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John F. Kennedy et les Titans

Laura Knight-Jadczyk
Le 19 novembre 2006

Traduction franaise: Henri R.


JFK dans son bureau

Le 19 novembre 1963, il y a 43 ans aujourd'hui, une crmonie dans le Jardin Fleuri de la Maison Blanche, John F. Kennedy a accueilli les officiers des associations d'ducation d'tat de l'Association de l'ducation Nationale, il a comment : "Je comprends encore une fois d'une faon trs personnelle qu'un flot norme d'enfants entre dans nos coles..."

Il tait toujours soucieux des enfants, les siens aussi bien que les enfants de tous les Amricains et du monde.

Plus tard ce mme jour, le Prsident Kennedy a envoy un message aux crmonies de reddicace du cimetire national Gettysburg en Pennsylvanie, crivant:

"Les buts de la libert et de l'indpendance, les obligations de garder ntre un gouvernement du peuple et pour le peuple sont interminables."

Encore plus tard, le Prsident Kennedy a sign un projet de loi (HR1989) permettant la lgislature des les Vierges de publier des bons d'obligations gnraux. (PL88-180). Il a ensuite mis son veto un projet de loi (S1201) pour la libration de James T. Maddux.

Entre 4h30 et 17h00, Kennedy a rencontr Dean Rusk et Phillips Talbott

C'tait le 1.033me jour de John F. Kennedy en fonction.

Il restait trois jours pour que le monde espre pour la paix dans notre vie; un espoir qui a t balay en 6 secondes un aprs-midi ensoleill Dallas au Texas par le mme Consortium qui tient maintenant le monde en otage dans une poigne de fer de terreur et de dgradation de l'humanit : le Gouvernement Corporatif connu aussi comme le Fascisme; le totalitarisme par n'importe quel nom, mais conduit sous l'apparence de la "Dmocratie".

Permettez-moi de digresser pendant quelques moments pour parler d'idologies et de comment il est facile pour quelque chose qui est commenc comme une cause grande et noble d'tre renvers et dtourn vers son but oppos sous les nez de ceux qui croient toujours en l'idal.

Dans l'histoire de l'humanit, il y a eu toujours des commentateurs sociaux, des pandits et des philosophes d'un certain type - par opposition de vrais philosophes - qui ont une certaine personnalit qui les incite devenir fascins par leurs propres "grandes ides", qui pourraient parfois mme tre vraies ou partiellement vraies, mais plus souvent sont des rponses simplement doctrinaires et simplistes aux problmes sociaux trs complexes. L'examen prudent de ces ides bases sur une conscience saine de la nature et de l'histoire humaine rvlerait rapidement que de telles ides sont rtrcies ou contiennent l'infection de processus de pense pathologiques. Nanmoins, de telles personnes essayaient toujours d'imposer des mthodes pdagogiques - faisant essentiellement un lavage de cerveau - qui tord et dforme le dveloppement normal de gens de faons psychologiques et sociales. Ces types de thoriciens infligent le mal permanent sur les socits, les privant de valeurs universellement toute preuve en prtendant agir au nom du haut idal. Le systme d'ducation publique amricain - bas, censment, sur "la dmocratie" et les thories de John Dewey – n'est qu'un tel exemple.

O sont les Copernic, Bruno, Kant, Descartes, Spinoza, Goethe, Newton, Beethoven, Chopin et Mozart de l'poque moderne ? (Et c'est juste une courte liste!) Pourquoi semble-t-il que les grands talents, les grands gnies, les grandes penses et rvlations appartiennent un autre temps ? (Sauf, bien sr, Einstein qui nous a essentiellement donn la guerre nuclaire.) N'avons nous rien, except des extrapolations techniques mdiocres ou, une pire rgression, culturelle et spirituelle ? Qu'est-ce qu'ont les annes de la Renaissance, que nous n'avons pas ? Mieux vaut demander ce que nous avons qu'elles n'avaient pas! La rponse ne peut pas longtemps chapper un esprit sagace - nous avons Dewey et l'ducation amricaine obligatoire.

Dewey a crit :

"Je crois que... l'cole est principalement une institution sociale. L'ducation, donc, est un processus de vie et pas une prparation pour la vie future. L'ducation est la mthode fondamentale de progrs et de rforme sociaux. Toute l'ducation progresse par la participation de l'individu dans la conscience sociale de la race... l'ducation est un rglement du processus pour arriver partager dans la conscience sociale..."

Bref, pour Dewey, l'ducation tait un processus pour faire un lavage de cerveau aux enfants pour qu'ils soient nourris de ses ides de "rforme sociale.". Nous le savons parce que Dewey a dit aussi:

"Chaque penseur met en pril une certaine partie d'un monde apparemment stable."

Autrement dit, Dewey - et beaucoup d'autres "thoriciens" comme lui - terminent en ralit de saper les valeurs qu'ils revendiquent et ouvrent la porte des idologies destructives pour prendre le contrle travers les socits.

En mme temps, comme j'ai dj mentionn, chaque socit contient une minorit petite mais trs active de personnes avec des visions du monde dviantes diverses, particulirement dans les secteurs traits prcdemment, qui est caus par des anomalies psychologiques et des pathologies, ou par l'influence long terme de telles distorsions mentales sur leurs personnalits, particulirement pendant l'enfance. De telles personnes manifestent une influence particulirement forte et pernicieuse sur le processus formateur de la vue psychologique du monde dans la socit, que ce soit par l'activit directe ou au moyen des mots crits ou parls, particulirement si elles sont engages au service d'une idologie ou d'une autre.

Les idologies sont gnralement cres par des groupes qui se sont joints ensemble pour justifier un mal - peru ou rel - et parce que de telles conditions sont gnralement celles de l'oppression, il y a beaucoup d'motion imprgne dans l'idologie. Cette motion peut aveugler les thoriciens aux ralits de la nature humaine.

Par exemple, l'idologie du proltariat, la classe des travailleurs salaris, qui visait la restructuration rvolutionnaire du monde, a t contamine au dbut par des dficits pathologiques dans la comprhension et la confiance envers la nature humaine et donc, a t facilement reprise par les totalitaires avec une soif du pouvoir comme l'exprience communiste en Russie a manifest.

Il est aussi clair de l'observation des systmes socialistes et capitalistes que, de nouveau, ils ne tiennent pas compte de la vraie gamme et varit des natures humaines, aussi bien que ces lments de la sous-strate instinctive qui sont communs tous les gens normaux.

Nanmoins, le fait qu'une idologie ou une autre ait t reprise et assimile, avec son corollaire le mouvement social, servant plus tard les buts que les crateurs de l'idologie auraient abhorrs, ne prouvent pas que l'ide tait sans valeur, fausse et fallacieuse depuis le dbut. Le fait est que dans certaines conditions historiques, l'idologie de n'importe quel mouvement social ou religion, peut tre reprise et renverse. Regardez juste le Parti Rpublicain aux Etats-Unis comme autre exemple majeur!

Une idologie est prise en main et assimile par l'adaptation graduelle de l'idologie primaire aux fonctions et buts autres que ceux d'origine. Une sorte de disposition en couches a lieu avec la couche extrieure restant la plus proche du contenu original. Cela continue tre utilis pour les buts de propagande du groupe, particulirement dans leurs relations avec le monde extrieur, bien qu'il soit aussi utilis l'intrieur en ce qui concerne les membres plus anciens. Mais graduellement, la deuxime couche se forme et les contrleurs de l'organisation sont alors en contrle, dirigeant graduellement le bateau de l'idologie vers une destination diffrente. ce niveau, l'utilisation du "double langage" est clairement comprise par les membres suprieurs : il est plus hermtique, gnralement compos en glissant une signification diffrente dans les mmes noms. Puisque des noms identiques signifient des contenus diffrents selon la couche de l'organisation en question, comprendre ce "double langage" exige une matrise simultane dans les deux langages.

Les gens moyens succombent aux insinuations suggestives de la premire couche pendant une longue priode de temps avant qu'ils n'apprennent comprendre la deuxime galement. Quelqu'un avec certaines dviations psychologiques peroit immdiatement la deuxime couche comme attirante et significative; aprs tout, elle a t construite par des gens comme lui.

Comprendre ce double langage provoque dans les gens normaux une rsistance psychologique tout fait comprhensible; cette dualit de langage, cependant, est un symptme pathognomonique indiquant que le groupe en question est dj coopt un niveau avanc.

L'idologie d'unions affectes par une telle dgnration a certains facteurs constants indpendamment de leur qualit, quantit ou porte d'action : savoir, les motivations d'un groupe drang vers la correction radicale de ce qui ne va pas et les valeurs suprieures proclames "de la cause" sont utilises par les individus qui ont rejoint l'organisation, qui comprennent consciemment qu'il doit tre un vhicule vers le pouvoir. Pour certains d'entre eux avec des pathologies actives, il n'y a aucune intention consciente de faire mal, cependant les motivations idalistes auto-dclares les aident sublimer leurs sentiments personnels d'tre drangs et diffrents, causs par leurs propres checs psychologiques. Plus destructeur est toujours le fait que cette sublimation leur permet alors de se librer eux-mme du besoin de se soumettre des principes moraux inconfortables. Nous en voyons clairement les exemples de nos jours o le Christianisme est utilis pour promouvoir la haine et la guerre.

Dans un monde plein d'injustice relle, la formation de tels groupes est tout fait commune. Et, dans le mme monde, c'est aussi tout fait commun pour son adhsion d'tre bientt rempli d'lments sociaux qui sont endommags et tordus ou des dviants gntiques. Un tel groupe succombe facilement la dgradation et au renversement d'intentions sous les vieux noms idologiques. Quand cela arrive, ces gens avec une tendance accepter la version originale de l'idologie auront tendance justifier une telle dualit idologique.

