc le droit inhérent des palestiniens à s'opposer à la barbarie et aux meurtres du gouvernement israéliens.
    L’émigration forcée et le nettoyage ethnique des civils palestiniens de leurs maisons et propriétés en 1948, désignés sous le nom du Nakba de la Palestine, menèrent à l'expulsion de centaines de milliers de palestiniens vers les pays voisins et vers divers pays autour du globe. L'état d'Israël fut établi sur les villes et les villages palestiniens qui étaient nettoyés de leurs habitants originaux. Les civils palestiniens furent dispersés et les réfugiés palestiniens allèrent dans les bandes de Cisjordanie et de Gaza, au Liban et en Syrie. La plupart de ces réfugiés continuent à vivre dans des camps de réfugiés, y compris dans les 8 camps de la bande de Gaza. Ces réfugiés perdirent leurs propriétés, terres, maisons et vies, et sont donc soumis à l’état de pauvreté, de privation et d'exposition.

    - 1967 institua la continuation de l'enchaînement de la pauvreté et de la privation pour les Palestiniens. L’IDF occupa les bandes de Cisjordanie et de Gaza. Cette occupation s’accompagna du déracinement de plus de palestiniens et de la création de plus de réfugiés. Le résultat fut d’aggraver l'état de pauvreté et de privation.

    – L’IDF imposa un certain nombre de politiques dans les bandes de Cisjordanie et de Gaza, avec l'annexion de Jérusalem. Ces politiques inclurent l’émission d'une série d'ordres militaires qui facilitèrent la confiscation de centaines de milliers d’hectares [ ? dunums ? est traduit par hectares] de terre palestinienne ainsi que le contrôle des ressources palestiniennes, en particulier les ressources en eau. Ces politiques assurèrent le contrôle israélien sur les secteurs de consommation et de production de l'économie palestinienne, faisant d’elle un marché pour les produits israéliens et une source de main d'oeuvre bon marché. En plus, un système fiscal lourd fut imposé, qui mena à la diminution du revenu des palestiniens.

    - Les standards de vie palestiniens diminuèrent fin 1987 après l'éruption du soulèvement populaire (Intifada) dans les territoires palestiniens occupés. Ceci mena à l’augmentation de la pauvreté chez les civils. L’IDF imposa des restrictions au travail palestinien sur le marché israélien, avec pour résultat la perte du travail pour des dizaines de milliers de travailleurs, qui ont maintenant rejoint les rangs des chômeurs.

    - En 1991, le standard de vie dans les territoires palestiniens occupés se détériora davantage à cause des retombées de la seconde guerre du Golfe. Un grand nombre de palestiniens perdirent leur travail dans la région en conséquence. Beaucoup de familles dépendaient des transferts d'argent des expatriés, en particulier de ceux travaillant dans les états du Golfe (Irak). En plus, les transferts monétaires à partir de l'Organisation de Libération Palestinienne (OLP) vers les bandes de Cisjordanie et de Gaza diminuèrent en raison de la perte de financements depuis les états du Golfe.

    - L'Autorité Nationale Palestinienne (PNA) fut établie en 1994 après que la signature des accords d'Oslo entre l’OLP et le gouvernement d'Israël. Les ententes furent basées sur la Déclaration de Principes signée à Washington en 1993. Cependant, les palestiniens furent bientôt déçus, quand la prospérité économique attendue de l'accord de paix ne fut pas réalisée, surtout dans la perspective des promesses internationales d'établir le développement de l’économie palestinienne. Contrairement aux promesses faites, l’IDF continua à renforcer son contrôle des ressources naturelles palestiniennes, comme le contrôle de tout les passages frontaliers reliant les territoires palestiniens occupés au monde extérieur ou à Israël, et le contrôle du mouvement des marchandises et des individus.

    - En 1996, l’IDF introduisit les politiques de fermeture complète et du siège du territoire palestinien. L’IDF isola la Cisjordanie et Jérusalem de la bande de Gaza, privant les palestiniens de la contiguïté géographique. En plus, l’IDF empêcha des milliers de travailleurs palestiniens d'atteindre leurs lieux de travail en Israël, avec pour résultat l'augmentation du taux de chômage. Les normes vitales des dizaines de milliers de familles palestiniennes furent détériorées et le taux de pauvreté augmenta.

    - Le 29 septembre 2000, « l’Intifada d'Al-Aqsa » [Jérusalem] éclata. Depuis lors, l’IDF imposa la clôture complète des territoires palestiniens occupés, menant à stopper l'échange économique et paralysant les secteurs économiques et de production. Plus de 120.000 travailleurs palestiniens des territoires palestiniens occupés furent empêchés d'atteindre leurs lieux de travail à l'intérieur d'Israël en raison de la fermeture. En plus, des milliers de palestiniens employés sur le marché local devinrent chômeurs à cause de la fermeture des ateliers et des usines, qui furent affectées par la politique de clôture des territoires, ou furent endommages ou détruits par l’IDF. Le taux de chômage atteignit un niveau sans précédent, aggravant davantage le problème de pauvreté dans les territoires palestiniens occupés.