Une idologie donne peut avoir contenu des faiblesses originales qui sont dues, comme mentionn ci-dessus, aux erreurs de pense et d'motion humaine; ou elle peut, pendant le cours de son histoire, tre infiltre par le matriel tranger plus primitif qui peut contenir des facteurs pathologiques. La source d'une telle infection par le matriel idologique tranger peut tre le systme social dirigeant avec ses lois et coutumes bases sur une tradition plus primitive ou un systme imprialiste d'autorit. Elle peut tre, bien sr, simplement un autre mouvement philosophique souvent contamin par les excentricits de son fondateur, qui considre que la ralit doit tre blme de ne pas se conformer ses thories.

Une chose importante noter est que juste parce qu'une idologie est grande et vraie, elle n'est pas mieux capable de rsister l'assimilation et la dgradation. Le fait est que plus l'idologie originale est grande et vraie, plus elle peut tre capable longtemps de nourrir et dissimuler de la vue le fait qu'elle a t compltement assimile cur. Dans une grande idologie de valeur, le danger se trouve dans le fait que l'idologie externe est toujours intacte, comme la premire couche, et les esprits plus faibles deviennent les outils de la couche intrieure corrompue croyant tout le temps qu'ils agissent dans le vritable esprit des idaux originaux.

Ainsi, si nous avons l'intention de comprendre comment un groupe de dviants psychologiques pourrait assassiner un prsident des Etats-Unis en exercice et y chapper et amener par la suite les Etats-Unis au point o ils chancellent prs de l'abme de destruction totale, nous devons prendre grand soin de sparer l'idologie originale de la Dmocratie de sa contrepartie ou mme sa caricature, cre par l'assimilation et la dgradation conue et promue par la conspiration monolithique et impitoyable identifie par John F. Kennedy dans ces heures entre le moment il a autoris l'Invasion de la Baie des Cochons et a ensuite annul l'ordre. Rappelez-vous qu'il nous a dit que cette conspiration "compte principalement sur des moyens secrets pour tendre sa sphre d'influence; par infiltration au lieu d'invasion; par subversion au lieu d'lections, par intimidation au lieu de libre choix; par gurillas la nuit au lieu d'armes en plein jour. C'est un systme qui a enrl des ressources humaines et matrielles normes dans la construction d'un tricot serr, une machine extrmement efficace qui combine arme, diplomatie, renseignement, oprations conomiques, scientifiques et politiques. Ses prparatifs sont cachs, non publis. Ses erreurs sont enterres et ne font pas les gros titres, on fait taire ses dissidents, on ne les glorifie pas; aucune dpense n'est mise en question, aucune rumeur n'est imprime, aucun secret n'est rvl. Elle conduit la guerre froide, en bref, avec une discipline de guerre qu'aucune dmocratie n'esprerait jamais vouloir galer..."

Et donc, aujourd'hui, dans notre extrait de Farewell America, nous regardons de plus prs le Capitalisme qui est venu tre galis avec la Dmocratie.

Les Hommes d'affaires

L'action Prsidentielle pointe invitablement vers une dictature fdrale sur les affaires.

David Lawrence, US News and World Report

Les Amricains auront beaucoup de mal, comme moi, accepter une situation dans laquelle une poigne minuscule de directeurs de la sidrurgie, dont la poursuite du pouvoir et du profit privs excde leur sens de la responsabilit publique, peut afficher un tel mpris total envers les intrts de 185 millions d'Amricains.

John F. Kennedy, le 11 avril 1962

Grave au-dessus de l'entre de l'cole de commerce de l'Universit de Columbia se trouve une devise qui exhorte les hommes d'affaires nationaux " un haut sentiment du devoir." Depuis la mort de Roosevelt, dont ils insultent le nom mme, (1) les hommes d'affaires avaient t laisss eux-mmes. Truman et Eisenhower avaient t de modestes petits bourgeois et Nixon aurait certainement suivi leurs pas. Les hommes d'affaires se mfiaient du Prsident Kennedy, qui en tant que jeune Snateur du Massachusetts s'tait oppos la loi Taft-Hartley et avait nglig les industriels de son tat. Kennedy ne considrait pas le profit comme la plus estime des vocations. Elev dans une famille de millionnaires et millionnaire lui-mme, il n'tait pas impressionn par d'autres millionnaires, il ne considrait pas non plus l'homme d'affaires couronn de succs comme le plus admirable des tres. Il aimait citer du docteur Johnson :

"Le dsir d'un marchand n'est pas la gloire, mais le gain; pas la richesse publique, mais l'molument priv; il doit donc tre rarement consult sur les questions de la guerre ou de la paix ou tous desseins de consquence grande porte loigne."

Il tait bien conscient de leur pouvoir, mais il n'avait pas confiance dans les Titans. Quand il est devenu Prsident il a dclar,

"Pris individuellement, les leaders du travail sont souvent mdiocres et gotistes, mais le travail dans l'ensemble adopte gnralement des positions intelligentes sur les problmes importants. D'autre part, les hommes d'affaires sont souvent individuellement clairs, mais collectivement sans espoir dans le domaine de la politique nationale."

Eisenhower a recherch les Titans, a respect leur conseil et les a traits comme ils pensaient qu'ils mritaient d'tre traits - autrement dit, comme les reprsentants du corps le plus influent dans la nation. Kennedy a gard ses distances. Avant son lection il avait eu peu de contact avec les cercles industriels et une fois qu'il fut la Maison Blanche il les a mme moins rencontrs. Les hommes d'affaires taient gnralement exclus des rceptions prives de Kennedy. Non seulement il "les snobait" (selon les mots de Ralph Cordiner, Prsident de General Electric), il les attaquait aussi. Kennedy n'a pas consult le monde des affaires avant la fabrication de ses nominations. Les hommes qu'il a placs en tte des agences rgulatrices fdrales taient entirement nouveaux. (2) Depuis la fin de la guerre, les hommes d'affaires s'taient habitus considrer ces corps comme les adjonctions de leurs propres associations professionnelles. Ils furent plus indigns qu'tonns. Ils ont essay d'intervenir, mais en vain. Le Prsident avait un esprit qui lui tait propre.

En janvier 1961, la nation semblait stable et prospre. L'conomie souffrait d'une lgre rcession, mais on considrait le niveau de chmage comme acceptable. (3) Mais dans son premier Message de lEtat de l'Union le 30 janvier, Kennedy a parl des changements ncessaires en termes qui semblaient rpercuter les mots de Franklin D. Roosevelt quand il inaugura le New Deal, la fois quand l'conomie des Etats-Unis avait touch le fond et que les Titans taient presque asphyxis. "L'tat prsent de notre conomie nationale est inquitant," a-t-il commenc. Il a appel "des augmentations urgentes des dpenses fdrales dans les domaines du logement, le renouvellement urbain, la construction scolaire, la recherche mdicale et la dlinquance juvnile." Il a propos un nouveau plan pour le dveloppement conomique, social et culturel des pays trangers.

La politique prsidentielle envers l'Amrique Latine a alarm les hommes d'affaires bien plus quelle inquitait le Pentagone et les diplomates. Le monde des affaires a prvu les consquences conomiques de la politique trangre prsidentielle. Dans Strategy of Peace, il avait crit :

"De mme que nous devons nous rappeler notre propre pass rvolutionnaire pour comprendre l'esprit et la signification des soulvements anti-colonialistes en Asie et en Afrique, nous devrions maintenant relire la vie de Simon Bolivar, le grand 'Librateur' de l'Amrique du Sud... pour comprendre la nouvelle contagion pour la libert et la rforme s'tendant maintenant au sud de nos frontires...

"Fidel Castro fait partie du legs de Bolivar, qui a men ses hommes sur les Montagnes des Andes, jurant ' la guerre mort ' contre la l'autorit espagnole, disant, ' O une chvre peut passer, une arme le peut aussi. ' Castro fait aussi partie de la frustration de cette rvolution prcdente qui a remport sa guerre contre l'Espagne, mais a laiss intact en grande partie l'ordre fodal indigne..

"Mais Cuba n'est pas un cas isol. Nous pouvons toujours montrer notre intrt pour la libert et notre opposition au statu quo dans nos relations avec les autres dictateurs latino-amricains qui maintenant, ou dans l'avenir, essayent de supprimer leurs aspirations populaires."

Plus tard il a ajout, "Nos diffrences avec Cuba ne concernent pas l'impulsion qui pousse les gens de ce pays vers une meilleure vie. Les rformes conomiques et sociales entreprises Cuba doivent tre encourages."

Un de ses plus proches conseillers, l'historien Arthur Schlesinger, a crit :

"Dans toute l'Amrique Latine les oligarchies antiques - fermiers, glise et Arme - perdent leur emprise. Il y a un raz-de-mare d'inassouvissement massif inintelligible de la part des peons, Indiens, mineurs, ouvriers de plantation, ouvriers d'usine, des classes maintenues au-del de toute endurance et maintenant approchant d'un tat de rvolte."

Prs de Recife, Schlesinger avait vu des villages misrables pleins d'enfants affams couverts de crotes. Il s'est rappel qu'avant que Castro n'arrive au pouvoir la Havane n'avait t qu'un casino gant et un bordel pour les hommes d'affaires amricains pendant un long week-end. "Mes compatriotes titubaient dans les rues, prenant des filles cubaines de quatorze ans et jetant en l'air des pices de monnaie pour que les hommes se jettent dans la boue," (4) a-t-il crit.

La politique du Prsident et de ses conseillers tait certaine d'avoir des rpercussions conomiques. En avril 1962, une anne aprs l'inauguration de l'Alliance pour le Progrs, l'Amrique Latine, aux yeux des conservateurs, a sembl diriger le chaos. En Argentine, le Prsident Frondizi avait juste t renvers par un coup d'tat militaire et des troubles avaient clat au Guatemala et en Equateur. Il n'y avait aucun pays au Sud que l'on pouvait considrer politiquement et conomiquement stable. (5) le capital a reflu aux Etats-Unis, effray par le spectre de la rvolution castriste.

Mais l'effet sur l'conomie amricaine a menac d'tre encore pire. Les hommes d'affaires ne pouvaient pas accepter des concepts comme ceux de Schlesinger, qui dclarait que la chose essentielle n'tait pas, comme Nixon avait suggr, de stimuler l'industrie des cosmtiques, (6), mais de construire des hpitaux et investir dans les secteurs qui affectaient la force de la nation et le bien-tre des gens.

Kennedy et son quipe s'appelaient des "libraux", mais le plus intelligent de leurs adversaires, comme l'conomiste Milton Friedman, a mis en doute leur droit d'utiliser ce terme. "Comme un compliment suprme, si involontaire, les ennemis du systme d'entreprise prive ont pens sage de s'approprier son tiquette," a crit Friedman.

Pour ses adversaires, la politique conomique du Prsident Kennedy semblait tre inspire entirement selon un souci de l'assistance publique laquelle ils taient fondamentalement opposs. Ils ont cit les mots de Jefferson, "Le gouvernement le meilleur est celui qui gouverne le moins." Beaucoup d'entre eux prfrait la libert de faire un million ou de faire faillite la planification gouvernementale et au rglement qui diminuait ltendue de ces alternatives. Le Snateur Barry Goldwater tait un bon exemple de cette mentalit. Les petites gens ont considr l'picier-cow-boy comme un des leurs et les grands hommes savaient que, indpendamment de son destin politique, ils n'avaient rien craindre de lui. Pour Goldwater, un Gnral dans la Rserve de l'Arme de l'air, l'intelligence ntait que "l'extrmisme d'imbciles." En tournant le dos cette sorte d'extrmisme, Goldwater s'est exprim dans les dfinitions vagues des grands problmes du jour, affirmant que le chmage n'tait pas que "une excuse pour le paresseux," et le gouvernement "la fin de l'individualisme." Mais il est devenu srieux quand il a crit :

"Le Bien-tre est un souci priv... L'instrument actuel du collectivisme est la Socit d'abondance. Les collectivistes se sont finalement rendus compte qu'il est possible d'instituer le socialisme par une politique de bien-tre aussi bien que par la nationalisation. Le socialisme de bien-tre est beaucoup plus difficile combattre. Il prend un individu et le change d'une crature spirituelle, fire, assidue et indpendante, en une crature dpendante et animale.

"Nous devons rejeter cette fausse notion que le communisme est provoqu par la pauvret, la maladie et d'autres conditions sociales ou conomiques semblables. Le communisme est provoqu par les Communistes et par eux seuls. Le communisme est la conspiration internationale et son but est de rtablir l'esclavage partout sur la terre.

"L'apparition d'un rgne de libert, justice, paix et prosprit est impossible jusqu' ce que le Communisme ait t dfait. La victoire sur le Communisme doit tre le but principal et immdiat de la politique amricaine. Tous les autres objectifs sont secondaires. Nous devons prendre l'offensive. La civilisation amricaine est l'accomplissement le plus grand de l'homme dans l'histoire du monde...

"Dans Strategy of Peace, Kennedy a en ralit dcrit Fidel Castro comme ' l'hritier de Bolivar, le grand librateur de l'Amrique du Sud '. .. le mme Bolivar qui a men ses hommes travers les Andes aprs la dclaration de la guerre l'Espagne par tous les moyens. Nous devons nous battre avec la subversion communiste partout dans l'Hmisphre Occidental, lintrieur de nos frontires aussi bien qu'en Amrique Centrale et Amrique du Sud, avec toutes les armes notre disposition. Il est inconcevable que Castro, cette marionnette de m'as-tu-vu, ce laquais de Kennedy soit permis de nous railler et railler notre libert seulement quelques minutes davion de notre ville la plus proche... Des cercles financiers ont t profondment drangs par les vnements rcents au Guatemala, en Bolivie et particulirement Cuba...

"En dernire analyse, le choix n'est pas entre la reddition ou la guerre nuclaire. Il est entre la victoire ou le combat avec une guerre nuclaire. Nous devons couper les programmes intrieurs extravagants et inutiles et arrter de gaspiller notre argent sur des projets d'aide l'tranger utopiques."

Il ne semble jamais tre venu lide Goldwater que le systme dextorquer au public son argent fiscal pour le remettre aux riches qui continuaient devenir plus riches, y compris les industriels qui profitaient du favoritisme du Congrs, tait, lui-mme, une forme de bien-tre. Car si le Bien-tre peut tre dfini comme l'octroi de l'argent ou l'aide ceux qui ne le gagnent pas, quel est alors le systme qui paye les Membres du Congrs qui ne reprsentent pas en ralit les intrts de leur peuple?

Comme si c'tait en rponse, Kennedy a dclar le 13 mars :

"Pour la premire fois nous avons la capacit de trancher les liens restants de pauvret et d'ignorance - pour librer notre peuple pour l'accomplissement spirituel et intellectuel qui tait toujours le but de notre civilisation...

"Cette libert politique doit tre accompagne par un changement social. Car moins que des rformes sociales ncessaires, y compris la rforme de la terre et la rforme fiscale, ne soient librement faites - moins que nous n'largissions les occasions pour tout notre peuple - moins que la grande masse des Amricains ne partage dans une prosprit croissante - alors notre alliance, notre rvolution, notre rve et notre libert chouera. Mais nous appelons au changement social par des hommes libres - changement dans l'esprit de Washington et Jefferson, de Bolivar et San Martin et Martin - pas un changement qui cherche imposer sur les hommes des tyrannies que nous avons chasses il y a un sicle et demi. Notre devise est ce qu'elle a toujours t - le progrs oui, la tyrannie non - progreso si, tirania no!"

Caracas (7) et ensuite Bogota ont donn au Prsident des Etats-Unis un chaleureux accueil. Au Mexique en juin 1962, il a pay tribut la rvolution mexicaine et en mars 1963 au Costa Rica il a dfendu les droits des paysans pour la terre et une ducation et a appel une fin "les institutions antiques qui perptuent les privilges." Ses ennemis ont vu l'Administration Kennedy comme l'allie des "forces populaires agitatrices" du continent au sud de la frontire, "travaillant au progrs et une meilleure vie pour les masses par l'volution si possible ou par la rvolution si c'est le prix qui doit tre pay. (8)

Rvolution! Beaucoup de personnes ont pens qu'elle avait dj investi la Maison Blanche, malgr les assurances du Prsident. Le 13 fvrier 1961, il a dit au Conseil de la Confrence Industrielle Nationale :

"Il n'y a aucun conflit invitable entre les secteurs publics et privs - ou entre l'investissement et la consommation - ni, comme j'ai dit, entre le gouvernement et les affaires. Tous les lments dans notre croissance conomique nationale sont interdpendants. Chacun doit jouer son rle appropri - et c'est l'espoir et le but de cette administration...

"Nous ne ferons pas de distinction pour ou contre aucun segment de notre socit ou segment de la communaut des affaires. Nous sommes vigoureusement opposs la corruption et l'exploitation monopolistique et humaine - mais nous ne sommes pas opposs aux affaires. Nous savons que votre succs et le ntre sont entrelacs - que vous avez des faits et des connaissances dont nous avons besoin. Quelles que soient les diffrences passes qui peuvent avoir exist, nous cherchons plus qu'une attitude de trve, plus qu'un trait - nous cherchons l'esprit d'une alliance pleine et entire."

Son ton ennuyait son auditoire des affaires, qui pensaient qu'ils percevaient une allusion de paternalisme et qui tait quelque peu moins que dsireux de cooprer avec le gouvernement fdral. Le Conseil Consultatif des affaires a cess ses runions et a dcid de cesser les relations avec le Dpartement du Commerce. Les membres du Conseil ont not avec difficult que le virus de Kennedy s'tait tendu au Secrtaire du Commerce Luther Hodges, un homme dont ils avaient pens qu'ils pouvaient compter dessus.

Les Dmocrates avaient hrit de l'Administration Eisenhower une situation conomique plutt mdiocre. 1961 n'tait pas une trs bonne anne. Il est vrai que le revenu national avait augment de 19,6 % entre 1958-1961 en comparaison de son niveau de 1954-1957, les ventes des entreprises taient montes de 18,7 % et les salaires taient monts de 18.9 %. Mais la prosprit d'une conomie est crite dans le bilan et pendant la mme priode, les profits d'affaire taient monts seulement de 3,3 % aprs impts. (9) Les critiques ont aussi not que les gouvernements fdral et d'tats s'tendaient fermement, et que leurs dpenses galaient un tiers du produit national brut. (10) Les prix au dtail taient rests des prix stables et les prix de gros avaient chut de 1 %, (11) mais les revenus personnels de certains des Titans avaient aussi baiss. (12)

Les choses paraissaient meilleures au dbut de 1962. L'industrie automobile, le thermomtre conomique de la nation, prvoyait un chiffre des ventes annuel de 7 millions de voitures, une augmentation de 1.500.000 par rapport l'anne prcdente. (13) 1962 promettait plus qu'un rtablissement et moins qu'un boom. En janvier Bradford B. Smith, un conomiste de US Steel, a dit au Conseil de la Confrence Industrielle Nationale, "J'ai dit ce groupe plusieurs fois que comme la nation va, alors la sidrurgie va, seulement deux fois plus vite. Je dirais que la production d'acier dans la premire moiti de 1962 pouvait sembler plutt bonne."

Un mois plus tard, cependant, Roger Blough, le Prsident de US Steel, (14) a not que les profits industriels globaux, qui devraient avoir atteint le chiffre de 35 milliards de $ en 1961, (15) taient seulement de 23 milliards de $ et a ajout que pendant les trois annes passes les salaires horaires dans la sidrurgie avaient augment de 40 cents (entre 12 et 13 %), tandis que les profits avaient t les plus pauvres jamais enregistrs dans l'histoire de l'acier. En 1961, 85 % de ces profits, a-t-il revendiqu, avaient t utiliss pour payer des dividendes. Il a dclar que l'on ne devrait pas juger une conomie seulement par ses prix, qui dpendent toujours des dpenses, mais plutt par le niveau comparatif de dpenses et des profits. Blough a dit US News and World Report que le Prsident pouvait comprendre les hommes d'affaires, mais qu'il ne les aimait certainement pas. Il s'est rappel que le Prsident Kennedy avait envoy une lettre aux leaders de la sidrurgie en septembre 1961 les mettant en garde contre toute augmentation de prix. "La sidrurgie, en bref, peut attendre avec impatience de bons profits, sans une augmentation de prix. Depuis 1947, les valeurs des actions ordinaires de fer et d'acier sont montes de 397 %; c'est une bien meilleure performance que les valeurs d'actions ordinaires en gnral," avait crit le Prsident.