    - De septembre 2000 à fin 2005, le nombre de civils palestiniens tués par l’IDF et les colons israéliens atteignit 2.936, avec 651 enfants et 106 femmes. Des dizaines de milliers de palestiniens furent blessés. Les personnes blessées sont au nombre de 8.662 dans la bande de Gaza, avec des centaines qui souffrent maintenant d’incapacité permanente.

    - l’IDF effectua de considérables destructions de propriétés palestiniennes. Cette destruction comporta l’arasement au bulldozer des régions agricoles, la démolition d’établissements agricoles et industriels, aussi bien que la destruction de l'infrastructure. Le PCHR a documenté l’arasement au bulldozer et le déracinement de plus de 31.699 hectares [dunums] de terres agricoles dans Gaza, représentant environ 20% de la terre agricole de la bande.

    - Les actions de l’IDF et la fermeture complète affectèrent les standards vitaux des familles palestiniennes. Le chômage a atteignit un niveau sans précédent, avec pour résultat l’augmentation du taux de pauvreté. Le Bureau Central des Statistique Palestinien (PCBS) indique que le pourcentage de familles palestiniennes vivant sous le seuil de pauvreté a grimpé jusqu'à plus de 64% depuis le début de l'Intifada d'Al-Aqsa en avril 2001, signifiant que plus de deux millions de palestiniens vivaient sous le seuil de pauvreté. La répartition géographique de ces palestiniens appauvris était de 55,7% en Cisjordanie et 81,4% dans la bande de Gaza.

    - Le Rapporteur Spécial de l'ONU sur le Droit à la Nourriture dans les Territoires Palestiniens Occupés répertoria des familles vivant au bord d'un désastre humanitaire. Il déclara que la principale raison derrière cette situation était les procédures strictes de sécurité imposées par l’IDF aux territoires palestiniens occupés, depuis la manifestation de l'Intifada d'Al-Aqsa le 29 septembre 2000. Le rapporteur déclara que la malnutrition aiguë dans la bande de Gaza était à la même échelle que celle vue dans les pays pauvres du Sahara Méridional. Etant donné la nature fertile de la terre palestinienne, une telle comparaison effraye.

    Plus de 22% des enfants palestiniens de moins de 5 ans souffrent de malnutrition, avec 9,3% souffrant de malnutrition aiguë, 13,2% souffrant de malnutrition chronique, et 15.6% souffrant d'anémie aiguë. On s'attend à ce que ceci mène à des effets négatifs à long terme sur le développement physique et cognitif de plusieurs de ces enfants. Plus que la moitié des familles palestiniennes mangent un repas par jour seulement
    . La consommation de nourriture dans les familles palestiniennes a chuté de 25 à 30% par personne, particulièrement en quantité de protéines. Le nombre de palestiniens vivant en extrême pauvreté a triplé depuis le début de l'Intifada d'Al-Aqsa.

    – Le PCBS déclare aussi que le pourcentage des familles qui font face à des difficultés extrêmes pour obtenir des soins de santé pour les enfants pendant l'Intifada est 41%, 32,1% dans la bande de Gaza et 44,6% en Cisjordanie. Dans la classe d’âges des 6 à 59 mois, 41.6% des enfants anémiques font face à des difficultés extrêmes pour obtenir des soins de santé.

    - Les organismes internationaux, avec les organismes humanitaires travaillant dans les territoires palestiniens occupés, prévoient des effets humanitaires catastrophiques dans les territoires en général et dans la bande de Gaza en particulier. Les évaluations de la Banque Mondiale indiquent qu'on s'attend à ce que le chômage atteigne 40% en 2006 et 47% vers 2008. La situation économique et sociale sera plus aiguë dans la bande de Gaza et au nord de la Cisjordanie, où les taux du chômage et de pauvreté sont élevés et le travail dépendant de la PNA civile et des branches de sécurité. Quelques organismes estiment que le chômage dans la bande de Gaza atteindra 60%. D’autres estimations pointent sur des taux de pauvreté dans les territoires palestiniens occupés atteignant 67% en 2006 et 74% vers 2008.

    - Les données des organisations internationales indiquent que la politique de clôture, imposée par le gouvernement israélien, des territoires palestiniens occupés a mené à la perte de près des deux tiers de l'aide internationale apportée aux palestiniens depuis l'établissement de la PNA.
Image postée par l'utilisateur
Les soldats israéliens prient avant d'entrer dans Gaza