Le 6 avril 1962, le Syndicat des sidrurgistes a t d'accord, la demande du gouvernement fdral, de limiter ses revendications salariales d'une augmentation de 10 cent par heure commenant le 1er juillet 1962. (16) Le 10 avril, la sidrurgie a annonc une augmentation des prix de 6 $ la tonne, (17) plaant le Prsident, les consommateurs et les syndicats devant le fait accompli. Au cours de son histoire, la sidrurgie avait souvent dfi les Prsidents amricains, mais elle avait oubli quoi ressemblait d'tre contrecarr. Le jour suivant sa confrence de presse, le Prsident a dclar :

"... les Amricains auront beaucoup de mal, comme moi, accepter une situation dans laquelle une poigne minuscule de cadres de la sidrurgie dont la poursuite de pouvoir priv et bnfice excde leur sens de la responsabilit publique peut afficher un tel mpris total pour les intrts de 185 millions d'Amricains."

Cette dnonciation des Titans a abasourdi la nation. Elle a marqu la naissance d'une lgende. Les remarques prsidentielles ont fait les titres dans le monde entier et ont t mme cites dans la Pravda, qui a exprim sa surprise et sa satisfaction. Les hommes d'affaires ont t dconcerts par la violence de sa raction et par la mesure apparente de son soutien public, mais Roger Blough a maintenu que sa dcision avait t faite "dans l'intrt des actionnaires" et que les profits des plus grands producteurs d'acier taient 33 % plus bas dans le premier trimestre de 1962 qu'ils avaient t en 1959. (18)

L'administration a rpondu que les dividendes pays aux actionnaires des corporations sidrurgiques en 1958-61 taient 17 % plus hauts que ceux pays en 1954-57. La sidrurgie a rpondu que les profits avaient excd 1 milliard de $ en 1959, mais qu'ils taient tombs 807 millions de $ en 1961, mettant en danger les possibilits d'investissement, l'avenir des corporations sidrurgiques et par consquent l'avenir de l'industrie amricaine. Mais, confronte aux enqutes du FBI, la pression de l'opinion publique et l'annulation de contrats du gouvernement, elle a cd et a retir l'augmentation. (19)

Le 7 mai 1962, US News and World Report ont crit : "Ce qui est arriv est effrayant non seulement aux gens de l'acier, mais l'industrie en gnral... Le prsident Kennedy avait l'intrt public cur en agissant comme il a fait, mais les rsultats ne peuvent pas tre long terme ce qu'il avait l'intention qu'ils soient."

Le jour suivant Atlantic City, parlant devant la Convention des Ouvriers de l'Industrie Automobile Unie, Kennedy a dclar :

"Cette administration n'a pas entrepris et n'entreprendra pas de fixer les prix et les salaires dans cette conomie. Nous n'avons pas l'intention d'intervenir dans chaque discussion de travail. Nous pouvons suggrer des directives pour l'conomie, mais nous ne pouvons pas fixer un seul modle pour chaque usine et chaque industrie... C'est une conomie comptitive. Nous croyons qu'il nous a bien servi, le systme de la libre entreprise."

Le jour prcdent, le 7 mai, Roger Blough avait dit aux actionnaires de US Steel : "ce concept est aussi incomprhensible pour moi que la croyance que le gouvernement puisse jamais servir l'intrt national en temps de paix en cherchant contrler les prix dans les affaires amricaines concurrentielles, directement ou indirectement par force de loi ou autrement." Et il a ajout que depuis 1950 les salaires avaient doubl, les revenus d'impts sur les affaires avaient augment de 68 %, les profits de propritaires de magasin et les fermiers s'taient levs de 70 %, tandis que les profits de socit avaient seulement augment de 2 %. Il a fait remarquer que ces dernires annes les prix de beaucoup de produits industriels avaient augment et qu'il n'a pas vu pourquoi il devrait y avoir une quelconque discrimination envers l'acier.

En rpondant aux remarques du Prsident Kennedy Atlantic City le 1er mai, Walter Reuther, Prsident des Ouvriers Unis de l'industrie automobile, a dclar que ce dont l'conomie avait besoin tait d' "augmenter la demande et donc les salaires." Ce mme jour le Dr Charles E. Walker, Vice-prsident Excutif de l'Association des Banquiers Amricaine, a fait un discours New Brunswick attaquant les dpenses fdrales accrues et les concepts des conseillers en conomie prsidentiels.

Le 28 mai 1962 fut le jour le plus noir Wall Street depuis le krach de 1929. Les actions de l'acier sont tombes 50 % de leur niveau de 1960. "Cela pouvait devenir la guerre totale," a dclar Avery C. Adams, Prsident de Jones and Laughlin Steel, aux actionnaires de sa socit. Les syndicats ont commenc se demander si les consquences de l'intervention prsidentielle ne pouvaient pas s'avrer plus srieuses pour eux que pour les socits. (20) Allan Sproul, l'ex-prsident de la Rserve fdrale de New York, a dclar que "bien qu'il n'y ait aucune panique chez des actionnaires aprs le krach boursier du 28 mai 1962, un autre le 28 mai pourrait avoir des consquences diffrentes. (21)

En juillet 1962, la sidrurgie Pittsburgh travaillait seulement 55 % de sa capacit, en comparaison de 70 % en avril. Les socits sidrurgiques ont not que cette crise les frappait juste quand ils taient confronts la comptition avec les producteurs trangers favoriss par des dpenses infrieures et une main d'uvre meilleur march et des industries lies (plastiques, aluminium, ciment, verre, bois) qui devenaient de plus en plus diversifies et de plus en plus puissantes. Un des paradoxes dans les arguments de certains hommes d'affaires tait le fait que, en rejetant toute notion d'intervention fdrale dans leurs affaires, ils appelassent une protection plus grande contre la comptition trangre. (22)

La raction des affaires fut unanime. Ralph Cordiner, le Prsident de General Electric, a dclar que Kennedy doit relire son Lincoln, (23) et David Lawrence (24) a crit :

"La lourde main du gouvernement vient de gagner une victoire la Pyrrhus... Les faits conomiques ne peuvent pas tre changs simplement parce que les politiciens ne les aiment pas. Le systme d'entreprise prive de l'Amrique ne peut survivre non plus trs longtemps si le Gouvernement Fdral lui-mme s'engage dans la mdisance de lutte des classes et, en effet, dit une industrie qu'elle doit mconnatre les profits, les dividendes et payer le travail quel que soit le prix indiqu par l'Administration mme si, comme dans ce cas, cela cote l'industrie 100 millions de $ complmentaires par an.

"Apparemment (M. Kennedy) a cru que l'Administration pourrait contraindre l'industrie se soumettre. Car quoi d'autre voulait dire la dclaration de M. Kennedy que ' le Ministre de la Justice et la Commission Commerciale Fdrale examinent la signification de cette action dans une conomie libre, comptitive ?... Cela impliquait une menace de poursuite criminelle. C'tait un mouvement conu pour terroriser ceux qui n'taient pas d'accord avec l'Administration... En niant n'importe quelle inclination vers le socialisme d'tat, l'action prsidentielle sur les prix de l'acier pointe invitablement vers une dictature fdrale sur les affaires."

Et il a conclu, "le Socialisme (est) souvent un signe avant-coureur du Communisme."

En analysant la bataille en cours, Richard E. Neustadt (25) a crit,

"Autant que je peux l'observer de l'tranger, le cas de l'acier tait une dmonstration classique de deux choses : de l'aspect tnu et de l'incertitude du pouvoir prsidentiel - on pourrait presque dire la faiblesse de la position prsidentielle - coupls avec la navet politique presque incroyable de la part de la US Steel Corporation."

Quelques mois plus tard, Kennedy a expliqu sa raction :

"Je pense que cela aurait t une situation srieuse si je n'avais pas essay avec toute mon influence d'essayer d'obtenir un repositionnement, parce qu'il y avait une question de bonne foi implique. Le syndicat de l'acier avait accept l'accord le plus limit qu'il avait depuis la fin de la deuxime guerre... en partie, je pense, parce que j'ai dit que nous ne pouvions pas nous permettre une autre spirale inflationniste, qu'elle affecterait notre position comptitive l'tranger, donc ils ont sign. Puis, quand leur dernier contrat a t sign l'acier... a augment ses prix immdiatement. Il m'a sembl que la question de la bonne foi a t implique et que si je n'avais pas essay... d'utiliser mon influence pour que les socits gardent leurs prix stables, je pense que le syndicat pourrait avoir lgitimement estim qu'il avait t induit en erreur. mon avis il aurait mis en danger toute la ngociation entre les travailleurs et le management, qui nous aurait empchs de manifester une quelconque influence du point de vue public dans l'avenir sur ces grandes discussions travailleurs-management qui affectent vraiment l'intrt public. "

En juin 1962, au sommet de la crise, les cercles d'affaires aux Etats-Unis taient bien plus concerns par le style et la personnalit prsidentiels que par la baisse sur le march boursier, qu'ils savaient tre artificielle, ou l'tat de l'conomie, qu'ils considraient plein d'espoir. (26) le discours de Kennedy Yale (27) le 11 juin a confirm les plus mauvaises craintes des hommes d'affaires :

"Le grand ennemi de la vrit n'est pas trs souvent le mensonge - dlibr, invent et malhonnte - mais le mythe - persistant, persuasif et peu raliste. Trop souvent nous nous tenons aux clichs de nos anctres. Nous soumettons tous les faits un jeu prfabriqu d'interprtations. Nous aimons le confort d'opinion sans le malaise de la pense...

"Nous ne pouvons pas comprendre et affronter nos problmes contemporains en 1962 si nous sommes touchs par des tiquettes traditionnelles et des slogans uss d'une re prcdente. Mais le fait malheureux de la question est que notre rhtorique n'est pas alle de pair avec la vitesse du changement social et conomique. Nos dbats politiques, notre discours public - sur des questions intrieures et conomiques actuelles - ont trop souvent peu ou pas de relation avec les problmes rels auxquels les Etats-Unis sont confronts...

"(Ces problmes) ne peuvent pas tre rsolus par des incantations du pass oubli. Mais l'exemple de l'Europe occidentale (28) montre qu'ils sont capables de solution - que des gouvernements et beaucoup d'entre eux des gouvernements conservateurs, prpars pour faire face aux problmes techniques sans prconceptions idologiques, peuvent coordonner les lments d'une conomie nationale et provoquer la croissance et la prosprit...

"Quelques conversations que j'ai entendues dans notre propre pays ressemblent de vieux microsillons restant du milieu des annes trente. Le dbat des annes trente avait sa grande signification et a produit de grands rsultats, mais il a eu lieu dans un monde diffrent avec des besoins diffrents et des tches diffrentes. C'est notre responsabilit de vivre dans notre propre monde et d'identifier les besoins et dcharger les tches des annes 1960...

" Il y a presque 150 ans, Thomas Jefferson a crit, ' les nouvelles circonstances dans lesquelles nous sommes placs appellent de nouveaux mots, de nouvelles expressions et pour le transfert d'anciens mots de nouveaux objets. ' De nouveaux mots, de nouvelles expressions et pour le transfert d'anciens mots de nouveaux objets - c'est plus vrai aujourd'hui que ce n'tait l'poque de Jefferson, parce que le rle de ce pays est si normment plus significatif... Comme nous travaillons dans la consonance pour rencontrer les problmes authentiques de nos temps, nous produirons une vision et une nergie qui dmontrera nouveau au monde la vitalit suprieure et la force de la socit libre."

C'tait un discours srieux. Non seulement il attaquait les Titans, mais aussi ceux de ses concitoyens qui prenaient la fiert de leurs strotypes traditionnels, leurs slogans uss, leurs vieux enregistrements, leurs clichs hrditaires, leurs problmes imaginaires et leurs interprtations prfabriques et de qui Kennedy a dit qu'ils taient 150 ans en arrire et ne comprenaient rien des problmes rels de leurs temps.

Il tait dj en retard quand il a annonc la tlvision le 13 aot que depuis qu'il tait entr la Maison Blanche le produit national brut avait augment de 10 %, la production industrielle tait monte de 16 %, le revenu personnel accessible tait mont de 8 % (30 milliards de $), le taux de chmage avaient baiss de 1 million et que dans le Comt Carbon en Pennsylvanie, George Demart, g de 52 ans, tait finalement capable de subvenir sa famille. Il a ajout que les profits d'entreprise taient monts de 26 %, mais ceux concerns n'coutaient probablement plus quand il a conclu :

"Nous devons avancer et je sais qu'il y a ceux qui s'opposent tous ces mouvements comme ils se sont opposs aux mouvements d'autres jours beaucoup comme ils se sont opposs une interdiction du travail d'enfant et, plus rcemment au Snat, des soins mdicaux pour les personnes ges.

"Ce pays serait toujours dans les ges sombres conomiquement si nous avions permis ces adversaires du progrs et dfenseurs de privilges spciaux de mettre leur veto chaque avancement. Mais le prsident des Etats-Unis je crois et le Congrs et tous d'entre nous doivent tre engags agir dans notre temps."

La fivre est tombe quelque peu l'automne. Les affaires taient bonnes et 1963 semblait encore meilleur. L'augmentation des dpenses fdrales, des contrats de dfense et des projets de renouvellement urbains a agi comme un stimulus sur l'conomie. Mais les hommes d'affaires sont rests pessimistes et mfiants. la Convention d'Association des Banquiers Amricaine Atlantic City les 23-26 septembre 1962, il tait prvu que la production automobile baisserait de 500.000 units en 1963. (29) La plupart des experts financiers New York et Chicago mettaient en garde contre une nouvelle rcession.

Il n'y eut aucune rcession. Au contraire, les Etats-Unis taient au milieu d'une expansion industrielle. (30) Mais le gouvernement fdral est rest vigilant. En juillet 1962, il avait protest envers les banques, qui prvoyaient une inflation et dformaient le march financier. En novembre il a dnonc les augmentations des prix injustifies de l'industrie pharmaceutique. En 1963, ses procs antitrust se sont multiplis.

La tendance vers les fusions d'entreprise s'accentuait. (31) En poursuivant son rle antitrust traditionnel, le Ministre de la Justice a ouvert des enqutes dans des conspirations fixant les prix et d'autres activits illgales. Cette action a apport des rsultats positifs (les prix des quipements lectriques ont chut de 30 %), mais cela a exaspr l'industrie. "Les fusions rveillent le soupon aigu des agents fdraux chargs de faire appliquer les lois anti-trusts du Gouvernement," a crit US News and World Report. (32)

En janvier, le Ministre de la Justice a demand une cour fdrale de forcer General Motors abandonner son affaire de locomotive et rompre sa fusion avec Euclid Road Machinery Company. Dans un troisime cas, il a accus General Motors de monopoliser la fabrication et la vente de bus interurbains.

Face de telles attaques, les hommes d'affaires ont commenc se demander ce qui arriverait quand de grandes socits essaieraient de crotre ou de se diversifier par des fusions. Est-ce que c'tait la fin de toutes les fusions d'entreprise ? La Commission Commerciale Fdrale a ouvert une enqute sur les rapports entre 1.000 des plus grandes socits nationales. C'tait particulirement curieux sur les "joint-ventures" et "la rciprocit", ou jusqu' quel point les grandes socits achetaient de leurs propres clients les meilleurs. Jusqu' quel point une socit sidrurgique a-t-elle command sa machinerie du fabricant de machinerie qui a rgulirement achet son acier ? Jusqu'o un fabricant de camions est-il all pour favoriser une socit sidrurgique qui a achet ses camions ?

General Dynamics reut l'ordre de cder une division ayant affaire dans les gaz industriels qu'il avait acquise cinq ans auparavant et une fusion de Consolidated Foods avec une socit produisant des oignons et de l'ail dshydrats a t annule aprs que la FTC ait accus que la socit d'alimentation et exig de certains de ses fournisseurs d'acheter les produits de sa nouvelle division. La FTC a suggr que l'on puisse juger n'importe quelle fusion illgale si elle avait tendance promouvoir des affaires rciproques.

Le gouvernement a apport des accusations de fixation des prix contre une longue liste d'industries, y compris le lait, des marchandises cuites, des produits d'argent, le tuyau de cuivre, la pte bois, des produits d'usine de cuivre, le macaroni, les machines coudre, etc et dans beaucoup de cas ont gagn des victoires faciles. En 1963, la Division Antimonopole du Ministre de la Justice a gagn 45 affaires sur 46.

Les grandes entreprises sont devenues de plus en plus concernes par les tendances de l'administration Kennedy et les industriels ne sont pas le type de gens rester assis ronger leurs ongles. Les employeurs se sont plaints d'tre continuellement placs leur dsavantage dans leurs relations avec les syndicats, qui taient renforcs par Washington. Ils estimaient que le Conseil National des Relations du Travail avait abandonn la position neutre qu'il avait occupe sous Eisenhower. "Le NLRB est aussi affect par l'esprit de croisade," a dclar Joseph L. Block, Prsident d'Inland Steel. J. Mack Swigert ajouta, "le pouvoir financier des syndicats est si grand que beaucoup d'employeurs ne peuvent pas risquer une grve." (33)

Kennedy a dclar maintes reprises qu'il tait oppos au contrle gouvernemental des salaires et des prix, mais son administration est intervenue de plus en plus souvent dans les discussions du travail. Washington a nomm des mdiateurs qui ont soulign "l'intrt public," qui tait gnralement interprt comme l'approbation des syndicats. La pression fdrale a t manifeste sur de nombreuses socits, particulirement dans les missiles et l'industrie spatiale, qui n'avait pas encore adopt l'atelier d'ouvriers syndiqus. Les commissions rgulatrices disponibles au Prsident ont exerc un pouvoir considrable. (34) le Conseil National des Relations du Travail a ordonn que des ouvriers renvoys pour des activits syndicales ou qui avaient perdu leurs emplois parce que leur employeur refusait d'tre en pourparlers avec leur syndicat, soient rtablis avec leur paie plus un intrt de 6 %.

Les hommes d'affaires craignaient que le gouvernement fdral prenne d'une faon ou d'une autre le contrle des salaires, (35) et leurs craintes taient exprimes aux runions de l'Association de Gestion Amricaine, l'Association nationale de Conseils d'Etat des Relations du Travail et le Congrs Minier Amricain. Le Vice-prsident pour les Relations du Travail de Ford Motor Company a dclar que l'Administration Kennedy semble "rechercher une sorte d'endroit mi-chemin entre la ngociation prive et la contrainte du gouvernement qui lui donnera le degr d'influence ou contrlera les rsultats qu'il conoit comme ncessaires... c'est prpar pour passer le point de confiance simplement sur la raison et la persuasion."

D'autres sont alls beaucoup plus loin. US News and World Report ont accus que "la machinerie pour une vraie conomie socialiste existe dj," et cit un financier qui a ajout, "les fonds de pension donnent un espace de manuvre considrable. En agissant dans une certaine direction, ils pourraient tre utiliss pour dtruire la structure capitaliste."