A présent, après avoir coupé l'électricité et l'eau à un peuple souffrant déjà terriblement et qui ne possède aucun moyen efficace de défendre sa vie ou la vie de ses enfants, les militaires israéliens ont commencé le bombardement de la bande de Gaza. Les Palestiniens se sont enfuis des secteurs occupé par les militaires israéliens qui se tiennent prêts à lancer une invasion massive de Gaza, pendant laquelle, nous pouvons être sûrs, que beaucoup de Palestiniens seront tués en tant que « dommages collatéraux » pour lesquels M. Olmert produira indubitablement des larmes de crocodile. Dans le même temps, le gouvernement d'Olmert cherche apparemment l’escalade de l’affaire en ordonnant aux israéliens (financés par les américains) de survoler la maison du président syrien Assad dans un véritable acte de belligérance qui, par coïncidence se produit juste quelques heures après que l’ambassadeur US en Israël, Richard Jones, ait déclaré que le problème derrière la crise de l’otage israélien est en Syrie, dans la maison du grand chef politique du Hamas exilé, Khaled Meshaal, qui est déclaré abrité par les Syriens par Israël et l'Amérique. De leur côté les Syriens ont activé leurs défenses aériennes et revendiqué avoir forcé les jets israélien à se sauver.

Mais avant que vous commenciez à penser qu'il y a plus dans ceci qu’une coïncidence, je voudrais vous remémorer que le gouvernement israélien voudrait vous rappeler que tout ceci arrive au sujet d’une chose et d’une seule chose – ramener un pauvre garçon israélien dans la maison de ses parents. En disant ceci, je n'écarte pas la vie ou la situation difficile du caporal Gilad Shalit, mais comme soldat, il connaissait les risques entraînés, de quelque petite manière, en s'impliquant lui-même dans le maintient de l'oppression brutale des palestiniens. Dans la « guerre », un terme inapproprié pour le conflit israélo-palestinien, il y a des soldats et il y a des civils. Le caporal Shalit n'avait probablement pas négocié que sa vie serait utilisée par les politiciens israéliens dans une tentative opportuniste de régler leurs problèmes régionaux et « internes » une fois pour toutes.

Ce que je veux que vous vous demandiez est ce qui dans les détails de ce conflit, et l'actuelle escalade sur la capture du caporal Gilad Shalit, raconte à propos de la valeur que les politiciens israéliens attribuent à la vie des civils palestiniens, simplement en tant que peuple, et ce qui, éventuellement, est parallèle aux événements de 1939-1945 en Europe qui viennent à l'esprit.

J'attends aussi que quelqu'un m’explique quel mécanisme existe pour assurer que ces détails sont systématiquement démentis devant la communauté internationale, et comment Israël est promu comme « victime » dans la presse traditionnelle. Avant que vous décidiez, considérez l’histoire récente d’une nouvelles appropriée que vous avez aussi sûrement manquée d’une façon ou d'une autre. Elle concerne Dana Olmert, la fille du premier ministre israélien Ehud Olmert, qui créa récemment de l’agitation quand elle rejoignit 200 manifestants à l’extérieur de la maison de Tel Aviv de Dan Halutz, le chef d’état major de l’IDF, en protestant pour le meurtre de ces 14 civils palestiniens adultes et enfants qui ont été accidentellement assassinés par l’IDF alors qu'ils allaient à leur travail pour « combattre le terrorisme ».

Comme intéressant aparté sur le chef d’état major de l’IDF, Dan Halutz ; en août 2002, il commanda à l'armée de l'air israélienne de laisser tomber une bombe d'une tonne sur un bloc d'appartements occupés de Gaza où, déclara-t-il, vivait un membre du Hamas. Le chef du Hamas fut tué, avec 14 civils innocents. En entendant parler de ces « dommages collatéraux », Halutz a dit à son équipe de tireurs d’élite :
    « Les gars, vous pouvez bien dormir la nuit. Je dors également bien, d'ailleurs. Vous n'êtes pas ceux qui choisissent les cibles, et vous n'étiez pas celui qui a choisi la cible dans ce cas particulier. Vous n'êtes pas responsable du contenu de la cible. Votre exécution était parfaite. Superbe. Et je le répète encore : Il n'y a aucun problème en ce qui vous concerne. Vous avez fait exactement ce que vous avez été chargés de faire. Vous n'avez pas dévié d’un millimètre vers la droite ou vers la gauche. Et n'importe qui ayant un problème avec cela est invité à me voir. »
Quand il fut interrogé par un journaliste au sujet de la moralité de la frappe et à propos des sentiments d'un pilote quand il laisse tomber une bombe, Halutz déclara :
    « Ce n'est pas une question légitime et on ne la pose pas. Mais néanmoins si vous voulez savoir ce que je sens quand je délivre une bombe, je vous dirai : Je sens une légère secousse sur l'avion en raison de la libération de la bombe. Une seconde après elle a disparu, et c'est tout. C'est ce que je ressens. »
Donc là vous l'avez. Pour l’oligarchie israélienne, la mort des civils palestiniens est « excellente », et ils ne ressentent rien quand ils tuent les femmes et les enfants. Ce que je peut dire en plus – soit quelqu'un fait quelque chose au sujet de ces malades psychopathes, soit eux, et leur homologues à Washington et autour du monde, nous détruiront tous.


Source : Signes des Temps

Vous êtes le visiteur numéro .