On pourrait considrer 1963 comme une bonne anne pour les affaires. Mais les hommes d'affaires ne le pensaient pas. Le produit national brut, les salaires, les impts et les prix avaient progress d'une manire satisfaisante, mais la sidrurgie travaillait toujours seulement 50 % de sa capacit et les profits taient infrieurs ce que les hommes d'affaires pensaient qu'ils devraient tre et proportionnellement plus bas que ce qu'ils avaient t en 1950. (36)

En parlant l'Universit de Chicago, Henry Ford a dclar, "A quel niveau sont les profits ? Par n'importe quelle mesure relative, les profits sont maintenant du mme niveau qu'ils taient pendant la rcession de 1954. Aujourd'hui, aprs 3 annes entires de prosprit naissante pour le reste de l'conomie, les profits se sont finalement levs jusqu' ce qu'ils soient aussi hauts qu'ils taient leur point le plus bas dans la dcennie aprs la fin de la Seconde Guerre mondiale. La rduction d'impts sur le revenu fdral est une tape importante dans la direction juste." (37)

Les industriels ont not que le taux de croissance de l'conomie amricaine en 1963 serait le plus bas de tous les pays industrialiss et ont soulign que ce retard pourrait avoir des consquences "dramatiques". Ils prdisent que l'Union Sovitique aurait rattrap les Etats-Unis en termes de production industrielle en 1975-80.

Kennedy a rpondu ces prdictions en faisant remarquer que le taux de croissance exceptionnel de l'Union Sovitique tait d en grande mesure sa rcolte norme - trois fois plus grande que celle des Etats-Unis - d'tudiants dans toutes les branches d'tude, de chercheurs futurs et de techniciens futurs et il l'a cit comme encore une raison d'assurer des opportunits ducatives gales pour tous les tudiants et de dtruire les barrires financires entourant les universits. (38) Il tait particulirement concern par le chmage : en 1963 il y avait 4.166.000 personnes au chmage, en comparaison de 4.007.000 en 1962. (39) Les hommes d'affaires taient plus concerns par les dficits et les dpenses fdraux. (40)

En 1962, Kennedy avait choisi de poursuivre une nouvelle politique conomique et financire base sur le produit national brut potentiel. (41) Pour faire natre ce potentiel, il tait ncessaire de crer un "frein fiscal" - autrement dit, rduire les impts sur les individus et les socits. Le 14 dcembre 1962, parlant aux membres du Club conomique l'Htel Waldorf Astoria New York, le Prsident a boulevers la pense conomique traditionnelle non seulement des hommes d'affaires, mais aussi des membres du Congrs. Beaucoup de Membres du Congrs taient violemment opposs toute augmentation des dpenses fdrales, qu'ils accusaient d'affaiblir le dollar et considraient le dficit budgtaire comme un mal en soi qui devait tre rduit par tous les moyens possibles. Mais Kennedy pensait diffremment. (42) Il a commenc en les rassurant : " Pour augmenter la demande et soulever l'conomie, le rle le plus utile du Gouvernement Fdral n'est pas de se prcipiter dans un programme d'augmentations excessives des dpenses publiques, mais tendre les primes et les occasions pour les dpenses prives."

Mais il a continu dclarer, "Notre choix pratique n'est pas entre un dficit de rduction d'impt et un excdent budgtaire. Il est entre deux sortes de dficits : un dficit chronique d'inertie... ou un dficit provisoire de transition, rsultant d'une rduction d'impt conue pour booster l'conomie, augmenter les revenus fiscaux et raliser... un excdent budgtaire."

Le Prsident a planifi d'appliquer le PPBS, qui avait t utilis avec tellement de succs au Dpartement de la Dfense, au budget fdral, (43) mais en 1963 le problme principal tait celui d'quilibrer le budget. Kennedy a propos un programme keynsien de dficit budgtaire conu pour encourager l'expansion conomique. (44) Ce plan classique consistait soulager la pression fiscale sans une diminution correspondante dans les dpenses publiques. Une rduction d'impt, un crdit d'impt d'investissement et une augmentation simultane de dpenses publiques augmenteraient la demande et stimuleraient la consommation.

Le 17 janvier 1963, le Prsident Kennedy a prsent son budget de 1963 et ses offres pour une rduction d'impt et une rforme fiscale au Congrs. Le Snateur Harry F. Byrd et le Reprsentant Wilbur D. Mills respectivement prsident du Comit des Finances de Snat et de la Commission des finances de la Chambre, ont exprim leur opposition au plan. "Le Pouvoir se nourrit du pouvoir. Le grand gouvernement est trop grand," (45) a dit le Snateur Byrd, qui a ajout qu' son avis, la confiance n'tait pas rassure en tendant la domination et le contrle fdraux, ou l'usurpation juridique de pouvoir, ou des dpenses fdrales excessives et qu'il sentait l'oppression de tous les trois.

Ce que Kennedy voulait n'tait pas simplement une rduction d'impt provisoire, mais une rvision minutieuse du systme fiscal amricain. La rforme fiscale a scell son destin.

Quelques Amricains y taient opposs sur l'essentiel, comme l'homme d'affaires de la Floride qui s'est trouv dans le mme avion que Douglas Dillon un jour en 1962. Le Ministre de l'Economie et des Finances a pass quelque temps expliquer la rforme fiscale en termes de la perspective d'entreprise et le revenu de cet homme et l'homme d'affaires a t des plus impressionns. Finalement, comme l'avion atterrissait Miami, il s'est tourn vers le Secrtaire Dillon et a dit, "Je vous suis reconnaissant d'expliquer le projet de loi. Dites-moi maintenant juste encore une fois : pourquoi est-ce que je suis contre ?" (46)

La rponse est venue de Barry Goldwater :

"Nous avons t persuads que le gouvernement a un droit illimit de s'approprier la richesse des gens. Le gouvernement a le droit d'exiger un pourcentage gal de la richesse de chaque homme et pas plus. C'est valable autant pour des revenus que a l'est pour des cadeaux et des successions. Les impts devraient tre les mmes pour chacun, comme ils le sont pour les cigarettes. La taxation progressive est une confiscation.

"Il est scandaleux qu'un homme qui gagne 100.000 $ une anne contribue 90 % de son revenu au budget national, tandis qu'un homme qui gagne seulement 10.000 $ contribue seulement 20 %. C'est une pnalit pour le succs."

Mais les impts n'taient pas les mmes pour chacun. Le Prsident a t tonn d'apprendre que sur 19 Amricains dont le revenu excdait 5 millions de $ par an, 5 ne payrent aucun impt sur le revenu en 1959 et aucun des 14 d'autres n'avait t impos dans la fourchette des 5 millions de $ par an et qu'en 1954 un Amricain avec un revenu annuel de 20 millions de $ n'avait pas pay un cent d'impts. Des exemples semblables ont abond. Dans la plupart des cas, ces exemptions scandaleuses taient le rsultat de la dduction multiple et des chappatoires que le systme fiscal offrait certaines socits, notamment dans l'industrie ptrolire. (47)

Kennedy tait dcid mettre fin ces abus. Dj, le 20 avril 1961, le jour o il a appris l'chec d'invasion de la Baie des Cochons, il a dclar devant le Congrs :

"Un systme fiscal fdral fort et sain est essentiel pour l'avenir de l'Amrique... L'limination de certains dfauts et injustices comme propos ci-dessous fournira les bnfices de revenu pour dcaler les rductions fiscales offertes pour stimuler l'conomie... Des dispositions spciales se sont dveloppes dans une source croissante de traitement prfrentiel aux divers groupes. Chaque fois que l'on permet un contribuable de payer moins, on doit demander quelqu'un d'autre de payer plus. La distribution uniforme du fardeau fiscal est ainsi drange et des taux plus hauts sont rendus ncessaires par le rtrcissement de la base fiscale. Bien sr : quelques carts de l'uniformit sont ncessaires pour promouvoir des objectifs sociaux ou conomiques dsirables. Mais beaucoup de prfrences qui se sont dveloppes ne satisfont pas un tel test et doivent tre rvalues dans notre programme de rforme fiscale."

Et il a ajout, "la guerre la pauvret n'est pas finie. Elle vient de commencer."

La rforme fiscale de 1963 tait destine : 1) soulager les privations des contribuables mal pays et des gens plus gs et encourager la croissance conomique; 2) rviser le traitement fiscal de plus-values de cessions pour fournir un flux plus libre et plus rempli de fonds de capital; et 3) largir la base des impts sur le revenu des individus et des socits afin de supprimer les privilges spciaux, corriger les dfauts dans la loi fiscale et fournir un traitement plus gal des contribuables.

Mais l'aspect le plus important de cette rforme s'est concentr sur les dispositions fiscales qui "dforment artificiellement l'utilisation des ressources." Le Prsident a dclar que "on ne devrait permettre aucune industrie d'obtenir un avantage fiscal excessif sur toutes les autres" et a appel la correction des dfauts dans les privilges fiscaux accords aux industries minrales, l'industrie ptrolire tout d'abord.

Comme ils parcouraient les 24 pages du Document No 43, le Message Fiscal Prsidentiel au Congrs, certains hommes d'affaires eurent une bonne raison d'tre contre. (48) Ils taient bien moins intresss par la sant de l'conomie amricaine (49) que par le taux de leurs profits.

Le 18 novembre 1963, trois jours avant sa mort, le Prsident Kennedy a prsent son rapport conomique la Chambre de Commerce de la Floride:

"Pour la premire fois en beaucoup d'annes, dans les 18 derniers mois, notre taux de croissance excde celui de la France et de l'Allemagne. C'est parce que, comme le magazine Fortune le faisait remarquer rcemment, les profits d'entreprise en Amrique augmentent maintenant beaucoup plus rapidement que les profits d'entreprise l'tranger...

"Au mois d'avril suivant, avec l'aide indispensable du projet de loi de rduction d'impt en suspens, les Etats-Unis navigueront avec les vents de l'expansion conomique du temps de paix le plus long et le plus fort dans toute notre histoire nationale."

Et il a conclu :

"Je me rends compte qu'il y a quelques hommes d'affaires qui estiment qu'ils veulent seulement tre laisss seuls, ce gouvernement et cette politique ne sont pas leurs affaires, que le bilan et le taux de bnfice de leur Socit propre ont plus d'importance que l'quilibre des forces mondiales ou le taux de chmage touchant l'ensemble du pays. Mais j'espre que cela ne prcipite pas le moment pour vous rappeler le passage du 'Chant de Nol' de Dickens dans lequel Ebenezer Scrooge est terrifi par le fantme de son ancien associ, Jacob Marley et Scrooge, pouvant par l'histoire de Marley d'errance incessante, s'crie, ' Mais vous tiez toujours un bon homme d'affaires, Jacob. ' Et le fantme de Marley, ses jambes attaches par une chane de grands livres et de botes de billets, rpliqua, 'les affaires ? L'humanit tait mon affaire. Le bien-tre commun tait mon affaire. La charit, la piti, la patience et la bienveillance taient tous mon affaire. Les transactions de mon commerce n'taient qu'une goutte d'eau dans l'ocan entier de mon affaire. '

"Membres et invits de la Chambre de Commerce de la Floride, si nous travaillons la Maison Blanche ou auSige de la lgislature d'un Etat ou dans une maison d'industrie ou le commerce, l'humanit est notre affaire. Et si nous travaillons en harmonie, si nous comprenons les problmes l'un de l'autre et les responsabilits que portent chacun d'entre nous, alors l'affaire de l'humanit prosprera srement. Et vos enfants et les miens s'avanceront dans un monde plus scuris et un dans lequel il y a des opportunits pour eux tous..."

Mais beaucoup d'hommes d'affaires taient indiffrents l'harmonie, les problmes de l'humanit, l'avenir de leurs enfants et Charles Dickens. Quatre jours plus tard, le Prsident Kennedy a atterri Dallas. Il n'y a pas de haine plus forte que celle des requins de la finance.

Le 26 fvrier 1964, sous le Prsident Lyndon Johnson, le Congrs a approuv la Loi publique 88-272, qui a amend le Code du Revenu Interne de 1954. Nulle part dans les 128 pages de cet acte, cependant, vous ne trouverez les dispositions concernant "la suppression de certaines injustices" demandes par le Prsident Kennedy.

En avril 1964, maintenant qu'ils avaient un Prsident "qui comprenait les affaires," dans les mots de W. B. Murphy, Prsident de Campbell Soup Company, les hommes d'affaires interviews par US News et World Report ont dclar, "Toutes les nouvelles des affaires sont bonnes - des profits en hausse, les ventes qui montent, la production qui augmente. Tout va vers le haut."

La Grande Socit avait commenc.

Elle tait au sommet de sa gloire quand, le 4 juillet 1967, le Prsident Johnson a dit une foule encourageante :

"Nous possdons presque un tiers des voies de chemin de fer du monde, presque le deux-tiers des automobiles du monde, la moiti des camions, la moiti de toutes ses radios, un tiers de toute l'lectricit, un quart de tout l'acier... la moiti de sa richesse."

"Et tenez compte," a continu le Prsident (qui avait oubli d'inclure la moiti du ptrole du monde) "que le reste du monde voudrait changer sa place avec la ntre."

NOTES

1. En 1902, Teddy Roosevelt avait dsign l'Administration (qui deviendra plus tard le Pentagone), les membres d'un groupe de pression et les finances organises comme "les ennemis publics de la nation." Franklin D. Roosevelt a dclar que "l'entreprise prive est un service public."

2. William Cary a t nomm la tte de la Commission des Oprations de Bourse, Newton Minow comme Prsident de la Commission de Communications Fdrale, Frank McGulloch au Conseil National des Relations du Travail, Joseph Swidler la Commission Fdrale de l'Energie et Paul R. Dixon comme Prsident de la Commission Commerciale Fdrale.

3. 3,9 millions de chmeurs en 1960; 4 millions en 1961.

4. Le 16 aot. 1961, Richard Goodwin, un autre des conseillers de Kennedy, rencontra Montevideo Ernest "Che" Guevara, alors "tsar" de l'conomie cubaine.

Feu la journaliste Lisa Howard tait en train d'arranger une runion entre Bob Kennedy et Guevara au moment de l'assassinat du Prsident Kennedy.

5. En avril 1962, US News and World Report ont publi un rsum de la situation latino-amricaine qui concluait, "Clairement, aprs un an de l'Alliance pour le Progrs, l'Amrique Latine est dans des ennuis pires que ceux d'avant que le programme ne commence. Les experts avertissent que la situation empirera avant qu'elle ne s'amliore.

6. Depuis 1964, l'industrie cosmtique s'est tendue rapidement. Entre 1964 et 1967, Avon Products, avec 190 branches diffrentes, a tripl ses ventes internationales. En 1966, les profits combins de ses Divisions Amricaines et Internationales se sont levs 55,5 millions de $ soit13,5 % de son chiffre d'affaires (408 millions de $).

7. O des pierres et des tomates avaient t jets sur Nixon en 1958.

8. Le 16 novembre 1963, le Prsident argentin Illia a annul les accords signs avec des compagnies de ptrole trangres en 1958 et 1959.

9. En 1961 le produit national brut, qui avait cr de 4 % en 1960, avait augment de seulement 3,3 %, mais tait mont 68 % en 1962.

10. En 1963, un ouvrier sur six tait employ par Washington ou les gouvernements d'tat. Ces gouvernements absorbaient 35 % du produit national brut (mais les critiques de Kennedy ont oubli d'ajouter qu'il y avait 2.548.000 employs fdraux, en comparaison de 7.889.000 dans les administrations locales et nationales).

11. Indice des prix la consommation :

1960: 100,7
1961: 100,3
1962: 100,6
1963: 100,3

12. Une comparaison entre les salaires de 515 hommes d'affaires suprieurs en 1960 et 1961 a rvl une augmentation du revenu pour 243 et une diminution pour 161. 71 n'ont annonc aucun changement. Frederick G. Donner, le Prsident de General Motors, avec les bnfices bruts de 557.725 $ (incluant 405.324 $ dans des impts) a gagn 16.300 $ de moins (avant impts). J. W. Schwab, Prsident de United Merchants and Manufacturers Textile a gagn 384.505 $ en 1960 et 324.400 $ en 1961. Dans la sidrurgie, Thomas E. Millsop, Prsident (plus tard Chairman) de National Steel a gagn 285.100 $ en 1960, et 260.100 $ en 1961. Roger W. Blough, Prsident de US Steel a gagn 283.333 $ en 1960 et 300.000 $ en 1961. (Tous ces chiffres indiquent le revenu avant impts. M. Blough a reu 3.000 $ de son augmentation de 1960-61; les 13.000 $ restants sont alls aux impts.

13. Ventes automobiles :

1960: 6.675.000
1961: 5.543.000
1962: 6.933. 000

14. La plus grande corporation sidrurgique dans le monde. En 1966 elle a produit 29 millions de tonnes d'acier.

15. M. Blough a bas ce chiffre sur les statistiques de 1947, une procdure douteuse au mieux. Il pourrait aussi avoir not que les profits pendant l'administration Eisenhower avaient peine boug: 22,8 milliards de $ en 1950, 23,0 milliards de $ en 1955, 22,7 milliards de $ en 1960, 23,3 milliards de $ en 1961 et qu'ils taient monts 25,9 milliards de $ la premire anne o les rsultats de l'administration Kennedy ont t ressentis.

16. David McDonald, Prsident du Syndicat des sidrurgistes, a dclar que le cot de production de l'acier avait diminu de 1 % depuis 1958.

17. Cela reprsentait une augmentation de 3,5 %, tandis que l'augmentation de salaire de 10-cents par heure reprsentait une hausse de seulement 2,4 %. L'administration a prtendu que l'augmentation des prix coterait 1 milliard de $ au Pentagone. (M. Blough a baiss ce chiffre 20 millions de $.) Blough a ajout que les profits par tonne d'acier avaient baiss de 12,19 $ en 1958 79,70 $ en 1961.

18. Effets de la crise sur le revenu et le nombre de personnes employes par US Steel de 1960 1965 :

Employs

Revenus

1960: 225.081

$600.500.000

1961: 199.243

$387.096.059

1962: 199.044

$337.403.081

1963: 187.721

$410.069.357

1964: 199.979

$493.388.130

1965: 208.838

$550.384.380

19. Les profits comparatifs de l'industrie amricaine dans l'ensemble et la sidrurgie taient comme suit :

 

1947

1950

1955

1959

1961

Industrie totale

15,1%

15%

12,3%

10,2%

8,7%

Sidrurgie

11,7%

13,8%

13,1%

8,0%

6,1%

20. En 1961, il y avait dj eu 64.500 suppressions d'emploi dans la sidrurgie.

21. Le 26 dcembre 1962, la situation du march boursier tait comme suit (en comparaison de l'anne prcdente) :

La hausse la plus grande

Ptrole international (en hausse de 13,2 %)
Transport (en hausse de 12,3 %)

La baisse la plus grande

Distributeurs automatiques (en baisse de 50,6 %)
Cigarettes (en baisse de 43,3 %)
Machinerie spcialise (en baisse [chiffre omis en raison d'erreur typographique]) acier (en baisse de 35,9 %)

D'autres baisses notables

Films de cinma (en baisse de 33,0 %) chanes d'alimentation (en baisse de 30,9 %)
Publication (en baisse de 0,8 %)
Pneus, marchandises en caoutchouc (en baisse de 27,3 %)
lectronique (en baisse de 25,7 %)

22. Une vraie conomie de march, comme dfinie par Milton Friedman, souffre autant du protectionnisme intrieur et extrieur de beaucoup de leaders industriels que des commandes et des restrictions gouvernementales. Mais, comme Galbraith le note, Friedman est un romantique et ses concepts sont trs loigns de ceux des vrais conservateurs.

23. Lincoln avait dclar devant le Congrs le 3 dcembre 1861 :

"Le Travail est antrieur et indpendant du capital. Le capital est seulement le fruit du travail et ne pourrait jamais avoir exist si le travail n'avait pas d'abord exist. Le Travail est le suprieur du capital et mrite beaucoup la considration suprieure. Le capital a ses droits, qui sont aussi dignes de protection que les autres droits."

24. diteur de US News and World Report, le 23 avril 1962.

25. Professeur de l'Universit de Columbia et auteur du livre Pouvoir Prsidentiel, la Politique de Direction.

26. L'expansion avait repris en mars 1962, avait ensuite ralenti dans le deuxime trimestre et s'tait arrte dans le troisime, mais une nouvelle expansion tait la prvision pendant le mois d'octobre et les prvisions s'avrrent correctes.

27. Quand Kennedy est retourn New Haven le 19 octobre 1962, au sommet de la crise cubaine, un groupe d'tudiants de Yale l'a salu d'une pancarte qui disait, "Sois plus courageux et moins photognique."

28. Ici, le Prsident louait l'interventionnisme et mme le socialisme d'tat des pays europens comme la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et la Sude.

29. Au lieu de cela, il a augment de 705.000.

30. En 1960, le produit national brut tait de 502,6 milliards de $. En 1961 il est mont 518,7 milliards de $, en 1962 556,2 milliards de $ et avant 1963 il avait atteint 583,9 milliards de $.

Les revenus de la plupart des hommes d'affaires suprieurs nationaux ont augment en 1962 : F. G. Donner s'est lev 643.975 $ par an et J. W. Schwab 367.613 $, mais des leaders de la sidrurgie ne furent pas aussi chanceux. Roger Blough est rest 300.000 $ et Thomas E. Millsop a quitt la liste de ceux gagnant plus de 250.000 par an.

31. Il y eut 1.400 fusions dans la premire moiti de 1967.

John Kenneth Galbraith croit que des procdures antitrusts devraient tre invoques non seulement contre General Motors (qui contrle 54,5 % du march), mais aussi contre la Ford Motor Company, les grandes compagnies de ptrole, US Steel, General Electric et plusieurs autres grandes socits.

32. Le 1er avril 1963.

33. Le pourcentage de temps de travail perdu pendant les trois ans de l'administration Kennedy tait le plus bas dans une dcennie :

Eisenhower

Kennedy

Johnson

1958: 0,22%

1961: 0,14%

1964: 0,18%

1959: 0,61%

1962: 0,16%

1965: 0,18%

1960: 0,17%

1963: 0,13%

1966: 0,19%

   

1967: 0,30%,

ou 41 Millions de jours-homme

34. La Commission du Commerce Entre Etats est la plus vieille de ces corps, suivi par le Commissariat l'Energie atomique, la Rserve fdrale, la Banque d'Export-Import, l'Administration Fdrale du Logement, la Commission des Oprations de Bourse, le Conseil National des Relations du Travail, la Commission Commerciale Fdrale, la Commission Fdrale de l'Energie, la Commission Fdrale des Communications, etc.

La Commission des Oprations de Bourse, qui rgle la Bourse et les transactions du march boursier tranger, est pass l'action le jour de la mort du Prsident Kennedy. Cet aprs-midi, 6 millions de parts ont chang de mains Wall Street, En 30 minutes, la moyenne du Dow Jones est tombe de 21,16 points (le 28 mai 1962, il tait tomb 35,95 points). 14h09 la Bourse a t ferme (ce qui n'a pas empch quelques personnes de commettre un meurtre).

35. Quand, en dcembre 1967, US Steel, suivi par d'autres producteurs, a annonc une augmentation des prix de 5 $ la tonne, le Prsident Johnson a dclar simplement que les leaders de la sidrurgie avaient t informs de "ses sentiments" en question et qu'il n'excluait pas l'ide d'un contrle du gouvernement des prix et des salaires dans l'avenir. Des cercles industriels ont pris cette menace calmement.

la fin juillet 1968, il a de nouveau permis la sidrurgie d'augmenter ses prix.

36. Entre 1950 et 1955, les profits ont fait en moyenne 3,6 % de ventes. De 1955 1959, ils ont fait en moyenne seulement 3,1 % (une baisse de 14 %) et entre 1960 et 1963, 2,6 % (une nouvelle baisse de 16 %).

Depuis 1950, bien que le produit national brut et augment de 106 %, les salaires des employs et ouvriers de 70 %, les investissements de 90 %, les impts de 56 %, les prix de 33 % et les dpenses fdrales de 179 %, les profits (qui se sont levs 23 milliards de $ en 1950) taient seulement de 27 milliards de $ en 1963 ou 20,5 milliards de $ en termes de valeurs de 1950, 10 % de moins qu'en 1950.

Les dividendes pays par les socits industrielles amricaines avaient fait en moyenne 11,4 % de 1955 1959. Entre 1960 et 1963, ils ont fait une moyenne de seulement 9,4 % (une baisse de 18 %).

37. La Ford Motor Company avait t poursuivie en novembre 1961 sous le Clayton Antitrust Act pour avoir absorb Electric Autolite Co. en avril. Le Ministre de la Justice a prtendu que cette fusion rduirait la comptition dans la production et les ventes de bougies, notant qu'en 1960 Electric Autolite et General Motors avaient produit 90 % des bougies vendues aux Etats-Unis.

Ford a exprim sa surprise et a rpliqu que son concurrent principal, General Motors, fabriquait des bougies et des batteries par sa filiale, AC Sparkplugs.

38. En 1967, il y avait 4.000 universits ou instituts techniques suprieurs en URSS. Quatre millions de citoyens sovitiques allaient l'universit. Cinq millions de jeunes ouvriers et fermiers prenaient des cours par correspondance d'universit. Il y avait environ 400.000 jeunes chercheurs travaillant dans des centres de recherches sovitiques et la nation avait presque dix millions d'ingnieurs, cinq fois plus que les Etats-Unis.

39. Le Conseil des Conseillers conomiques (Walter Heller, John P. Lewis et Gardner Ackley) ne croyait pas que le chmage tait structurel (le rsultat des avances technologiques) et pourrait donc tre guri en adaptant les ouvriers aux conditions de travail changeantes. Au lieu de cela, ils estimaient qu'il tait ncessaire d'augmenter le niveau de la demande.

40. Depuis 1950, les dpenses fdrales avaient augment de 179 %. Le budget de 1960 (le dernier de l'administration Eisenhower) incluait un dficit de 1,2 milliards de $. En 1961 (la premire anne de l'administration Kennedy), le dficit budgtaire fut de 3,9 milliards de $. En 1962, c'tait 6,4 milliards de $. Le dficit 1963 a t valu 6,8 milliards de $ en juillet 1963.

41. Cette formule a t employe en Europe pendant beaucoup d'annes, mais le terme couvre souvent des manipulations financires peu orthodoxes.

42. David Brinkley a annonc le 9 septembre : "Harry Truman tait dehors pour sa promenade ce matin et il a dit qu'il ne pensait pas que nous devrions avoir une rduction d'impt jusqu' ce que nous fassions quilibrer le budget et l'autre jour le Snateur Humphrey disait au Snat que ce que les Amricains pensent comme vrai est trs souvent plus important que ce qui est vrai en ralit."

43. En 1968, l'utilisation croissante du Systme de Planification, Programmation, Prvisions Budgtaires ou PPBS, a prouv la justesse de la prvoyance du Prsident Kennedy. Ce systme, qui tait dj institu l'tat de New York et au Wisconsin et qui est en tude au Colorado, au Michigan et au Vermont, a t dvelopp par le Dpartement de la Dfense en 1961.

Le PPBS, qui constitue une premire tape dans la planification publique, est un examen complet (au niveau national, de l'tat ou local) des objectifs, ressources disponibles et principes de base des dpenses publiques, qui taient autrefois traites dans des tudes spares.

44. Milton Friedman prtend que Keynes est aussi dmod que Marx et que sa doctrine est base sur la situation en Grande-Bretagne aprs le krach de 1929, quand la nation a t confronte la chute des prix et au sous-emploi. Friedman ne croit pas que le srum Keynsien puisse tre appliqu une conomie en expansion, comme elle acclre l'inflation.

45. Le budget pendant l'exercice 1960 sera autour de 150 milliards de $ (190 milliards de $ utilisant la nouvelle mthode de calcul). Pour la dfense du Prsident Johnson, cependant, il devrait tre not qu'autour de 40 milliards de $ de c'est reprsent par des dpenses de dfense exceptionnelles.

46. Cit par Kennedy Tampa le 18 novembre 1963.

47. Voir le Chapitre 10, "Ptroliers".

48. La rforme fiscale a favoris les 450.000 affaires (de 585.000 dans le pays) avec un revenu net de 25.000 $ par an et qui a profit d'une rduction de 27 % de leurs impts.

D'autres propositions favorises : dduction de protection de l'enfance, personnes ges, contributions charit et quipements mdicaux et activits de recherche et dveloppement. Un amendement dfinissant certaines dpenses mdicales et de mdicaments a t conu pour empcher des abus dans la dduction fiscale.

49. Le 21 janvier 1963, le Prsident Kennedy a inform le Congrs que pendant l'expansion de 1961-62:

1) Le revenu priv avait augment de 46 milliards de $ pour atteindre 450 milliards de $ ou 12 % de plus que le maximum atteint pendant l'expansion prcdente. Le revenu net par ferme avait augment de 330 $, tandis que le revenu net des fermiers d'activits agricoles avait augment en gnral de 800 millions de $. Le revenu total des consommateurs amricains, aprs impts, tait mont de 8 %, qui ont reprsent une augmentation annuelle de 400 $ dans le niveau de vie (en termes de prix de 1962) pour une famille de quatre;

2) Le nombre d'emplois non-agricoles civils avait augment de 2 millions, tandis que la semaine de travail moyenne dans les usines tait monte de 39,3 40,3 heures;

3) Les profits de socit avaient atteint un niveau record de 51 milliards de $ en 1962;

4) Les prix de gros taient rests remarquablement stables, tandis que les prix grand public taient monts de seulement 1,1 % par an (le meilleur rapport de stabilit des prix atteinte par une nation industrielle importante l'exception du Canada);

5) La situation comptitive en amlioration avait men une amlioration marque du dficit de la balance des paiements, qui avait baiss de 3,9 milliards de $ en 1960 2,5 milliards de $ en 1961 et autour de 2 milliards de $ en 1962.

Le Prsident a ajout que les perspectives pour l'expansion modre continue en 1963 taient favorables.


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